L'Allemagne envisage de se passer du pétrole russe d'ici fin 2022

Des cargaisons stationnées sur le quai, près d'un panneau indiquant «importation», dans le port de CuxPort, en mer du Nord, en Allemagne. (AFP).
Des cargaisons stationnées sur le quai, près d'un panneau indiquant «importation», dans le port de CuxPort, en mer du Nord, en Allemagne. (AFP).
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Publié le Samedi 12 mars 2022

L'Allemagne envisage de se passer du pétrole russe d'ici fin 2022

  • «Chaque jour, voire chaque heure en fait, nous disons un peu plus adieu aux importations russes», a déclaré l'écologiste Robert Habeck
  • En revanche, en ce qui concerne le gaz, l'abandon des importations en provenance de Russie s'avère plus compliqué

BERLIN: L'Allemagne envisage de pouvoir se passer du charbon russe d'ici l'automne et du pétrole russe quasiment d'ici la fin de l'année, a annoncé samedi son ministre de l'Economie.

"Chaque jour, voire chaque heure en fait, nous disons un peu plus adieu aux importations russes", a déclaré l'écologiste Robert Habeck au journal Frankfurter Allgemeine Zeitung. 

"Si nous y parvenons, nous serons indépendants du charbon russe à l'automne et presque indépendants du pétrole de Russie à la fin de l'année", a-t-il ajouté.

En revanche, en ce qui concerne le gaz, l'abandon des importations en provenance de Russie s'avère plus compliqué car l'Allemagne ne dispose pas de ses propres capacités d'importation de gaz liquide, même si le pays y travaille actuellement selon le ministre. 

L'Italie gèle un yacht d'un autre oligarque russe pour 530 millions d'euros

Les autorités italiennes ont annoncé samedi avoir gelé un yacht d'une valeur de 530 millions d'euros appartenant à l'oligarque russe Andrei Melnichenko, visé par les sanctions de l'Union européenne, après l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Le "SY A", amarré dans le port de Trieste dans le nord-est de l'Italie, serait le plus grand yacht privé à moteur à voile du monde.

La police italienne chargée de la lutte contre la criminalité financière a affirmé qu'Andrei Melnichenko était "indirectement" propriétaire du yacht, "par l'intermédiaire d'une société basée aux Bermudes".

Magnat multimilliardaire du charbon et de l'engrais, il a été inscrit en début de semaine sur une liste noire de l'Union européenne et fait l'objet d'un gel des avoirs et d'une interdiction de visa.

La semaine passée, l'Italie a saisi des actifs d'oligarques russes d'une valeur d'environ 140 millions d'euros, dont le yacht "Lady M Yacht" d'une valeur de 65 millions d'euros appartenant à Alexei Mordashov, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine

Actuellement, l'Allemagne importe un tiers de son pétrole et quelque 45% de son charbon de Russie, selon les statistiques du gouvernement allemand.

La part des livraisons de gaz naturel russe s'élevait en revanche en 2020 à un peu plus de 50%. 

Au cours de la dernière décennie, la dépendance énergétique de l'Allemagne à l'égard de la Russie est passée de 36% de ses importations totales de gaz en 2014 à 55% actuellement. 

Les dirigeants de la première économie européenne freinent par conséquent vis à vis des demandes occidentales, États-Unis en tête, d'imposer un embargo sur le pétrole et le gaz russes, cruciaux pour ses propres besoins énergétiques.

M. Habeck a réitéré son opposition à un embargo immédiat sur les importations d'énergie russe, comme l'exigent certains pays d'Europe de l'Est.

Celui-ci conduirait, selon lui, à des difficultés d'approvisionnement pour l'hiver prochain, une crise économique, une forte inflation ainsi que la suppression de milliers d'emplois et une explosion des prix de l'énergie.

"Les prix élevés de l'énergie représentent déjà une charge importante pour les ménages, surtout pour les personnes qui ont peu de moyens. Et aussi pour l'économie en général, car la production devient de plus en plus chère", a ajouté M. Habeck.

Angleterre: la Premier League retire son agrément de dirigeant à Abramovitch

La Premier League a annoncé samedi avoir retiré au propriétaire russe de Chelsea, Roman Abramovitch, son agrément de dirigeant du club, à la suite du gel de ses avoirs par le gouvernement britannique.

"A la suite des sanctions imposées par le gouvernement britannique, le conseil d'administration de la Premier League a enlevé à Roman Abramovitch son rôle de directeur du Chelsea Football Club", écrit l'organisateur du championnat anglais. 

Cette décision "n'a aucun impact sur la capacité du club à s'entraîner et à disputer des matches, conformément aux disposition de la licence accordée (au club) par le gouvernement et qui expirera au 31 mai", ajoute le bref communiqué.

Jeudi matin, le gouvernement britannique avait annoncé de nouvelles sanctions contre plusieurs hommes d'affaires russes, dont le milliardaire Roman Abramovitch, propriétaire de Chelsea depuis 2003 et dont les avoirs sont gelés.

Cette mesure, prise en raison de ses relations supposées avec le président russe Vladimir Poutine, qui a ordonné l'invasion militaire de l'Ukraine, était accompagnée d'une autorisation pour le club de poursuivre son activité, mais avec des restrictions importantes.

Le club ne peut plus vendre de nouveaux billets, ni d'articles de merchandising, et il ne peut pas non plus recruter de joueurs ou prolonger les contrats existants.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.