Une pianiste saoudienne veut inciter les femmes à devenir musiciennes

Rowida Raffa a été encouragée par sa famille à poursuivre son rêve de devenir pianiste. (Photo, fournie)
Rowida Raffa a été encouragée par sa famille à poursuivre son rêve de devenir pianiste. (Photo, fournie)
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Publié le Dimanche 13 mars 2022

Une pianiste saoudienne veut inciter les femmes à devenir musiciennes

Rowida Raffa a été encouragée par sa famille à poursuivre son rêve de devenir pianiste. (Photo, fournie)
  • Rowida Raffa a fait l'éloge de l'attention portée par le Royaume à la musique et de la commission spécialisée, affirmant que des opportunités étaient disponibles et que les jeunes talents devaient en profiter dès leur plus jeune âge
  • Raffa : «Plusieurs agences de presse m'ont contactée pour représenter la Journée nationale à l'expo, et je n'aurais jamais imaginé qu'un jour je serais ambassadrice de mon propre pays à l'étranger»

RIYAD : La pianiste saoudienne Rowida Raffa est montée sur scène en septembre dernier à l'Expo 2020 de Dubaï et a émerveillé tout le monde par ses compétences, en se produisant lors de la fête nationale saoudienne et en jouant différents types de musique. Elle avait également un message d'encouragement à l'intention de toutes les artistes féminines qui aspirent à être un jour à sa place. 

« Plusieurs agences de presse m'ont contactée pour représenter la Journée nationale à l'expo, et je n'aurais jamais imaginé qu'un jour je serais ambassadrice de mon propre pays à l'étranger. Et, en tant que femme saoudienne, je suis très heureuse que le Royaume établisse de nouvelles règles pour les musiciens en exercice », a déclaré Raffa à Arab News. 

Raffa a déclaré qu'elle était prête lorsque les agences de presse l'ont contactée, car elle aime le piano qu’elle pratique depuis 20 ans. 

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La pianiste saoudienne Rowida Raffa est montée sur scène en septembre dernier à l'Expo 2020 de Dubaï. (Photo, fournie) 

Issue d'une famille de musiciens, elle a déclaré qu'elle avait été encouragée par eux à poursuivre son rêve de devenir pianiste. 

« Mon grand-père était violoniste, et la musique a toujours été ce qui liait la famille. Mon frère est également violoniste, et j'ai choisi d'être pianiste parce que je m'y retrouvais. » 

En tant que femme saoudienne, je suis très heureuse que le Royaume établisse de nouvelles règles pour les musiciens en exercice. 

Rowida Raffa, pianiste saoudienne 

En plus de l'exposition, Rowida Raffa s'est également produite avec le compositeur international primé William Ross, dont les œuvres figurent souvent dans les longs métrages, l'industrie du disque et à la télévision. Parmi ses projets, citons « Harry Potter et la chambre des secrets » et « Star Wars : The Force Awakens ». 

« En 2018, j'ai été invitée à travailler avec William Ross lors de la pose de la première pierre de Qiddiya, (un mégaprojet de loisirs qui sera construit à Riyad) », a-t-elle déclaré. « Nous avons fait la chanson d'ouverture ensemble, c'est un homme tellement gentil. Je suis heureuse que ma première participation à un projet national ait été aussi importante. 

« J'ai fait l'ouverture du concert d'Alicia Keys à AlUla. L'expérience était incroyable et travailler avec des artistes internationaux est un rêve. » 

Elle a toujours éprouvé de la passion pour le piano, et s’exerçait assidument pour pouvoir jouer des morceaux plus difficiles. 

Mme Raffa a salué l'attention portée par le Royaume à la musique et la création d'une commission spécialisée, affirmant que des opportunités étaient disponibles et que les jeunes talents devaient en profiter dès leur plus jeune âge. 

Elle estime que la musique est un langage universel et une forme de communication forte qui enrichit la vie des gens, unifie les nations et crée des ponts culturels. 

« Le peuple saoudien peut se hisser à un niveau mondial grâce à la Commission de la musique et d'autres organisations et écoles qui vous enseignent l'essentiel », a ajouté Mme Raffa. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.co


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com