Le pianiste français Sofiane Pamart, de l'ombre du rap aux lumières du solo

Le pianiste français Sofiane Pamart se produit à Paris le 8 mars 2022, lors du live TV «Unis pour l'Ukraine» (Julien De Rosa/AFP)
Le pianiste français Sofiane Pamart se produit à Paris le 8 mars 2022, lors du live TV «Unis pour l'Ukraine» (Julien De Rosa/AFP)
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Publié le Lundi 14 mars 2022

Le pianiste français Sofiane Pamart, de l'ombre du rap aux lumières du solo

  • «Quand je suis à mon piano, ils me couvrent le dos, je me sens protégé», explique ce musicien de 31 ans
  • Désireux de «spectacles qui embrassent plusieurs genres», Sofiane pamart parle de «shows» plutôt que de concerts et veut «faire voyager intensément les gens»

TOULOUSE,France: Pianiste élevé aux standards classiques du conservatoire, le Français Sofiane Pamart a grandi dans l'ombre des rappeurs, jusqu'à ce qu'il s'envole en solo avec deux albums et se propulse sous les projecteurs d'une tournée, dont les «shows» au laser font salle comble.

«J'ai la chance de m'épanouir au piano. Mais je n'oublie jamais que le destin de ma famille en France a commencé sous terre (...) grâce à mon grand-père berbère venu du Maroc travailler dans les mines du Nord», a confié Sofiane Pamart lors d'une interview à l'AFP, en marge d'un récital à Toulouse (sud de la France), avant Luxembourg, Madrid, Berlin...

Emmitouflé dans un sweat-shirt en peluche blanche, d'où scintille une épaisse chaîne en argent, il cache son regard sous un bob en vinyle noir et de grandes lunettes à verres jaunes.

Sa tenue est à l'image de sa farouche volonté de ne «rentrer dans aucune case»: d'élégants boots chelsea ajoutent une note décalée, comme les longs kimonos de soie rapportés du Japon et qu'il revêt sur scène.  

«Quand je suis à mon piano, ils me couvrent le dos, je me sens protégé», explique ce musicien de 31 ans qui attribue son autre passion, les voyages, à ses ascendances nomades et à une enfance au contact des cultures du monde.

- Douze touches -

«Ma mère enseigne le français au collège, et à des étrangers, avec mon père qui dirige un centre spécialisé (...) petit, je (les) accompagnais à leur taf et plein de cultures venaient à moi», dit-il, évoquant ces «Coréens, Zimbabwéens, Afghans, etc.» qui ont élargi son horizon.

Ses parents ne sont pas musiciens, mais se rendent compte qu'il a une bonne oreille. «Sur un jouet à douze touches, je reproduisais des mélodies que j'entendais à la télé.» A six ans, il entre au conservatoire de Lille.

Jusqu'à l'âge de 23 ans et une médaille d'or, il y fera ses «armes pianistiques». Avec Chopin, Beethoven, Mozart, «j'ai découvert un monde qui a fini par me passionner et m'a complètement transformé».

Il grandit entre ses «potes, la rue, le conservatoire» et un oncle «avec toute l'attitude de la street culture, des sapes incroyables», qui l'initie au hip hop. «Tous ces grands, j'avais envie de leur ressembler (...) C'est comme ça que s'est développée mon histoire d'amour avec le rap.»

Sorti du conservatoire, «j'ai désappris pour me sentir libre». «La carrière de virtuose classique ne m'intéressait pas parce que je rêvais de la vie de rappeur (...) extrême, avec des moments de grâce, de vertige.»

Il compose et joue avec SCH, Maes, Vald, Scylla, JoeyStarr, mais aussi Arno, Kimberose, Bon Entendeur... Puis il lance ses propres albums: «Planet» en 2019 et en février dernier «Love», lettre d'amour à son public.

- De Pleyel à Bercy -

Cette année, il enchaîne les dates, en solo aussi. Désireux de «spectacles qui embrassent plusieurs genres», il parle de «shows» plutôt que de concerts et veut «faire voyager intensément les gens».

Dans une ambiance futuriste, une voix d'aéroport invite à «partir pour une aventure émotionnelle». Des tubes néons bleus, violets, orangés cernent le piano. En fond de scène, son portrait détouré. Les yeux au laser balaient un public qui l'ovationne entre chaque morceau.

«C'est comme s'il nous racontait une histoire(...) Il arrive à rendre le piano accessible à tout le monde», s'enthousiasme Emile Metrat, 20 ans, étudiant, parmi les 1.200 spectateurs de tous âges du récital toulousain.

Aux critiques lui reprochant un style consensuel, le pianiste répond qu'il «aime les mélodies simples» et celles «qui ont du feu en elles» tels le tango, le flamenco. «Je ne veux pas que ma musique soit savante (...) Je veux surtout toucher les coeurs.» 

S'il ne craint pas la grosse tête, celui qui s'intitule «Piano King» par autodérision sur les réseaux sociaux, admet être ambitieux: «C'est comme ça qu'on arrive aux plus grandes prouesses».

Sofiane Pamart ne cache pas non plus son bonheur de remplir des lieux «très intimistes» mais aussi la prestigieuse salle parisienne Pleyel «qui le faisait rêver».

Point d'orgue de sa tournée: la salle de Bercy et ses 15.000 places à Paris, où sont passés The Who, Daft Punk, Lady Gaga... En novembre, il sera le premier pianiste à y jouer seul.


Le texte manuscrit du tube «Starman» de David Bowie vendu plus de 200 000 livres

David Bowie à la Film Society of Lincoln Center rend hommage à Susan Sarandon, à New York en 2003 (Photo, Shutterstock).
David Bowie à la Film Society of Lincoln Center rend hommage à Susan Sarandon, à New York en 2003 (Photo, Shutterstock).
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  • L'acheteur est un collectionneur privé dont l'identité n'a pas été révélée
  • Le texte manuscrit faisait partie d'une vente plus large intitulée «David Bowie et le Glam Rock»

LONDRES: Le texte de "Starman", tube de 1972 de David Bowie, écrit de la main de l'artiste, s'est vendu aux enchères mardi pour la somme de 203 500 livres (près de 227 000 euros), selon la société Omega Auctions, spécialiste des ventes liées au monde de la musique.

La chanson, incluse dans l'album "Ziggy Stardust", succès phénoménal du chanteur britannique, évoque "Starman qui attend dans le ciel" et souhaite rencontrer des humains.

Le texte vendu mardi, initialement mis à prix à 40 000 livres (environ 44 600 euros), est écrit à l'encre bleue sur une feuille à petits carreaux de format A4. On y voit les modifications apportées par Bowie ainsi que des fautes d’orthographes corrigées par le chanteur.

Le document avait été exposé lors d'une rétrospective au Victoria & Albert Museum consacrée en 2013 au chanteur, décédé en janvier 2016 à 69 ans.

L'acheteur est un collectionneur privé dont l'identité n'a pas été révélée.

Le texte manuscrit faisait partie d'une vente plus large intitulée "David Bowie et le Glam Rock", comprenant notamment des affiches et des disques vinyles.


Albert de Monaco rend hommage à sa mère Grace Kelly, «princesse de Hollywood»

Le prince Albert II de Monaco, fils de Grace Kelly, pose avant la projection du film "La Main au collet" (Photo, AFP).
Le prince Albert II de Monaco, fils de Grace Kelly, pose avant la projection du film "La Main au collet" (Photo, AFP).
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  • Une centaine de spectateurs assistaient à cette séance à laquelle l'actuel souverain de la Principauté avait été invité
  • «Ma mère est ravissante dans ce film»

NICE: Le prince Albert II de Monaco a rendu hommage mardi soir à sa mère Grace Kelly pour le 40e anniversaire de sa disparition en assistant à Nice à la projection de La Main au collet, tourné en 1954 par Alfred Hitchcock.

Ce film (To catch a thief, en anglais), où Grace Kelly tient le rôle titre en compagnie de Cary Grant, est diffusé à la cinémathèque de la ville dans le cadre d’une rétrospective des onze films tournés par la défunte princesse de Monaco.

Une centaine de spectateurs assistaient à cette séance à laquelle l'actuel souverain de la Principauté avait été invité par la ville de Nice.

"Ma mère est ravissante dans ce film, c’est un euphémisme, et puis ce sont des images superbes qui évoquent Monaco et la Côte d’Azur, et c’est aussi une belle histoire", a expliqué après la séance le prince Albert, qui avait lui-même choisi de revoir ce long métrage, en confiant avoir jusqu’à présent "vu davantage de fois Le train sifflera trois fois".

"Le rôle dont elle était la plus fière, c’était peur-être celui qu'elle a interprété dans Une fille de la campagne, où elle était peut-être moins attendue", a indiqué aussi Albert II au public. Ce rôle a valu à Grace Kelly un Oscar à Hollywood.

"Tout le monde connaît la princesse de Monaco par coeur, mais tout le monde ne connaît pas forcément l’actrice, donc j’ai voulu que la cinémathèque de Nice rendît hommage à la princesse d’Hollywood", a indiqué l’écrivain et journaliste Henry-Jean Servat, également adjoint au cinéma à la ville de Nice.

Les onze films où figure Grace Kelly ont été tournés en l’espace de cinq ans, entre 1951 et 1956, avant que cette dernière, devenue princesse de Monaco à la suite de son mariage avec le prince Rainier, n’arrête toute collaboration avec le cinéma.

D’autres propositions de films lui ont été faites après son mariage, notamment de la part d’Alfred Hitchcock pour son thriller Pas de printemps pour Marnie.

"Elle avait envie de cette aventure mais finalement la raison l’a emporté", a expliqué le prince Albert.

La Main au collet a été réalisé en majeure partie sur la Côte d'Azur en 1954. Le bal costumé de la scène finale a été tourné dans les studios de la Victorine, à Nice, qui ont prêté pour l’occasion à la Cinémathèque les fauteuils utilisés par Grace Kelly, Cary Grant et Alfred Hitchcock pendant le tournage.

Le prince Albert s’est prêté au jeu des photographes en posant devant ces pièces présentées dans le hall de la cinémathèque pour l'occasion. Elles sont soigneusement conservées au magasin des accessoires de ces studios de tournage que la ville de Nice, qui les a pris en régie, tente de faire revivre.


Astérix et Obélix, l’Empire du milieu: les irréductibles Gaulois de retour au cinéma début 2023

Le film «Astérix et Obélix : l'empire du Milieu» sortira en salle le 1er février 2023.  (Photo, Pathé Films)
Le film «Astérix et Obélix : l'empire du Milieu» sortira en salle le 1er février 2023. (Photo, Pathé Films)
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  • Guillaume Canet, le réalisateur des nouvelles aventures d’Astérix et Obélix a dévoilé sur Instagram le 25 septembre le premier teaser de son film, qui sortira le 1er février
  • Le casting comprend une série de stars, notamment le footballeur Zlatan Ibrahimović dans le rôle d’Antivirus

MONTRÉAL: Cela fait dix ans qu’on les attendait! Les deux irréductibles gaulois préférés des Français reviennent sur les écrans pour de nouvelles aventures le 1er février 2023. Il faudra donc patienter encore un peu pour découvrir Astérix et Obélix: l’Empire du milieu, mais Guillaume Canet, le réalisateur de la nouvelle franchise made in France, a dévoilé sur Instagram le 25 septembre le premier teaser de son film. 

Guillaume Canet, qui a déjà sept long-métrages à son actif, se lance dans le projet le plus colossal de sa carrière, avec un budget de 65 millions d'euros, ce qui en fait l’un des films français les plus chers jamais produits. Il jouera lui-même le rôle d’Astérix et a fait appel à un casting XXL pour l’accompagner. Son comparse, Obélix, sera joué par Gilles Lellouche, le redoutable César par Vincent Cassel, et sa Cléopâtre sera l’actrice Marion Cotillard. Le film affiche en outre une pléthore de stars francophones dans des rôles secondaires: les rappeurs OrelSan (Titanix) et Bigflo et Oli (Abdelmalix et Toufix) les youtubeurs McFly et Carlito (Radius et Cubitus), Pierre Richard (Panoramix), Philippe Katerine (Assurancetourix Le Barde), Angèle (Falbala), Jérôme Commandeur (Abraracourcix Le Chef), Audrey Lamy (Bonemine), Jonathan Cohen (Graindemaïs), José Garcia (Biopix) et Gérard Darmon (le narrateur). Le casting prévoit aussi une surprise: le footballeur Zlatan Ibrahimović dans le rôle d’Antivirus