Une oeuvre surréaliste de Picabia adjugée 10 millions d'euros, nouveau record

"Volucelle II" de Francis Picabia est exposée lors de la vente aux enchères d'art impressionniste et moderne de Sotheby's, chez Sotheby's à New York, le 1er novembre 2013 (Photo, AFP).
"Volucelle II" de Francis Picabia est exposée lors de la vente aux enchères d'art impressionniste et moderne de Sotheby's, chez Sotheby's à New York, le 1er novembre 2013 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 17 mars 2022

Une oeuvre surréaliste de Picabia adjugée 10 millions d'euros, nouveau record

  • La toile «Pavonia», l'une des plus célèbres Transparences de Francis Picabia, a été vendue à 10 millions d'euros
  • ​​​​​​​La première vente aux enchères dédiée aux Surréalistes à Paris a atteint mercredi un montant total de près de 33 millions d'euros

PARIS: La première vente aux enchères dédiée aux Surréalistes à Paris a atteint mercredi un montant total de près de 33 millions d'euros, dont une somme record pour une oeuvre de Picabia, a annoncé son organisateur, Sotheby's.

"Nous sommes particulièrement fiers d'avoir établi un nouveau record mondial pour Picabia, très certainement le peintre du XXe siècle le plus régulièrement mis à l'honneur depuis que Sotheby’s organise en France des ventes d’art moderne", a commenté Thomas Bompard, directeur de cette vente, cité dans un communiqué.

La toile "Pavonia", l'une des plus célèbres Transparences de Francis Picabia, a été vendue à 10 millions d'euros, établissant ainsi un record pour l'artiste aux enchères (auparavant de 8 millions d'euros).

Cette œuvre avait été conçue en 1929 pour le grand projet de décoration de l'appartement parisien du marchand d'art Léonce Rosenberg, explique Sotheby's.

Un autre tableau de Picabia, "Nu de dos", 1940-42, s'est échangé pour 3,3 millions d'euros.

Le peintre belge René Magritte était représenté par quatre tableaux, dont deux inédits lors d'une vente publique : "Le Paysage Fantôme" parti à 2,1 millions d'euros et "Le Palais de la Courtisane", acheté près de 2 millions d'euros.

"Le Surréalisme a 100 ans et n'a jamais paru aussi jeune. Magritte est aujourd'hui aussi recherché que Warhol et la demande du marché pour Picabia égale celle de Jeff Koons", avait déclaré M. Bompard en présentant la vente. 

Celle-ci incluait également une "section spéciale consacrée aux femmes surréalistes (...) avec des oeuvres majeures, longtemps inédites, de Dorothea Tanning ("Mêlées nocturnes", 1958, 567.000 euros), Leonor Fini ("Sphinx" pour David Barrett, 1954, 119.700 euros) et Toyen ("Chambre secrète sans serrure", 1966, 1,5 million d'euros)", a ajouté Sotheby's.

Début mars, "L'Empire des lumières" de René Magritte a été cédé à Londres pour 59,4 millions de livres (environ 71,5 millions d'euros), un record d'enchères pour une oeuvre de l'artiste.


Manal rend hommage au patrimoine culturel marocain dans un clip haut en couleurs

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  • Réalisé par Farid Malki, le clip met en scène un mariage marocain qui revisite tour à tour différentes traditions marocaines
  • Publié le 30 juin sur YouTube, le clip cumule déjà plus de 570 000 vues

CASABLANCA: Manal Benchlikha, jeune chanteuse marocaine qui s’est révélée au grand public ces dernières années, a rendu hommage dans son dernier clip vidéo, au patrimoine culturel marocain et plus particulièrement à l'institution du mariage.

Le clip haut en images et en couleurs, réalisé par Farid Malki, met en scène un mariage marocain qui revisite tour à tour différentes traditions marocaines.

Si les paroles restent assez simplistes, destinées au grand public, le clip fait un réel tour du Maroc et adresse un clin d’œil aux divers rituels: les caftans virevoltent dans un tourbillon de couleurs, la mariée est soulevée dans la «Aâmaria» (une sorte de table richement décorée dans laquelle on porte la mariée), la cérémonie du henné, la parure de la mariée composée de bijoux berbères, en passant par le partage entre femmes du traditionnel couscous.

Illustrant une femme moderne en tailleur noir et chignon, Manal bascule d’une ambiance gnawa à l’atmosphère électrique d’une lila où les femmes dansent en état de transe sous la voute d’une tente caïdale.

Publié le 30 juin sur YouTube, le clip composé par Mounir Maarouf et dont les paroles ont été écrites par Manal Nizk, cumule déjà plus de 570 000 vues.
 


«Nous attendions ce moment depuis longtemps»: Sam Asghari se confie sur son mariage avec Britney Spears

Sam Asghari et Britney Spears se sont mariés en juin (Photo, AFP).
Sam Asghari et Britney Spears se sont mariés en juin (Photo, AFP).
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  • Jusqu’en novembre 2021, la chanteuse était sous la tutelle de son père Jamie Spears, ce qui l’empêchait de se marier
  • Parmi les invités figuraient Madonna, Selena Gomez, Drew Barrymore, Paris Hilton et Donatella Versace

DUBAÏ: L’acteur irano-américain Sam Asghari s’est confié sur son mariage avec la superstar de la pop Britney Spears dans sa première interview depuis leur mariage en juin.

L’acteur et danseur est passé sur «Good Morning America» dans une séquence diffusée mercredi pour promouvoir son film Hot Seat.

«Je ne me sens pas encore marié», plaisante M. Asghari, avant de parler du mariage et de dire: «Nous attendions ce moment depuis longtemps. On imaginait que ce serait un conte de fées, et ça l’était. Nous voulions célébrer avec nos bien-aimés et nos proches. Nous voulions juste faire la fête, et c’est ce que nous avons fait.» 

Jusqu’en novembre 2021, la chanteuse était sous la tutelle de son père Jamie Spears, ce qui l’empêchait de se marier.

Après la levée de la tutelle, le couple s’est marié le 9 juin lors d’une cérémonie intime à leur domicile de Los Angeles. Parmi les invités figuraient Madonna, Selena Gomez, Drew Barrymore, Paris Hilton et Donatella Versace.

Le jeune acteur est à l’affiche du film Hot Seat, dans lequel il incarne un officier du SWAT aux côtés de Shannen Doherty, Kevin Dillon et Mel Gibson.

«Ma femme m’a donné une plate-forme incroyable pour travailler, dit-il. J’apprécie toujours cela et j’en suis très reconnaissant. Je ne prends aucune opportunité pour acquise et j’essaie vraiment de rester positif malgré tout ce qui se passe.»

Sam Asghari et Britney Spears ont commencé à sortir ensemble en 2016 après s’être rencontrés sur le tournage du clip deSlumber Party.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Louvre expose des objets provenant de Byblos

Ensemble de figurines votives, Byblos Musée du Louvre, Raphaël Chipault. (Photo fournie)
Ensemble de figurines votives, Byblos Musée du Louvre, Raphaël Chipault. (Photo fournie)
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  • Byblos et le Louvre est une exposition unique d’artefacts archéologiques provenant de la ville portuaire libanaise de Byblos, l’une des plus anciennes villes toujours habitées du monde
  • Les fouilles se poursuivent jusqu’à aujourd’hui, bien qu’elles aient été interrompues dans les années 1970 en raison de la guerre civile libanaise

PARIS: Une nouvelle exposition au musée du Louvre de Paris illustre les relations culturelles de longue date entre la France et le Liban.

Byblos et le Louvre, qui se tiendra jusqu’au 11 septembre, est une exposition unique d’artefacts archéologiques provenant de la ville portuaire libanaise de Byblos (également connue sous le nom de Jbeil), l’une des plus anciennes villes toujours habitées du monde.

Les visiteurs y trouveront des jarres en céramique, des petites figurines, des tablettes cunéiformes et des armes anciennes, dont certaines ont des milliers d’années. Malgré leur âge, de nombreux objets sont en très bon état.

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Ensemble de figurines votives, Byblos Musée du Louvre, Raphaël Chipault. (Photo fournie)

«Ce qui est incroyable, c’est la poterie, qui semble avoir été fabriquée hier», déclare à Arab News Tania Zaven, archéologue de la Direction générale des antiquités (DGA) du Liban.

Pour l’archéologue du Louvre Julien Chanteau, qui était sur place lors des récentes fouilles, Byblos est un site extrêmement important qui a beaucoup d’histoires à raconter.

«C’est un tout petit site d’environ six hectares, mais vous pouvez y lire toute l’histoire de l’humanité, du néolithique à aujourd’hui», a affirmé M. Chanteau. «Byblos est comme un livre.»

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Byblos et le Louvre. (Photo fournie)

«On y trouve toutes les cultures et toutes les civilisations: les Égyptiens, les Cananéens, les Phéniciens, les Romains, les Grecs et les Arabes ont tous laissé des traces sur ce site», ajoute-t-il. «C’est très impressionnant pour un archéologue de disposer d’une telle quantité d’informations. C’est comme une chronique de l’humanité.»

À l’époque de Napoléon III, les premières fouilles menées par la France à Byblos ont commencé en 1860, sous la direction du chercheur Ernest Renan. Il a rapporté de nombreux objets en France et a publié des rapports détaillés sur les fouilles.

Les fouilles se poursuivent jusqu’à aujourd’hui, bien qu’elles aient été interrompues dans les années 1970 en raison de la guerre civile libanaise. En 2018, un programme de fouilles scientifiques a été relancé, associant des archéologues et des experts du musée du Louvre et de la DGA. Ils explorent les chambres souterraines royales, les tombes et les temples de la région.

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Byblos et le Louvre. (Photo fournie)

Mme Zaven évoque également certains défis liés à la réalisation de missions archéologiques au Liban, notamment la sécurité et les pillages. «Chaque jour, nous travaillons contre le trafic illicite», mentionne-t-elle. Nous voulions organiser cette exposition pour montrer que le Liban est toujours là. Nous croyons en notre culture et nous voulons qu’elle reste vivante.» 

En octobre, l’exposition aura lieu dans un musée de la ville néerlandaise de Leiden. Elle sera également exposée, au printemps prochain, dans une vieille maison de Byblos, bouclant ainsi la boucle.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com