Les jeunes en campagne, entre vieilles recettes et nouveau monde

«Oui, les réseaux sociaux fonctionnent bien, mais on remarque quand même qu'on a tous besoin de lien social et que c'est avec les week-ends de cohésion où on fait des tractages ou des collages et des activités qu’on a pu conserver des jeunes et en recruter de nouveaux», résume Aleksandar Nikolic, qui coordonne les actions des comités de soutien de Marine Le Pen. (Photo, AFP)
«Oui, les réseaux sociaux fonctionnent bien, mais on remarque quand même qu'on a tous besoin de lien social et que c'est avec les week-ends de cohésion où on fait des tractages ou des collages et des activités qu’on a pu conserver des jeunes et en recruter de nouveaux», résume Aleksandar Nikolic, qui coordonne les actions des comités de soutien de Marine Le Pen. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 17 mars 2022

Les jeunes en campagne, entre vieilles recettes et nouveau monde

  • Les jeunes impliqués auprès des candidats à la présidentielle prennent leur part dans la mobilisation des électeurs
  • Selon l’Insee, moins d’un électeur sur cinq de moins de 29 ans avait voté à tous les tours des élections en 2017

PARIS : Ils font le tour des médias, sont au premier rang des meetings… Les jeunes impliqués auprès des candidats à la présidentielle prennent leur part dans la mobilisation des électeurs, sans rechigner à employer les méthodes de campagne de leurs aînés.

"Oui, les réseaux sociaux fonctionnent bien, mais on remarque quand même qu'on a tous besoin de lien social et que c'est avec les week-ends de cohésion où on fait des tractages ou des collages et des activités qu’on a pu conserver des jeunes et en recruter de nouveaux", résume Aleksandar Nikolic, qui coordonne les actions des comités de soutien à la candidate du RN, Marine Le Pen. 

Quand il n’est pas sur les plateaux télé pour défendre sa candidate, ce trentenaire président des "Jeunes avec Marine" multiplie les déplacements sur les marchés ou dans les universités, pour tenter de convaincre de futurs électeurs et attirer de nouveaux jeunes dans ses filets. "L’objectif c’est de leur montrer que cela sert à quelque chose d'aller voter, parce que ça peut changer leur quotidien ensuite." 

Terrain et réseaux sociaux

"Nous, on mise beaucoup sur le terrain, en ciblant les lieux les plus fréquentés par les jeunes", explique Alice Timsit, 29 ans, responsable jeunesse de la campagne du candidat écologiste Yannick Jadot. "On joue un rôle dans l'animation de la campagne, par cette mobilisation de terrain, et aussi en passant beaucoup de temps à appuyer la communication du candidat, à investir les réseaux sociaux. On a vraiment investi Twitter et TikTok, pour tout simplement toucher un électorat plus jeune." 

Convaincre, dit-elle, "cela passe par cette stratégie de l'entre-deux, c'est-à-dire beaucoup de terrain mais aussi l'utilisation adéquate des réseaux pour faire un peu des deux".

Dans cet entre-deux, certains ont une longueur d’avance. C’est le cas du candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, toujours à l'affût des dernières innovations, comme ce meeting "immersif" à Nantes, en janvier dernier ou ces émissions en direct sur la plateforme Twitch. "Nous, on innove parce qu'on aime ça. Le candidat lui-même aime ça. Il a toujours aimé les nouveautés", explique Clémence Guetté, 30 ans, secrétaire générale de LFI.

«Si tu peux voter, vote pour nous!»

"Dans son entourage, on est un certain nombre à être plutôt très jeunes" ajoute la coordinatrice du programme "L’avenir en commun". "C'est notre univers quotidien, donc on investit les réseaux sociaux pour cette raison stratégique et puis parce qu'on ne se résout pas aux taux d'abstention qu'on observe chez les jeunes." 

Selon l’Insee, moins d’un électeur sur cinq de moins de 29 ans avait voté à tous les tours des élections en 2017.

Clémentine Dupuy, 25 ans, porte-parole des Jeunes avec Macron, multiplie les déplacements aux abords des universités ou dans les résidences du Crous pour défendre le bilan du président sortant. "Mais la première stratégie c'est d'être plus global, c'est dire "est-ce que tu t'es inscrit sur les listes électorales, est-ce que tu comptes le faire, et d'essayer d'engager une conversation pour dire : bon, c'est important d'aller voter et si tu peux voter, vote pour nous !", résume-t-elle. 

Pour Léon Deffontaines, 25 ans, secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes, le défi est "de faire connaître la candidature de Fabien Roussel, et pallier au déficit de notoriété" que ce soit sur le terrain ou sur les réseaux, "qui permettent surtout de populariser les passages médiatiques du candidat". Et selon lui, peu importe le canal, le meilleur moyen "pour toucher la jeunesse, en réalité, c'est de parler de leurs revendications, comme la gratuité du permis de conduire et le revenu étudiant."


Erdogan met en garde contre toute menace visant Chypre-Nord après un accord entre la France et Chypre

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
Short Url
  • "Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale"
  • Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN)

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote.

"Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale", a déclaré le chef de l'Etat turc devant les député de son parti au parlement turc.

 

 


Avant le G7, Macron organise une visioconférence jeudi incluant la Chine sur la "coopération" économique

Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
Short Url
  • Emmanuel Macron organise une visioconférence réunissant le G7, la Chine et plusieurs pays émergents pour promouvoir une coopération économique mondiale et réduire les déséquilibres commerciaux
  • Cette initiative vise à préparer le sommet du G7 à Évian et à apaiser les tensions économiques entre l’Europe, la Chine et les États-Unis

PARIS: Emmanuel Macron va organiser jeudi, quatre jours avant le sommet du G7, une visioconférence entre les membres de ce forum de puissances industrialisées, la Chine et plusieurs autres pays émergents, afin de renforcer la "coopération" entre les grandes économies mondiales, a annoncé mardi l'Elysée.

Cette conférence, baptisée "sommet de convergence mondiale pour la croissance", "signale une disponibilité nouvelle de la Chine, des Etats-Unis et de l'Europe de s'engager dans une démarche économique coordonnée", a déclaré la présidence française dans un communiqué.

Elle réunira des représentants du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) mais aussi de la Chine et du Fonds monétaire international (FMI). Les pays déjà invités au sommet du G7, programmé du 15 au 17 juin à Evian, dans le centre-est de la France, participeront également à la visioconférence de jeudi (Brésil, Corée du Sud, Inde, Kenya et Egypte).

"Ce sommet vise à initier une coopération entre les économies systémiques et émergentes pour apaiser les tensions et créer les conditions d’une croissance équilibrée, durable et partagée", a expliqué l'Elysée, rappelant que "la résorption des déséquilibres macroéconomiques mondiaux est une priorité" du président français, Emmanuel Macron, pour le G7.

La France veut notamment "restaurer une industrie forte en Europe" et "équilibrer le commerce avec la Chine ainsi que les Etats-Unis".

- "Double problème" -

La lutte contre les déséquilibres est "dans l'intérêt aussi des pays les plus fragiles", estime la présidence française, qui voit dans ce rendez-vous "une contribution au G20" prévu en décembre aux Etats-Unis.

La Chine est membre du G20 mais pas du G7, à l'inverse des Etats-Unis et des plus grandes économies européennes qui appartiennent aux deux clubs.

Le chef de l'Etat français a proposé dès décembre une approche "coopérative" pour ce chantier, tout en laissant planer la menace de "droits de douane" européens "sur les produits chinois" si Pékin ne joue pas le jeu.

En janvier, il avait estimé que l'Europe avait, sur le commerce, "un double problème, l'agressivité chinoise et les tarifs américains", et "c'est un gros problème d'avoir les deux en même temps".

Mercredi, en autre préambule au sommet d'Evian, Emmanuel Macron va recevoir à l'Elysée "des représentants de la société civile, des partenaires sociaux, du monde économique, des fondations, des think tanks et de la jeunesse".

Leurs échanges "porteront sur les enjeux de développement et de partenariats internationaux, la sécurisation des chaînes de valeur pour les approvisionnements critiques, le numérique et l'intelligence artificielle, ainsi que sur la protection de l'État de droit, des libertés fondamentales, de l'espace civique et la place de la jeunesse dans nos démocraties", selon un autre communiqué.

Emmanuel Macron doit ensuite rencontrer le Premier ministre canadien, Mark Carney, vendredi soir à Paris, puis le chef du gouvernement indien, Narendra Modi, dimanche à Nice pour un événement autour de la tech.

Il accueillera ses homologues du G7 lundi soir à Evian, ville thermale des Alpes françaises sur les rives du lac Léman, pour un sommet de trois jours.


France: un défilé du 14-Juillet "massif", l'Ukraine à l'honneur

Des membres du 35e Régiment d’Infanterie (35e RI) "l’As de Trèfle" (à gauche) et du 1er Régiment de Tirailleurs (1er RTir) défilent lors du traditionnel défilé militaire de la Fête nationale du 14 Juillet sur l’avenue des Champs-Élysées, avec l’Arc de Triomphe en arrière-plan, à Paris, le 14 juillet 2025. (AFP)
Des membres du 35e Régiment d’Infanterie (35e RI) "l’As de Trèfle" (à gauche) et du 1er Régiment de Tirailleurs (1er RTir) défilent lors du traditionnel défilé militaire de la Fête nationale du 14 Juillet sur l’avenue des Champs-Élysées, avec l’Arc de Triomphe en arrière-plan, à Paris, le 14 juillet 2025. (AFP)
Short Url
  • Le défilé du 14 Juillet mettra en avant le renforcement de la défense française et européenne, avec un format plus important et moderne
  • L’Ukraine sera à l’honneur, tandis que les alliés européens et de l’OTAN afficheront leur soutien et leur unité

PARIS: Des pilotes ukrainiens et français, un défilé "plus massif": la parade militaire du 14 Juillet sur les Champs Elysées aura cette année pour thème "le réveil stratégique de l'Europe" et s'attachera à montrer que la France est "déterminée" et "n'est pas seule", a annoncé lundi le gouverneur militaire de Paris.

"Nous allons avoir un défilé plus massif, plus puissant, plus moderne", a déclaré le général Loïc Mizon lors d'une conférence de presse.

La parade mobilisera près de 8.500 participants, dont 6.500 défileront à pied. Près de 300 véhicules, dont une centaine de motos, 95 avions, 35 hélicoptères, ainsi que 193 chevaux de la Garde Républicaine participeront également.

L'Ukraine, entrée dans sa cinquième année de guerre déclenchée par la Russie en 2022, sera mise à l'honneur. La Patrouille de France ouvrira le défilé aérien, accompagnée de deux Mirage 2000 pilotés par des équipages franco-ukrainiens.

Les 35 pays de la Coalition des volontaires, prêts à fournir des garanties de sécurité à l'Ukraine une fois conclu un cessez-le-feu, ont été invités à participer par le président Emmanuel Macron, qui assistera à son 10e et dernier défilé en tant que chef d'Etat.

La présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen et le général Grynkewich, commandant suprême de l'OTAN, ont aussi été conviés.

Les soldats français des bataillons multinationaux de l'Otan déployés sur le flanc Est de l'Europe (Roumanie, Estonie) descendront la célèbre avenue parisienne.

La présence des alliés et des partenaires doit ainsi témoigner que "l'Europe n'est pas seule", a dit le général Mizon.

Le but de ce défilé est aussi de concrétiser aux yeux des Français les "efforts budgétaires consacrés depuis 10 ans aux forces armées", a fait-t-il valoir.

Le commissariat numérique de Défense défilera pour la première fois, pour "souligner la transformation numérique du ministère des Armées".

Deux blocs de réservistes défileront également: l'un composé de réservistes de la SNCF et un un autre de réservistes d'Airbus France.

La Marine nationale, qui fête cette année ses 400 ans d'existence clôturera le défilé au son du bagad de Lann-Bihoué, basé près de Lorient (Morbihan).

La parade militaire durera 2 heures et se terminera par l'hymne européen, "l'Ode à la joie".