Présidentielle: le candidat Macron promet baisses d'impôts et plein emploi

Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse pour présenter son programme politique avant l'élection présidentielle, à Paris (Photo, AFP).
Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse pour présenter son programme politique avant l'élection présidentielle, à Paris (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 18 mars 2022

Présidentielle: le candidat Macron promet baisses d'impôts et plein emploi

  • A 24 jours du premier tour, Emmanuel Macron a dénoncé les projets d'autres candidats qui mettent en avant le repli
  • Emmanuel Macron a évalué le coût de son programme à 50 milliards d'euros par an et promis 15 milliards par an de baisses d'impôts

PARIS: Le président-candidat Emmanuel Macron a promis jeudi 15 milliards d'euros de baisse d'impôts et le "plein emploi" d'ici cinq ans dans son projet pour la présidentielle, étrillé par l'opposition qui l'accuse de piller les idées de la droite et de "maltraitance sociale".

Lors d'une longue conférence de presse à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) devant 320 journalistes, le président sortant a dit vouloir une France "plus indépendante" dans une "nouvelle époque marquée par le retour des crises et de la guerre", faisant à plusieurs reprises référence à la guerre en Ukraine et à la pandémie de Covid-19.

A 24 jours du premier tour, le grand favori de la présidentielle a dénoncé les projets d'autres candidats qui mettent en avant "le repli, le retour à une forme de nostalgie, parfois d'ailleurs la nostalgie de ce qui n'a jamais été". 

Une allusion à ses rivaux d'extrême droite Marine Le Pen (RN), donnée dans les sondages en deuxième position, et Éric Zemmour (Reconquête!).

Le candidat Macron a évalué le coût de son programme à 50 milliards d'euros par an et promis 15 milliards par an de baisses d'impôts, pour moitié bénéficiant aux ménages, pour moitié aux entreprises.

Ces dépenses, en particulier pour l'éducation, la santé et l'autonomie, seront financées notamment par des économies réalisées grâce à la réforme des allocations-chômage et à celle des retraites, avec le report de l'âge de départ à 65 ans, qu'il veut faire présenter au Parlement dès la fin de l'été, sans procéder par ordonnances.

Travailler plus

Mais aussi le retour au plein emploi. Ce dernier permettra un gain de 15 milliards, a assuré le candidat Macron qui prévoit d'atteindre cet objectif dans les cinq ans, grâce à des réformes "favorisant le retour à l'emploi" des chômeurs. "Nous devons travailler plus", a-t-il insisté.

Emmanuel Macron a proposé une transformation de Pôle Emploi rebaptisé "France Travail" ainsi qu'une réforme du RSA pour le conditionner à "l'obligation de consacrer 15 à 20 heures par semaine" à une activité facilitant l'insertion professionnelle.

J-24 de la présidentielle Les syndicats peinent à mobiliser sur les salaires

"Plus de salaires! Moins de précaires!": à moins d'un mois de la présidentielle, des milliers de manifestants ont battu le pavé jeudi pour réclamer une revalorisation des salaires, avec des rangs peu fournis dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine.

"Près de 80.000 participants" et 160 rassemblements et manifestations ont été recensés par la CGT, qui appelait à manifester avec la FSU, Solidaires, l'Unsa et plusieurs organisations lycéennes.

En parallèle, il souhaite un versement des aides sociales "à la source", de manière automatique, ce qui selon lui bénéficierait aux "20 millions de Français" qui touchent le RSA (565 euros par mois pour une personne seule), la prime d'activité, des aides au logement ou des allocations familiales.

Concernant les droits de succession, le candidat Macron a annoncé vouloir augmenter l'abattement en ligne directe, soit d’un parent vers son enfant, de 100.000 à 150.000 euros. Il propose aussi de revoir l'abattement en ligne indirecte.

L'école et la santé seraient "deux chantiers majeurs", a-t-il aussi souligné en promettant une "nouvelle méthode" basée sur "une large concertation".

"Il faudra poursuivre de manière significative l'augmentation des rémunérations", qui sera liée à "la définition de nouvelles missions", a-t-il insisté, en entendant donner "plus de liberté pour les établissements" afin de "valoriser l'expertise de terrain".

Sur l'immigration, il a souhaité mettre en place des procédures d'éloignement plus rapide et effective, le refus d'asile valant obligation de quitter le territoire français. Il veut encore durcir la politique de visas si les États ne coopèrent pas "avec une politique de retour".

Pacte armée-nation refondée

Tirant les leçons de la guerre en Ukraine, le président-candidat a plaidé pour une "refondation du pacte" entre "l'armée et la nation" en intensifiant les investissements "pour pouvoir affronter une guerre de haute intensité, qui peut "revenir sur notre continent".

Il a notamment évoqué "l'augmentation des réservistes qui seront doublés".

Sur le plan sociétal, il a évoqué une "convention citoyenne" pour trancher le débat sur la fin de vie.

Le président-candidat est également revenu sur son exercice du pouvoir, admettant avoir "sans doute commis des maladresse" mais "vraisemblablement appris". 

Contrefaçon

"Il avait déjà promis de revivifier la démocratie, il n'a tenu aucune de ses promesses dans ce domaine", a dénoncé Marine Le Pen. 

"Pâle copie", "contrefaçon", a raillé la candidate de droite LR Valérie Pécresse, estimant dans une réunion publique à Nîmes.qu'Emmanuel Macron avait copié ses idées sur le RSA avec contrepartie, le nucléaire, la retraite à 65 ans, et raillant son "bilan qui est son boulet". LR a brièvement publié sur Twitter un photomontage d'Emmanuel Macron qualifié d'"homme-photocopieuse".

"Emmanuel Macron vient d’avouer que Valérie Pécresse était bien la candidate cachée du macronisme", a de son côté tweeté Éric Zemmour, estimant ensuite sur France 2 que "le vrai débat" était entre lui et Emmanuel Macron "parce que nous avons deux visions de la France".

Même accusation de la candidate socialiste Anne Hidalgo, qui a fustigé des "propositions de droite et de droite" et "d'une violence sociale inouie".

Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon (LFI) a aussi pilonné le projet d'Emmanuel Macron qui signifie pour lui "la maltraitance sociale généralisée. Et la destruction des services publics fondamentaux. Une politique datée des années folles du libéralisme".

"Macron promet cinq ans de malheur en plus pour le monde du travail. Cinq ans de réformes anti-populaires. Cinq ans de services publics encore plus dégradés" a renchéri le communiste Fabien Roussel.

Egalement invité de France 2, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan s'est alarmé d'une présidentielle "truquée" faute de débat entre tous les candidats. Et un "grave problème" de "légitimité" du futur président, comme l'a aussi dit le président du Sénat Gérard Larcher. Un président du Sénat "ne devrait pas dire ça", a jugé Emmanuel Macron.


«Optimisme» sur le front du mégafeu en Gironde, incendie maîtrisé dans les Landes

Après plus d'une semaine de lutte acharnée des pompiers et 42.000 hectares de forêt partis en fumée, l'optimisme prévaut enfin jeudi sur le front du mégafeu de Gironde même s'il est encore trop tôt pour savoir quand l'incendie sera fixé. (AFP)
Après plus d'une semaine de lutte acharnée des pompiers et 42.000 hectares de forêt partis en fumée, l'optimisme prévaut enfin jeudi sur le front du mégafeu de Gironde même s'il est encore trop tôt pour savoir quand l'incendie sera fixé. (AFP)
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  • "C'est la première journée un peu optimiste, puisqu'on a l'impression qu'on est en train de revenir sur le chemin d'une vie normale et que les choses commencent à s'améliorer nettement"
  • "Nous sommes résolument optimistes (...) On peut penser" que le pire est derrière nous avec ce "feu totalement inédit", a renchéri sur BFMTV le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez

LEGE-CAP-FERET: Après plus d'une semaine de lutte acharnée des pompiers et 42.000 hectares de forêt partis en fumée, l'optimisme prévaut enfin jeudi sur le front du mégafeu de Gironde même s'il est encore trop tôt pour savoir quand l'incendie sera fixé.

Bonne nouvelle également dans le département voisin des Landes. Le préfet Gilles Clavreul a annoncé en fin de journée que le feu près de Biscarrosse était "maîtrisé" et que tous les quartiers allaient "rouvrir" à la circulation. Cet incendie survenu il y a une semaine a brûlé 3.600 hectares et conduit à évacuer environ 30.000 personnes à titre préventif.

"C'est la première journée un peu optimiste, puisqu'on a l'impression qu'on est en train de revenir sur le chemin d'une vie normale et que les choses commencent à s'améliorer nettement", s'est réjouie sans triomphalisme la préfète de Gironde, Sophie Brocas, lors d'un point presse.

Elle a rappelé qu'après huit jours de combat contre le plus grave incendie en France depuis 1949, le feu était toujours "stabilisé" mais qu'il restait "deux points actifs" sur le cordon dunaire du Porge au sud de Lacanau et au hameau de Claouey à l'entrée de la presqu'île du Cap Ferret, toujours "inaccessible".

"Nous sommes résolument optimistes (...) On peut penser" que le pire est derrière nous avec ce "feu totalement inédit", a renchéri sur BFMTV le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.

Le patron du Sdis 33, Marc Vermeulen, qui avait salué à la mi-journée "un nouveau cap, une forme de bascule", s'est toutefois gardé de dire quand ce mégafeu serait considéré comme "fixé".

"Vous répondre sur une date, ce serait trop hasardeux de ma part. Ça va dépendre à la fois de la réaction du terrain, du nombre de pieds de feu qui vont encore sortir, mais également des conditions météorologiques", a souligné l'officier.

Côté températures justement, les voyants sont pour l'instant au vert, ce qui devrait soulager les soldats du feu très éprouvés. La baisse se poursuivra vendredi en Gironde, selon Météo-France. Le département sera sous vigilance jaune aux orages pendant la nuit, jusqu'à 09H00 du matin.

Sur le terrain, 3.300 pompiers venus de toute la France, 1.500 militaires, 1.250 policiers et gendarmes, forestiers, agriculteurs et une cohorte de bénévoles conjuguent leurs efforts, épaulés par 24 moyens aériens dont sept fournis via le mécanisme européen de solidarité.

"Début de la fin du feu mais début de la crise" 

"C'est le début de la fin du feu, mais c'est le début de la crise", craint Nina Rosazza, gérante d'une métallerie à Andernos-les-Bains venue, avec d'autres artisans du coin, prêter main forte dans la forêt ravagée de Lanton. "Touristiquement, écologiquement, visuellement, c'est une catastrophe à long terme".

Si aucune perte humaine n'est à déplorer, les sauveteurs ont la "hantise" de trouver des animaux morts. Chats, poules, chiens, lapins... Une "brigade de secours animal", montée dans l'urgence par la mairie de Lège, arpente la commune armée de croquettes, de graines et de bidons d'eau pour "leur permettre de tenir" jusqu'à ce que leurs propriétaires reviennent, a constaté une journaliste de l'AFP.

La préfecture a autorisé 84.000 nouvelles personnes à rentrer "immédiatement" chez elles, dans neuf communes près de Bordeaux et l'autoroute A63 jusqu'à Bayonne a rouvert à 14H00. En revanche, comme les jours précédents, aucun TGV ne circulera jusqu'à dimanche au sud de Bordeaux, hormis ceux desservant Agen et Toulouse.

Au total, 144.000 des 220.000 personnes évacuées depuis le déclenchement du feu, le 22 juillet, ne sont plus concernées par ces mesures préventives.

"Une aiguille de pin et hop, ça repart" 

Malgré un certain optimisme, les autorités martèlent qu'il ne faut pas baisser la garde.

"Il suffit d'une aiguille de pin et hop, ça repart", explique le lieutenant Xavier, Mayennais qui a œuvré toute la nuit en forêt de Claouey dans le nord de la presqu'île du Cap Ferret.

Samuel Allix, producteur de pommes de terre à St-Jean d'Illac se réjouit de "bientôt pouvoir bosser" après "cinq jours" d'interdiction de récolter. "On a perdu beaucoup".

Selon le ministre de l'Economie, un quart des 82.000 salariés empêchés ces derniers jours d'aller travailler ont repris le travail jeudi. "A peu près 4.000 établissements", sur les 23.000 fermés ou évacués, ont rouvert, a détaillé Roland Lescure.

Pour l'instant, 230 sapeurs-pompiers ont été blessés dans la lutte contre cet incendie hors norme.

Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles.

Feux criminels à 70% 

Le sud-est de la France a lui aussi été touché par plusieurs incendies, en Corse, dans les Hautes-Alpes et dans le Var, des départements qui sont tous de nouveau en vigilance orange canicule.

Dans le Var, un nouveau feu virulent, au sud-est de Brignoles, a parcouru 130 hectares, moins de 24 heures après la fixation de l'incendie du massif du Gros Bessillon, toujours sous haute surveillance.

Enfin, un feu d'une ampleur très rare en Bourgogne est survenu dans un village de la côte viticole proche de Dijon mais a pu être fixé après avoir parcouru 150 hectares, dont 90 ont brûlé.

Sur la France entière, 275 interpellations ont été réalisées qui se sont traduites par 31 détentions, a mentionné Laurent Nuñez, rappelant que "70% des incendies sont criminels".

 


Nouveau départ de feu dans le Var: plus de 600 évacuations, 100 hectares parcourus

Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
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  • Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var
  • 250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires

MARSEILLE: Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook.

"600 à 700 personnes" ont été évacuées, indique le maire, faisant état de 100 hectares de végétation parcourus depuis le déclenchement de ce nouveau feu, moins de 24 heures après l'annonce de la fixation de l'incendie du Gros Besillon, à une vingtaine de km plus au nord, qui a parcouru 4.500 hectares en huit jours.

Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var. Parmi les personnes évacuées, 120 sont accueillies au Hall des expositions de Brignoles, a précisé M. Brémond.

250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires.

 

 


Incendie dans le sud-ouest: le feu «toujours stabilisé», le risque de reprises persiste

L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
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  • La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer
  • Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange

BORDEAUX: L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes.

"La nuit a été calme, le feu est ce matin toujours stabilisé avec plusieurs reprises de feu traitées rapidement cette nuit", a annoncé la préfecture de Gironde, une semaine après le début du plus gros incendie de forêt à ravager la France depuis 1949, où environ 50.000 hectares avaient été calcinés.

"La surface brûlée n'a pas évolué", a précisé la préfecture, mais les conditions météorologiques restent "défavorables" mercredi, avec des températures attendues en hausse : jusqu'à 41°C dans les terres et 38°C sur le littoral.

La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer.

Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange.

Outre la chaleur, le vent risque de souffler sur les braises et alimenter de nouveau l'incendie.

Les autorités s'attendent dès le début d'après-midi à des vents d'ouest avec des rafales de 30 à 45 km/h, et un taux d'humidité en baisse. Un risque d'orages est annoncé pour jeudi.

Au regard de ces conditions météorologiques, les sapeurs-pompiers de Gironde ont alerté sur un "risque de reprise de feux extrêmement élevé" dans la journée.

La veille, elles avaient conduit à l'évacuation préventive de 4.000 touristes des campings et résidences de vacances de la station balnéaire de Lacanau, à 50 km à l'ouest de Bordeaux.

Depuis le début de cet incendie hors-norme, 222.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 24 communes du secteur.

Mardi soir, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués dans le week-end ont pu rentrer chez eux, a indiqué la préfète du département Sophie Brocas.

Un chantier colossal de 127 kilomètres de "coupes tactiques", quasiment achevé, vise à priver ce feu, d'origine accidentelle, de "combustible" et empêcher sa progression, selon l'association Défense de la forêt contre les incendies de la région aquitaine (DFCI).

"126 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de cet évènement", a indiqué la préfecture.

Ces derniers jours, le sud-est du pays a aussi été touché par plusieurs incendies, en Corse, dans les Hautes-Alpes et dans le Var.