Présidentielle: les candidats tentent de mobiliser sur fond de guerre en Ukraine

A 20 jours du scrutin, c'est la dernière ligne droite et l'heure est à la mobilisation générale pour conjurer une abstention qui pourrait être élevée (Photo, AFP).
A 20 jours du scrutin, c'est la dernière ligne droite et l'heure est à la mobilisation générale pour conjurer une abstention qui pourrait être élevée (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 22 mars 2022

Présidentielle: les candidats tentent de mobiliser sur fond de guerre en Ukraine

  • A 20 jours du scrutin, c'est la dernière ligne droite et l'heure est à la mobilisation générale pour conjurer une abstention qui pourrait être élevée
  • Si Emmanuel Macron, donné à environ 30% au premier tour dans les sondages, fait figure de grand favori, la deuxième place est plus indécise

PARIS: Les candidats à la présidentielle ont eu du mal lundi à échapper à la guerre en Ukraine qui les oblige à se positionner, comme Marine Le Pen, qui a annoncé qu'elle n'assisterait pas à l'intervention du président ukrainien à l'Assemblée avant de se raviser.

A 20 jours du scrutin, c'est la dernière ligne droite et l'heure est à la mobilisation générale pour conjurer une abstention qui pourrait être élevée. Si Emmanuel Macron, donné à environ 30% au premier tour dans les sondages, fait figure de grand favori, la deuxième place est plus indécise.

Le président sortant obtiendrait 28% des suffrages au 1er tour, en baisse de trois points sur une semaine, selon un sondage "rolling" Ifop-Fiducial publié lundi. Il est suivi par Marine Le Pen (18,5%), tandis que Jean-Luc Mélenchon (14%) passe devant Eric Zemmour (12,5%), Valérie Pécresse pointant à la 5e place avec 10,5% des intentions de vote, selon cette étude réalisée pour Paris Match, LCI et Sud Radio.

Dans le camp Macron, les propositions continuent d'être égrenées au fil des jours. Selon le Parisien, le président-candidat réfléchit à une mutualisation de la déclaration d'impôts des couples en union libre, ce qui est aujourd'hui réservé aux ménages mariés ou pacsés, pour réduire leurs impôts.

Invité du 20H00 de TF1, non pas en tant que Premier ministre mais comme soutien du candidat Macron, et alors que le président sortant s'est souvent vu reprocher sa verticalité, Jean Castex a fait l'éloge d'"un homme extrêmement préoccupé par tous les sujets de vie quotidienne de nos concitoyens".

Après le candidat Insoumis Jean-Luc Mélenchon qui a réussi à rassembler dimanche à Paris des dizaines de milliers de sympathisants, son rival d'extrême droite Eric Zemmour compte bien faire de même le 27 mars au Trocadéro. 

Signe d'une radicalisation de sa posture, il a annoncé lundi soir vouloir créer, s'il était élu président, "un ministère de la +remigration+", pour expulser les "étrangers dont on ne veut plus", "clandestins", "délinquants", "criminels" et "fichés S".

Entre ces deux grands rassemblements de la semaine, l'Ukraine s'invite de nouveau dans cette drôle de campagne avec le président Volodymyr Zelensky qui interviendra mercredi en direct par vidéo devant les députés et sénateurs français, quasiment un mois après l'invasion russe.


«Pas d'admiration particulière»

La candidate du Rassemblement national a marqué sa différence lundi, affirmant qu'elle n'avait "pas d'admiration particulière" pour le président ukrainien et en expliquant sur franceinfo qu'elle ne serait pas mercredi à l'Assemblée quand il s'adressera aux députés français en raison "d'obligations prises depuis bien longtemps". 

"Je crois juste qu'il se comporte comme un chef d'Etat. Et ça ne devrait pas susciter l'admiration, ça devrait être +normal+", a-t-elle dit, s'attirant aussitôt les foudres et les moqueries, venant notamment du côté d'Emmanuel Macron.

Quelques heures plus tard, elle a finalement annoncé sa présence mercredi.

Son rival de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, seul autre député au sein des candidats à la présidentielle, a fait savoir qu'il serait bien présent à l'Assemblée pour l'intervention du chef de l'Etat ukrainien.

Candidat de gauche le mieux placé, en hausse dans les sondages ces dernières semaines, il espère bien trouver "cinq points en trois semaines" afin de se qualifier pour le second tour. Il va désormais tenir un grand meeting par semaine, avec une réunion publique au Prado de Marseille dimanche.


«Apéroussel»

"On peut cette fois se payer le luxe de chasser l'extrême droite du tableau de l'élection présidentielle dès le premier tour", a affirmé sur LCI le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens.

Dans le camp de la candidate de droite Valérie Pécresse, qui accuse le président-candidat d'avoir pillé son programme, on veut toujours y croire malgré les sondages qui la donnent en 4e voire 5e position. 

"Je serai la surprise du second tour, j'ai été la surprise toute ma vie, aux régionales, à la primaire de la droite... Je suis tenace, déterminée" et "celui qui gagne est celui qui y croit jusqu'au bout", a déclaré la candidate sur CNews.

"La campagne n'a pas commencé", a déploré le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau sur France 5 pour qui "il faut pousser un coup de gueule" sur le refus d'Emmanuel Macron de descendre dans l'arène pour débattre avec ses adversaires.

Pour Fabien Roussel, "les vingt jours qui restent sont déterminants". "C’est maintenant qu’on attaque le col du Tourmalet", a déclaré au Parisien le candidat communiste, qui va proposer "des réunions d'appartement, des soirées apéro, les +Apéroussel+, dans nos locaux, sur les marchés…" partout en France. 

En cas de second tour Macron-Le Pen, il a dit qu'il appellerait "à faire barrage à l'extrême droite".


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Short Url
  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".