Flambée des prix des carburants: nouvelle journée d'action dans l'Hexagone

En Normandie, quelque 200 poids-lourds ont été bloqués pendant plusieurs heures à hauteur de Torigny-les-Villes, à l'entrée de l'A84 qui relie Avranches à Caen (Photo, AFP).
En Normandie, quelque 200 poids-lourds ont été bloqués pendant plusieurs heures à hauteur de Torigny-les-Villes, à l'entrée de l'A84 qui relie Avranches à Caen (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 22 mars 2022

Flambée des prix des carburants: nouvelle journée d'action dans l'Hexagone

  • En Normandie, quelque 200 poids-lourds ont été bloqués pendant plusieurs heures à hauteur de Torigny-les-Villes
  • Dans l'après-midi, il étaient encore 345 poids-lourds arrêtés au niveau d'un rond-point de sortie d'autoroute à Guilberville

RENNES: Barrages filtrants, blocage de dépôts pétroliers et raffinerie: mécontents des annonces du gouvernement, professionnels du BTP, pêcheurs, agriculteurs, transporteurs ou taxis ont mené de nouvelle actions lundi dans tout le pays pour protester contre le prix des carburants.

En Normandie, quelque 200 poids-lourds ont été bloqués pendant plusieurs heures à hauteur de Torigny-les-Villes, à l'entrée de l'A84 qui relie Avranches à Caen.

Dans l'après-midi, il étaient encore 345 poids-lourds arrêtés au niveau d'un rond-point de sortie d'autoroute à Guilberville.

Du côté du dépôt pétrolier de Lorient, l'heure était à l'apaisement. Les représentants d'entreprises du secteur des travaux publics, des transporteurs, agriculteurs, ambulanciers, taxis et entreprises agricoles, ont décidé de lever les blocages.

La préfecture du Morbihan a évoqué une "réunion franche et directe" avec les représentants des professions qui ont pu présenter "avec détermination leurs revendications" .

Lundi matin, l'enveloppe de 400 millions d'euros d'aides aux transporteurs routiers et la remise de 15 centimes par litre de gazole annoncées la semaine dernière par le gouvernement n'avait pas suffi à apaiser la colère des manifestants.

Invité lundi soir sur TF1, pour venir soutenir le candidat Macron, le Premier ministre Jean Castex a estimé dans la perspective de l'après-présidentielle et à propos de la crise du carburant, "que quel qu'il soit, le pouvoir en place puisse avoir le choix de continuer à agir".

"Ce que moi je prévois, (...) c'est un dispositif également sur l'essence et le gasoil, sur l'énergie, mais qui soit un peu différent des 15 centimes pour tout le monde", a souligné M. Castex.

Le chef du gouvernement a évoqué un dispositif "plus intensif pour deux catégories de nos concitoyens: ceux qui roulent beaucoup pour travailler où là, il faudrait aller sans doute au-delà des 15 centimes" et une "deuxième clé d'entrée" pour "ceux de nos concitoyens dont le pouvoir d'achat, dont les revenus sont bas, autrement dit un dispositif plus ciblé pour ceux qui gagnent pas beaucoup et pour ceux qui roulent beaucoup".

Tandis que le prix des carburants routiers vendus dans les stations-services françaises ont reculé sous les 2 euros en moyenne la semaine dernière, pour la première fois depuis le début de l'année, selon des chiffres officiels publiés lundi, les professionnels réclament toujours une baisse du prix du gazole et du GNR (gazole non routier).

En hausse constante ces derniers mois, le prix de ces carburants s'était envolé après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

En début d'après-midi, quatre navires bloquaient encore l'accès au bassin de commerce du Tréport, selon la préfecture de Seine-Maritime. Le port avait été bloqué par 100 et 150 pêcheurs, selon la coopérative des artisans-pêcheurs de la commune. Une manifestation a aussi réuni 170 participants au pont de Normandie.

Des opérations escargot ont également eu lieu autour de Lorient, sur la rocade de Rennes, à Brest, Angers ou La Rochelle et entre la Loire-Atlantique et la Vendée.

Taxis en renfort

Au sud de Lyon, une dizaine de camions ont bloqué les expéditions de la raffinerie TotalEnergies à Feyzin (Rhône), à l'appel de la Confédération paysanne et de la Coordination rurale. 

En dépit des manifestations, il n’y a "pas de tensions sur les approvisionnements à ce jour et on n’anticipe pas de tensions", a indiqué à l'AFP une porte-parole de l’Ufip Énergies et Mobilités, qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier en France.

Des chauffeurs de taxi ont aussi rejoint le mouvement avec des opérations escargot à Orléans et Besançon. 

Près de Marseille, des centaines de taxis bloquaient les entrepôts logistiques de la zone commerciale de Miramas.

En Corse, les deux dépôts pétroliers de l'île, à Ajaccio et Lucciana (Haute-Corse), ont été bloqués par des agriculteurs qui ont disposé à 05H30 du matin leurs tracteurs et remorques devant les entrées des dépôts, selon la préfecture. Ils demandent un plan de résilience spécifique à la Corse.

Dans les Hauts-de-France, des barrages filtrants ont eu lieu à Dourges (Pas-de-Calais) et au centre de transport et de logistique de Lesquin. 


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.