Nigeria: faute d'électricité, le géant africain plongé dans l'obscurité

Des vendeurs en bordure de route exposent des marchandises sur un marché sans électricité à Ibafo, dans l'État d'Ogun, au sud-ouest du Nigéria, le 22 mars 2022. (Photo, AFP)
Des vendeurs en bordure de route exposent des marchandises sur un marché sans électricité à Ibafo, dans l'État d'Ogun, au sud-ouest du Nigéria, le 22 mars 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 23 mars 2022

Nigeria: faute d'électricité, le géant africain plongé dans l'obscurité

  • l'effondrement prolongé des réseaux électriques au cours des dernières semaines, combiné à une hausse mondiale des prix du diesel du fait de la guerre en Ukraine, plongent dans le noir ses quelques 210 millions d'habitants
  • A Lagos, la capitale commerciale, les petits commerces sont particulièrement affectés, et les bureaux limitent désormais les horaires de travail, le coût de l'électricité étant devenu inabordable

LAGOS : Pendant huit ans, Damy Idowu s'est démené pour garder ouvert son petit salon de coiffure situé dans un quartier commercial de Lagos en dépit de l'inflation galopante au Nigeria, de deux récessions et de la pandémie de coronavirus.

Mais, la semaine dernière, l'entrepreneur a dû se résoudre à fermer boutique, comme beaucoup d'autres au Nigeria - le géant africain faisant face à l'une de ses pires crises énergétiques de ces dernières années. 

"Pour fonctionner, mon salon a besoin d'électricité et je ne peux pas me permettre d'utiliser le générateur à cause des prix du diesel", explique M. Idowu. 

Au Nigeria, premier producteur de pétrole d'Afrique, les pannes d'électricité sont courantes car les infrastructures décaties ne parviennent souvent pas à acheminer l'électricité aux habitants.

Mais l'effondrement prolongé des réseaux électriques au cours des dernières semaines, combiné à une hausse mondiale des prix du diesel du fait de la guerre en Ukraine, plongent dans le noir ses quelques 210 millions d'habitants. 

A cause des délestages fréquents, la plupart des commerces dépendent de générateurs fonctionnant au diesel.

Mais depuis l'offensive russe en Ukraine, les prix du diesel ont doublé dans le pays, augmentant considérablement les coûts de production. 

A Lagos, la capitale commerciale, les petits commerces sont particulièrement affectés, et les bureaux limitent désormais les horaires de travail, le cout de l'électricité étant devenu inabordable. 

Usines à l'arrêt 

A Kano, ville industrielle dans le nord du pays, de nombreuses usines sont empêchées de tourner à plein régime. Certains propriétaires ont même arrêté leur chaine de production.

C'est le cas d'Umar Sani Marshall, propriétaire de Marshall Biscuits, une usine de confiserie qui a arrêté de produire ces deux dernières semaines.

"La situation actuelle dépasse l'entendement", déclare-t-il à l'AFP, déplorant des coûts de production "empêchant toute rentabilité".

Un manque à gagner important qui intervient au pire moment pour ce producteur de confiserie, juste avant le mois du Ramadan, où la demande est d'habitude très forte.

Cette crise énergétique touche durement l'économie du Nigeria, et s'ajoute à des semaines de pénuries d'essence qui ont provoqué le mois dernier des embouteillages monstres dans les grandes villes du pays.

Elle mine aussi le moral des Nigérians, dont plus d'un tiers vit dans l'extrême pauvreté.

Chez eux, ceux qui le peuvent utilisent des générateurs à essence ou au diesel pour éclairer leur maison lorsque le courant est coupé. Mais les Nigérians qui n'ont pas les moyens d'en acheter se retrouvent dans le noir. 

La semaine dernière, le réseau national s'est effondré deux fois en 48 heures. 

Certaines rues principales de Lagos ne sont plus éclairées la nuit, provoquant des accidents de voitures, tandis que les commerçants éclairent désormais leurs produits à la lumière de leurs téléphones portables.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a présenté ses excuses pour les pénuries de carburant et a convoqué lundi son ministre de l'Énergie pour discuter des pénuries d'électricité.

A moins d'un an de l'élection présidentielle, le parti d'opposition, le Parti démocratique populaire (PDP), a prévenu dimanche que cette crise énergétique pourrait entraîner des protestations populaires.

Mais au Nigeria, les problèmes énergétiques sont structurels.

Selon les médias locaux, le pays a connu 206 pannes totales entre 2010 et 2019, en raison de la faiblesse du réseau et de son mauvais entretien. 

Les pénuries d'électricité coûtent au Nigeria environ 29 milliards de dollars, soit quelque 2 % du PIB, selon la Banque mondiale. 

Investissement ou corruption ?

Quant au pétrole, le Nigeria produit 1,4 million de barils de brut par jour, mais n'en raffine que très peu. Il dépend presque entièrement des importations de carburant, ce qui rend le marché local vulnérable aux ruptures d'approvisionnement.

Avec une population en croissance rapide de 210 millions d'habitants, le pays a connu, au cours de la dernière décennie, un boom des activités commerciales et industrielles qui dépendent largement de l'électricité. 

Bien que le secteur ait été privatisé en 2013, au fil des ans, la demande d'électricité a dépassé les capacités de production, de transport et de distribution. Et les quelques réformes engagées par le gouvernement n'ont pas suffi à résoudre les problèmes.

Selon la société publique Transmission Company of Nigeria (TCN), les sociétés de production attribuent les pannes actuelles à un mauvais approvisionnement en gaz, à des défaillances des unités de production et à la maintenance. 

Mais, la corruption, endémique dans de nombreux secteurs au Nigeria, est également pointée du doigt.  

Dimanche, le groupe de la société civile SERAP, a exhorté le président Buhari à enquêter sur les soupçons de corruption, alors que quelque 11.000 milliards de naira (24 milliards d'euros) ont été dépensés dans le secteur de l'électricité depuis 1999. 

Selon eux, ce sont "les montants stupéfiants des fonds publics qui auraient été volés au fil des ans dans le secteur de l'électricité qui ont des effets catastrophiques sur la vie de millions de Nigérians".


Trêve de deux semaines entre les États-Unis, Israël et l’Iran

De la fumée s’élève à la suite de frappes sur Téhéran le 7 avril 2026. (AFP)
De la fumée s’élève à la suite de frappes sur Téhéran le 7 avril 2026. (AFP)
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  • Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran prévoit l’arrêt des attaques américaines et la réouverture du détroit d’Ormuz, avec des négociations prévues au Pakistan pour tenter d’aboutir à un accord durable
  • Des divergences majeures persistent (nucléaire, sanctions, présence militaire), et la trêve n’inclut pas le Liban, où les hostilités se poursuivent

WASHINGTON: Les Etats-Unis et l'Iran se sont accordés mardi pour un cessez-le-feu de deux semaines, un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump qui menaçait de détruire la République islamique.

Voici ce que l'on sait de la trêve entre les deux pays, qui devraient entamer vendredi des pourparlers au Pakistan, pays médiateur dans la guerre au Moyen-Orient.

La trêve selon Washington

Joint par l'AFP au téléphone, le président américain Donald Trump a déclaré mardi que pour Washington, la victoire était "totale et complète."

Les Etats-Unis vont interrompre les attaques sur l'Iran durant deux semaines, et Téhéran va en retour rouvrir temporairement le détroit d'Ormuz.

Téhéran a accepté "l'OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE ET SÉCURISÉE du détroit d'Ormuz", a déclaré M. Trump dans un message publié sur son réseau Truth Social.

Le président américain a précisé que l'accord avait été conclu après s'être entretenu avec des dirigeants au Pakistan, pays médiateur dans la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février.

Il a affirmé que la question de l'uranium iranien serait "parfaitement réglée", pendant cette trêve.

M. Trump a justifié la guerre, accusant Téhéran d'enrichir de l'uranium dans le but de fabriquer une arme atomique, une affirmation qui n'est pas étayée par l'agence nucléaire de l'ONU et que l'Iran a démentie.

Dans un précédent plan visant à mettre fin aux hostilités, les Etats-Unis exigeaient que l'Iran cesse tout nouvel enrichissement, accepte des limites à son programme de missiles et mette fin à son soutien aux groupes armés de la région, ce qui a été refusé par Téhéran.

Ces exigences n'ont pas été communiquées dans la dernière trêve.

Le mois dernier, le dirigeant américain a déclaré que la "reddition inconditionnelle" de l'Iran serait le seul résultat acceptable pour mettre un terme à la guerre.

Et Téhéran?

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a confirmé que Téhéran allait garantir des traversées en sécurité du détroit d'Ormuz, où transitait avant la guerre 20% du brut mondial.

Un plan en 10 points proposé par l'Iran pour parvenir à la fin de la guerre, a été qualifié de "viable" par Donald Trump.

Il pourrait servir de base à d'éventuelles négociations plus tard cette semaine, mais comporte plusieurs points de blocage que Washington a jugé irréalisables par le passé.

Le plan exigerait "le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement, la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires", selon un communiqué publié par la République islamique.

Alors que la demande relative à l'enrichissement d'uranium ne figurait pas dans la version en anglais de la déclaration de Téhéran partagée par l'ONU, elle faisait partie de la version en persan diffusée par les médias d'Etat iraniens.

Parmi les autres exigences: le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, la fin des attaques contre l'Iran et ses alliés, la libération des avoirs iraniens gelés et une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rendant l'accord contraignant.

Le cessez-le-feu ne s'applique pas au Liban

Israël a annoncé soutenir la décision de Donald Trump de suspendre les attaques contre l'Iran, tout en précisant que la trêve n'incluait pas le Liban.

Au total, les frappes israéliennes au Liban ont tué 1.530 personnes depuis le début de la guerre entre le mouvement islamiste Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a indiqué mardi le ministère de la Santé libanais.

Cette affirmation contredit une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, assurant que le cessez-le-feu s'appliquait "partout, y compris au Liban et ailleurs".

Et pour la suite?

M. Sharif a annoncé que le cessez-le-feu prenait effet immédiatement, et que des pourparlers commenceront vendredi dans la capitale pakistanaise avec des délégués des deux pays.

Les discussions auront pour but d'atteindre "un accord définitif", a-t-il déclaré.

L'Iran a annoncé qu'il consacrerait deux semaines aux négociations.

Le pétrole a chuté mercredi après l'annonce de la réouverture du détroit d'Ormuz dans le cadre de la trêve, alors que les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz étaient sous pression depuis que l'Iran avait, de fait, fermé le passage.

La décongestion du détroit pourrait apporter un soulagement temporaire aux pays qui dépendent des importations de pétrole.


Trump: L'Iran « entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain»

Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, pleine comme un oeuf, il a jugé que les dirigeants iraniens négociaient de "bonne foi". Mais il a aussi accusé les responsables iraniens d'avoir pour habitude d'"enfumer" les présidents américains. (AFP)
Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, pleine comme un oeuf, il a jugé que les dirigeants iraniens négociaient de "bonne foi". Mais il a aussi accusé les responsables iraniens d'avoir pour habitude d'"enfumer" les présidents américains. (AFP)
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  • L'Iran "entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain" (mardi), a menacé lundi Donald Trump pendant une conférence de presse par ailleurs consacrée au spectaculaire sauvetage d'un aviateur américain
  • Le président a assuré que l'armée pourrait détruire en quatre heures les ponts et centrales électriques iraniennes, si l'ultimatum qu'il a fixé à Téhéran expire sans résultat, mardi à 20h00 (00h00 GMT)

WASHINGTON: L'Iran "entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain" (mardi), a menacé lundi Donald Trump pendant une conférence de presse par ailleurs consacrée au spectaculaire sauvetage d'un aviateur américain.

Le président a assuré que l'armée pourrait détruire en quatre heures les ponts et centrales électriques iraniennes, si l'ultimatum qu'il a fixé à Téhéran expire sans résultat, mardi à 20h00 (00h00 GMT).

Le républicain de 79 ans, qui a dit ne pas "s'inquiéter" de commettre des crimes de guerre si les Etats-Unis attaquaient réellement ces infrastructures civiles, a assuré que l'opération militaire américaine avait le soutien de la population iranienne.

Les Iraniens "seraient prêts à souffrir pour avoir la liberté", a déclaré Donald Trump lors d'une rare conférence de presse, en assurant que les Américains avaient intercepté de nombreux messages disant: "Continuez à bombarder".

Mais le président américain a comme à son habitude livré le même jour des propos contradictoires, certains allant dans le sens d'une aggravation, d'autres d'une résolution diplomatique du conflit débuté le 28 février.

"Bonne foi" 

Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, pleine comme un oeuf, il a jugé que les dirigeants iraniens négociaient de "bonne foi". Mais il a aussi accusé les responsables iraniens d'avoir pour habitude d'"enfumer" les présidents américains.

Le milliardaire a aussi décrit les difficultés de communication avec ces dirigeants en assurant que les négociations se faisaient "comme il y a 2.000 ans avec des enfants qui transportent un message dans un sens et l'autre".

Un peu plus tôt, en marge d'une célébration de la fête de Pâques dans les jardins de la Maison Blanche, il avait qualifié d'"étape très importante" une proposition de cessez-le-feu de 45 jours avancée par des pays médiateurs.

"Ce n'est pas encore assez bien", a toutefois aussi estimé le président américain sous l'oeil fixe d'une mascotte en costume de lapin.

Pendant sa conférence de presse, il a indiqué que l'une des conditions fixées à l'Iran dans les discussions était la réouverture du détroit d'Ormuz, cela après avoir plusieurs fois assuré ces derniers jours que le sort de cette artère vitale pour le commerce de pétrole lui était indifférent.

Si Donald Trump est allé à la rencontre des journalistes lundi, c'est d'abord pour vanter la spectaculaire opération de sauvetage d'un aviateur américain, qui lui a permis de chanter les louanges de l'armée alors que le conflit est impopulaire auprès de la majorité des Américains.

La mission a "capté l'attention du monde entier", s'est réjoui l'ancien animateur de téléréalité.

Il a donné de nombreux détails - ainsi sur l'engagement de plus de 170 avions militaires au total et sur la destruction de deux appareils que l'armée américaine a été contrainte d'abandonner sur place.

 "Stupides" 

Le chef du Pentagone Pete Hegseth, usant comme d'habitude d'un vocabulaire tantôt religieux tantôt viril, a dressé un parallèle entre le sauvetage de l'aviateur et la résurrection de Jésus Christ, célébrée à Pâques par les chrétiens.

Pendant sa conférence de presse, le président américain a aussi émis des menaces contre les journalistes ayant révélé la recherche en cours d'un membre d'équipage dont l'appareil avait été abattu vendredi dans le sud-ouest de l'Iran, ainsi que leur source.

Il a aussi critiqué vivement les reporters de CNN et du New York Times.

Donald Trump a par ailleurs lancé, cette fois pendant son apparition du matin dans les jardins, que "si cela ne tenait qu'à lui", il s'emparerait du pétrole iranien mais a ajouté que "malheureusement, les Américains voudraient nous voir rentrer à la maison".

"Ils sont stupides", a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait des opinions majoritairement défavorables sur la guerre.

Au pupitre de la salle de presse, l'ancien homme d'affaires a indiqué qu'il existait un plan dans lequel les Etats-Unis prélèveraient un droit de passage dans le détroit d'Ormuz, sans davantage de précisions.


Un nouveau pétrolier appartenant à une compagnie japonaise a franchi le détroit d'Ormuz

Une compagnie maritime japonaise a déclaré lundi qu'un pétrolier battant pavillon indien et appartenant à sa filiale avait franchi le détroit d'Ormuz, faisant route vers l'Inde, devenant le troisième navire lié au Japon à transiter par le détroit. (AFP)
Une compagnie maritime japonaise a déclaré lundi qu'un pétrolier battant pavillon indien et appartenant à sa filiale avait franchi le détroit d'Ormuz, faisant route vers l'Inde, devenant le troisième navire lié au Japon à transiter par le détroit. (AFP)
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  • Le blocage de facto de ce passage maritime du Golfe en raison de la riposte iranienne aux frappes américaines et israéliennes empêche le transit de pétrole, affectant de nombreuses économies en Asie
  • Le Japon qui dépend fortement du brut importé du Moyen-Orient

TOKYO: Une compagnie maritime japonaise a déclaré lundi qu'un pétrolier battant pavillon indien et appartenant à sa filiale avait franchi le détroit d'Ormuz, faisant route vers l'Inde, devenant le troisième navire lié au Japon à transiter par le détroit.

Le blocage de facto de ce passage maritime du Golfe en raison de la riposte iranienne aux frappes américaines et israéliennes empêche le transit de pétrole, affectant de nombreuses économies en Asie, dont le Japon qui dépend fortement du brut importé du Moyen-Orient.

Cette quasi-fermeture a entraîné des pénuries de carburant et une flambée des prix de l'énergie à travers le monde.

Une porte-parole de l'armateur nippon Mitsui OSK Lines a indiqué à l'AFP que le méthanier GPL Green Asha avait traversé le détroit. "Le personnel à bord comme la cargaison sont en sécurité", a-t-elle déclaré.

Samedi, le gouvernement indien avait déjà annoncé que le méthanier GPL Green Sanvi, également détenu par une filiale de Mitsui OSK, avait franchi le détroit en toute sécurité.

Et la veille, trois pétroliers, dont un codétenu par le groupe nippon, avaient traversé le détroit. Le navire Sohar LNG, également codétenu par Mistui OSK, était le premier méthanier de gaz naturel liquéfié à franchir le détroit depuis le 1er mars.

Les rares navires qui ont franchi ce point d'étranglement depuis le début de la guerre au Moyen-Orient ont emprunté un itinéraire approuvé par l'Iran à travers ses eaux près de l'île de Larak, surnommé le "péage de Téhéran" par la société de données maritime Lloyd's List Intelligence.