La secrétaire américaine à l’Énergie souligne le rôle de l’énergie propre face aux défis actuels et futurs

La secrétaire à l’Énergie des États-Unis, Jennifer M. Granholm, et le directeur général de l’AIE, Fatih Birol, assistent à la séance d’ouverture de la réunion ministérielle de l’AIE, à Paris, France, mercredi 23 mars 2022. (Photo AP)
La secrétaire à l’Énergie des États-Unis, Jennifer M. Granholm, et le directeur général de l’AIE, Fatih Birol, assistent à la séance d’ouverture de la réunion ministérielle de l’AIE, à Paris, France, mercredi 23 mars 2022. (Photo AP)
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Publié le Mercredi 23 mars 2022

La secrétaire américaine à l’Énergie souligne le rôle de l’énergie propre face aux défis actuels et futurs

La secrétaire à l’Énergie des États-Unis, Jennifer M. Granholm, et le directeur général de l’AIE, Fatih Birol, assistent à la séance d’ouverture de la réunion ministérielle de l’AIE, à Paris, France, mercredi 23 mars 2022. (Photo AP)
  • Jennifer Granholm: Les États-Unis libèrent les réserves énergétiques stratégiques afin de contribuer à la stabilisation des marchés mondiaux
  • «Les États-Unis exportent chaque molécule de gaz naturel liquéfié qu’ils peuvent pour atténuer les problèmes d’approvisionnement en Europe», a expliqué la secrétaire américaine à l’Énergie

ATLANTA: Le marché mondial de l’énergie a été bouleversé par la hausse des prix due au conflit entre la Russie et l’Ukraine, selon la secrétaire américaine à l’Énergie, Jennifer Granholm. 

Lors d’une réunion d’information en ligne à laquelle Arab News a assisté à la veille d’une réunion ministérielle de deux jours de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à Paris, elle a précisé que l’AIE discuterait des moyens d’accélérer le passage à des sources d’énergie plus propres et de réduire la dépendance des nations européennes au pétrole et au gaz russes. 

Mme Granholm a estimé qu’il s’agissait d’un «moment critique» pour que les États-Unis et d’autres pays prennent des mesures visant à compenser la hausse des cours sur les marchés de l’énergie. Cette augmentation est due aux perturbations de l’approvisionnement en pétrole russe causées par les sanctions internationales imposées en réponse à la guerre en Ukraine. 

Elle a affirmé que «l’AIE est solidaire du peuple ukrainien» et que les États-Unis prennent des mesures coordonnées pour libérer les réserves énergétiques stratégiques afin de contribuer à la stabilisation des marchés mondiaux». 

«Les États-Unis exportent chaque molécule de gaz naturel liquéfié qu’ils peuvent pour atténuer les problèmes d’approvisionnement en Europe», a ajouté Mme Granholm. 

La Russie est le troisième producteur de pétrole au monde après les États-Unis et l’Arabie saoudite, mais elle est le premier exportateur de pétrole sur les marchés mondiaux et le deuxième exportateur de pétrole brut après le Royaume. 

Toute perturbation majeure de l’approvisionnement russe a donc un effet important sur les prix, et de nombreux pays européens dépendent des importations de pétrole et de gaz russes pour satisfaire leurs besoins énergétiques. 

Les États-Unis ont imposé un embargo national sur les importations de pétrole russe, mais ont laissé aux pays européens le soin de prendre leurs propres décisions à ce sujet et de ne suivre leur exemple que si les circonstances le permettaient. 

Les cours du gaz aux États-Unis ont déjà fortement augmenté en raison de la perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole et de l’incertitude qui règne sur les marchés. Mme Granholm a souligné que le conflit en Ukraine avait engendré des défis pour les États-Unis et d’autres pays occidentaux. 

Les sources d’énergie propre pourraient devenir un choix stratégique proposant des solutions viables à moyen et long terme pour faire face à ces défis, a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs expliqué qu’en plus d’être fiables, diversifiées et abordables, les énergies propres peuvent être la clé du renforcement de la sécurité et de l’indépendance énergétiques, ainsi que la solution au changement climatique. 

Cette semaine, lors de la réunion de l’AIE, les ministres discuteront des moyens d’accélérer la transition vers les énergies propres et de stimuler la recherche et le développement dans ce secteur, a annoncé Mme Granholm. 

Elle a toutefois reconnu que la transition vers une énergie propre ne pourrait pas se faire du jour au lendemain, car l’Europe restera dépendante de l’approvisionnement énergétique russe dans un avenir proche. Enfin, elle a indiqué que l’AIE avait élaboré un plan en dix points visant à réduire la dépendance au pétrole russe de 2,7 millions de barils par jour en quatre mois. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.