Secteur de l’éducation : les défis offriront de nouvelles opportunités

Élève étranger au lycée français de Riyad étudiant de chez lui lors de la fermeture des écoles saoudiennes en raison de la pandémie (Fayez Nureldine/AFP)
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Publié le Lundi 19 octobre 2020

Secteur de l’éducation : les défis offriront de nouvelles opportunités

  • « Le secteur éducatif a été, et je crois qu’il l’est toujours, l’un des principaux piliers du plan de réforme saoudien Vision 2030 »
  • « Le pays est engagé à renforcer la participation du secteur privé dans le secteur de l’éducation »

Il y a quelques mois, je discutais avec le propriétaire d’une école privée à Djeddah qui voulait trouver des moyens d’expansion à travers la consolidation avec d’autres écoles privées dans le Royaume. La semaine dernière, j’ai eu une discussion similaire avec un autre propriétaire qui désire explorer les options stratégiques et financières pour l’avenir de son école familiale. Évidemment, la « nouvelle réalité » post-pandémie de Covid-19, notamment dans le secteur de l’éducation, a constitué un défi de taille pour plusieurs établissements éducatifs et académiques privés.

Le secteur éducatif a été, et je crois qu’il l’est toujours, l’un des principaux piliers du plan de réforme saoudien Vision 2030, en particulier dans le fait de permettre au secteur privé de jouer un rôle actif dans son développement. Cela dit, cette école familiale a traversé une période difficile cette année à cause de l’impact de la pandémie.

À travers la Vision 2030, le pays est engagé à renforcer la participation du secteur privé dans le secteur de l’éducation. Plusieurs initiatives pour offrir des opportunités d’investissement privé au secteur ont été lancées, et certaines ont même déjà été mises en place. Elles comprennent l'acceptation d'établissements d'enseignement étrangers à 100% et l'utilisation de bâtiments d'enseignement publics pour les écoles privées, réduisant ainsi les dépenses en capital. Des annonces ont été faites l'année dernière au sujet d’institutions financières mettant en place des instruments à revenu fixe via des sukuks pour construire et exploiter des écoles privées.

Une autre initiative du gouvernement est la privatisation des écoles et des universités publiques afin d’améliorer le développement du secteur de l’éducation dans le pays.

La privatisation est le transfert de propriété d’actifs ou de services déterminés du gouvernement au secteur privé. Ce transfert de propriété peut prendre plusieurs formes, y compris une vente totale / partielle des actifs à travers l’introduction en bourse, le rachat de l’entreprise par les cadres, les partenariats public-privé, le modèle Construction Exploitation Transfert, les concessions ou la sous-traitance.

Le Centre national pour la privatisation (NCP) a été créé pour être un moteur de la privatisation dans le pays. Le NCP est chargé de développer un écosystème et d'exécuter un cadre pour la privatisation des actifs et des services gouvernementaux dans différents secteurs, y compris l'éducation.

La mission du NCP est de contribuer à créer des opportunités pour les investisseurs locaux et internationaux. Avec les mesures de précaution des ministères de la Santé et de l’Éducation pour protéger leurs élèves via l’apprentissage à distance, il est encore tôt pour le NCP pour mettre pleinement en œuvre son plan d’exécution.
Dans le climat actuel, je vois un potentiel de consolidation des établissements d'enseignement alors que les entreprises d'éducation cotées en bourse explorent les opportunités d'acquisition d'écoles familiales en difficulté. Les défis auxquels sont confrontés certains propriétaires du secteur de l'enseignement privé pourraient être des opportunités à long terme pour d'autres.

Basil M.K. Al-Ghalayini est le président-directeur général de BMG Financial Group. @Basilghalayini

 

NDLR: les opinions exprimées par les rédacteurs dans cette section sont les leurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Arab News