Un homme atteint d'un cancer terminal des poumons sauvé aux Etats-Unis par une double greffe

Sur cette image distribuée le 12 janvier 2022, avec l'aimable autorisation du Northwestern Medicine, Albert Khoury ( à droite), 54 ans, parle de ses nouveaux poumons avec le chirurgien Ankit Bharat au Northwestern Medicine à Chicago. (AFP).
Sur cette image distribuée le 12 janvier 2022, avec l'aimable autorisation du Northwestern Medicine, Albert Khoury ( à droite), 54 ans, parle de ses nouveaux poumons avec le chirurgien Ankit Bharat au Northwestern Medicine à Chicago. (AFP).
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Publié le Vendredi 25 mars 2022

Un homme atteint d'un cancer terminal des poumons sauvé aux Etats-Unis par une double greffe

  • Albert Khoury, un non fumeur de 54 ans, a passé sept heures sur la table d'opération pour recevoir ses nouveaux poumons, à l'hôpital Northwestern Medicine de Chicago en 2021
  • Après sa réussite, l'équipe d'Ankit Bharat a entrepris de développer de nouveaux protocoles pour déterminer qui d'autre pourrait être éligible à un tel traitement

WASHINGTON: Des médecins américains ont annoncé jeudi être parvenus à réaliser une double greffe de poumon sur un patient atteint d'un cancer pulmonaire en phase terminale, suscitant l'espoir d'autres malades avancés.

Le patient en question, Albert Khoury, un non fumeur de 54 ans, a passé sept heures sur la table d'opération pour recevoir ses nouveaux poumons, à l'hôpital Northwestern Medicine de Chicago, le 25 septembre 2021.

Six mois plus tard, ses nouveaux poumons fonctionnent bien et il n'a été trouvé aucune trace de cellules cancéreuses dans son corps.

"Les greffes de poumons sont extrêmement rares dans le cas de cancers du poumon, avec très peu d'exemples recensés", a expliqué dans un communiqué Ankit Bharat, le chirurgien thoracique en chef à Northwestern Medicine.

"Pour les patients avec un cancer de stade 4, la greffe de poumon est considérée comme absolument exclue, mais étant donné que le cancer d'Albert était cantonné à sa poitrine, nous étions convaincus de pouvoir le débarrasser de toutes les cellules cancéreuses lors de l'opération et sauver sa vie."

Les chirurgiens se montrent en général réticents à pratiquer ce type de greffes car le risque de rechute, chez un patient qui doit prendre des médicaments immunosuppresseurs afin d'empêcher un rejet du transplant, est très élevé s'il subsiste ne serait-ce que quelques cellules cancéreuses dans l'organisme.

Les rares premières opérations de ce genre ont échoué, mais les médecins en savent désormais davantage sur la façon dont les cancers se propagent.

Les symptômes d'Albert Khoury sont apparus début 2020: douleurs dorsales, éternuements, frissons, toux... 

Cet ouvrier du bâtiment de Chicago a d'abord cru qu'il s'agissait du Covid-19, avant de commencer à tousser du sang et d'appeler son médecin.

Les examens révèlent un cancer de stade 1. "Mais à cause de la vague de Covid-19, je n'ai pas pu commencer de traitement immédiatement", raconte-t-il dans un communiqué.

En juillet 2020, son cancer s'était aggravé, au stade 2. Et la chimiothérapie ne l'a pas empêché de progresser encore, aux stades 3 puis 4.

On lui avait annoncé qu'il n'y survivrait pas, quand sa soeur lui a parlé des greffes de poumons de l'hôpital de Northwestern Medicine, pionnier dans ce domaine.

En 2020, une équipe dirigée par le chirurgien Ankit Bharat avait déjà effectué une double greffe sur une jeune femme dont les poumons avaient été ravagés par le Covid-19.

«Sourire»

Après d'autres tentatives de traitement, Albert Khoury, dont l'état se détériorait, a été jugé éligible à cette transplantation car son cancer, bien que de stade 4, ne s'était pas propagé à d'autres organes.

L'équipe qui l'a opéré a dû, en six heures, enlever des "milliers de milliards" de cellules cancéreuses de ses poumons, en prenant soin de ne pas les laisser entrer en contact avec sa poitrine ni son système sanguin.

"Ça a été une nuit palpitante", a résumé Ankit Bharat.

Albert Khoury peut désormais mener une existence normale, travailler ou faire du sport sans assistance respiratoire.

"Je n'ai pas souri pendant plus d'un an, mais maintenant je ne peux plus m'arrêter", a-t-il dit.

Après sa réussite, l'équipe d'Ankit Bharat a entrepris de développer de nouveaux protocoles pour déterminer qui d'autre pourrait être éligible à un tel traitement.

"Nous sommes désormais convaincus qu'il est possible de proposer une greffe dans le cas d'un cancer. Je pense que cela aura des effets plus importants que ce qu'on peut envisager à l'heure actuelle", a lancé le chirurgien.

Le cancer du poumon est de loin le plus mortel aux Etats-Unis, avec près d'une mort liée à cette maladie sur quatre.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.