Cinq leçons à tirer de la qualification de l'Arabie saoudite pour la Coupe du monde de football

L'Arabie saoudite participera à la Coupe du monde pour la sixième fois. (AFP)
L'Arabie saoudite participera à la Coupe du monde pour la sixième fois. (AFP)
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Publié le Vendredi 25 mars 2022

Cinq leçons à tirer de la qualification de l'Arabie saoudite pour la Coupe du monde de football

  • Hervé Renard, ses joueurs et l’ensemble des supporters saoudiens peuvent maintenant s’enthousiasmer à l’idée de passer le prochain hiver à Doha
  • Les 55 000 supporters présents à Djeddah ont contribué à rendre le match contre la Chine inoubliable

L'Arabie saoudite participera à la Coupe du monde pour la sixième fois.

Jeudi après-midi, sa qualification pour le Mondial de 2022, au Qatar, a été confirmée après la victoire du Japon sur l’Australie (2-0) à Sydney et, plus tard dans la journée, le match nul (1-1) des Faucons verts (le surnom des joueurs saoudiens, NDLR) face à la Chine à Charjah.

Hervé Renard, ses joueurs et l’ensemble des supporters saoudiens peuvent maintenant s’enthousiasmer à l’idée de passer le prochain hiver à Doha.

Voici cinq choses que nous avons apprises sur leur campagne de qualification réussie.

1. Les Faucons verts étaient qualifiés avant même de jouer le match contre la Chine

L'Arabie saoudite n'avait qu'à imiter ce que l'Australie avait fait contre le Japon pour se qualifier pour une sixième Coupe du monde. À une minute de la fin du temps réglementaire, le score était encore vierge, mais le Japonais Kaoru Mitoma, la star du Brighton&Hove Albion FC, actuellement prêté à la Belgique, est entré sur la pelouse et il a marqué deux buts en quatre minutes. Les Faucons verts n’en demandaient pas davantage: ils étaient qualifiés.

Leur entraîneur, Hervé Renard, a été contraint de préparer son équipe dans une atmosphère étrange: il n'y avait pas de supporters dans le stade. Les joueurs ont dû couper court aux célébrations et se contenter de jouer leur match. Dans de telles circonstances, le match nul convenait probablement aux deux équipes: si la Chine était heureuse d'éviter une défaite contre l’une des meilleures équipes du groupe, l'Arabie saoudite a évité de perdre contre une équipe en difficulté.

Pourtant, décrocher une place à la Coupe du monde alors que deux matchs restaient à disputer est quelque chose dont on peut être fier. Il n'y avait pas de pression en fin de match: tout était devenu plus simple grâce à la victoire du Japon, finalement.

 

2. Le point gagné en Australie a révélé l’état d'esprit de l’équipe

Il y a eu quelques victoires célèbres sur la route du Qatar, mais c'est un match nul (0-0) à Sydney au mois de novembre dernier qui a vraiment montré que l’équipe faisait preuve d’un nouvel état d'esprit. L'Arabie saoudite avait remporté les quatre premiers matches du groupe avant le voyage en Australie, tandis que les Australiens venaient de perdre au Japon et voulaient absolument décrocher les trois points. Sur place, la plupart des gens pensaient qu'ils les obtiendraient, car les Saoudiens s’étaient souvent mesurés contre les Socceroos (les footballeurs australiens, NDLR) par le passé.

Pourtant, par une nuit humide, les visiteurs se sont battus pour s’octroyer un point. L'Australie a tout donné, mais la qualité de la défense saoudienne était telle que l'équipe locale en a été réduite à envoyer de longs ballons vers l'avant. Au fil du temps, l'Arabie saoudite, privée de plusieurs joueurs, a commencé à se créer des occasions et, à la fin, elle s’est trouvée en position pour marquer.

C'était un message pour le reste du groupe et pour les fans à domicile: l'Arabie saoudite pouvait aller n'importe où en Asie et marquer des points. Elle a également maintenu son avance sur l'Australie, qui allait s'avérer cruciale.

 

3. Les attaquants se sont montrés à la hauteur de l'événement à plusieurs reprises

Tout le monde sait, et cet auteur l'a mentionné à plus d'une occasion, que l'Arabie saoudite manque d'attaquants. Chaque équipe de club est en mesure d'importer des talents offensifs de premier ordre du monde entier, ce qui ne donne pas beaucoup d’opportunités aux locaux, ni beaucoup d'options à l'entraîneur de l'équipe nationale.

Cependant, Renard a fait confiance à Saleh al-Shehri et à Firas al-Buraikan pour mener la danse, et ils ont montré qu’ils méritaient largement cette confiance. Ensemble, ils ont inscrit sept des onze buts saoudiens en phase de groupe. Salem al-Dawsari et Salmane al-Faraj font souvent la une des journaux, et à juste titre. Pourtant, contre la Chine, c'est Al-Shehri qui a marqué. Lors de leur victoire cruciale, à domicile, contre le Japon, c'est son plus jeune compatriote qui a fait le travail. Tous deux ont remporté leur ticket pour le Qatar et il sera passionnant de découvrir leurs performances.

 

4. La dernière rencontre face à la Chine ne restera pas dans les mémoires, mais le premier match a été passionnant

Si le point marqué en Australie a montré que l'Arabie saoudite était capable de se battre pour obtenir des résultats, le fait marquant de la phase de groupe est le suivant: les Faucons verts avaient à leur actif trois victoires sur trois lorsque la Chine est arrivée à Djeddah. La perspective d'une quatrième victoire a suscité l'enthousiasme.

Mais ce qui a véritablement impressionné, ce sont les 55 000 supporters présents à Djeddah. Ils ont contribué à rendre la soirée inoubliable, à faire de ce match l’un de ces grands moments qui nous avaient tant manqué pendant la pandémie, une de ces expériences partagées dont toutes les équipes ont besoin et qui sont susceptibles d’inspirer les joueurs sur le terrain.

Si deux buts de l'improbable Sami al-Najei avaient semblé sceller le sort du match, un sursaut chinois a brusquement changé les choses peu après la pause. Firas al-Buraikan a permis à son équipe d’avoir deux buts d’avance, mais, à vingt minutes de la fin, le gardien Mohamed al-Owais s’est blessé. Son remplaçant, Fawaz al-Qarni, a malheureusement commis une erreur, ce qui a permis à la Chine de réduire l’écart. À 3-2 en faveur des Faucons verts, les nerfs étaient à vif, et les dix minutes de temps additionnel n'ont pas arrangé les choses. Mais l'Arabie saoudite s'est accrochée et a fini par remporter une victoire capitale, splendide, exaltante.

5. L'équipe s'est améliorée au fil des mois

À l’exception d’une défaite face au Japon, due en partie à l’un des rares faux pas de l'entraîneur Hervé Renard – ses changements tactiques ont semblé désorienter ses joueurs au lieu de les inspirer –, cette équipe n’a cessé d’impressionner, car elle s’est améliorée au fil des mois. Plus le Français a passé de temps avec ses joueurs, plus ses choix ont été payants.

Après sa prise de fonction, en 2019, il a fallu du temps pour que les effets de sa nomination se fassent sentir. Les perturbations liées à la pandémie n'ont évidemment rien arrangé. Pourtant, si les performances des tours précédents ont été inégales, la dernière phase de groupe, contre de meilleures équipes, a montré que l'Arabie saoudite était capable de jouer sous pression.

Il est remarquable de noter que, lorsque certains joueurs étaient absents, les remplaçants qui sont entrés en jeu ont été efficaces, veillant à ce que le niveau des performances de l’équipe reste le même.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le président somalien à Asharq Al-Awsat: Travailler avec des partenaires de l'Arabie saoudite pour annuler la reconnaissance du Somaliland par Israël

 Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman rencontre le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. (File/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman rencontre le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. (File/SPA)
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  • M. Mohamud a souligné que l'unité de la Somalie est une "ligne rouge", ajoutant que Mogadiscio a pris des positions fermes pour protéger la souveraineté nationale
  • S'adressant à Asharq Al-Awsat, M. Mohamud a déclaré que son gouvernement agissait en étroite coordination avec ses partenaires, dont l'Arabie saoudite, pour préserver la stabilité et protéger la Corne de l'Afrique

RIYAD: Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a dévoilé une stratégie politique et juridique à trois volets pour annuler ce qu'il a décrit comme une reconnaissance israélienne de la région sécessionniste du Somaliland, avertissant qu'une telle décision menace la souveraineté de la Somalie et la stabilité régionale.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, M. Mohamud a déclaré que son gouvernement agissait en étroite coordination avec ses partenaires, dont l'Arabie saoudite, pour préserver la stabilité et protéger la Corne de l'Afrique de ce qu'il a qualifié d'"escalade irréfléchie".

Sans nommer de pays en particulier, le dirigeant somalien a déclaré que certains États de la région pourraient voir dans la reconnaissance israélienne une occasion de poursuivre "des intérêts étroits et à court terme au détriment de l'unité de la Somalie et de la stabilité régionale".

"Je ne souhaite pas nommer un ou plusieurs pays en particulier", a-t-il déclaré. "Mais il est clair que certains pourraient considérer cette reconnaissance comme une occasion de réaliser des gains limités.

Il a souligné que l'unité de la Somalie était une "ligne rouge", ajoutant que Mogadiscio avait adopté des positions fermes pour protéger la souveraineté nationale. "Nous mettons en garde contre le risque d'être induits en erreur par l'aventurisme israélien imprudent", a-t-il déclaré.

Trois étapes parallèles

M. Mohamud faisait référence à la reconnaissance, annoncée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, de la République autoproclamée du Somaliland en tant qu'État indépendant.

"J'affirme avec la plus grande clarté et fermeté que toute reconnaissance du Somaliland en tant qu'État indépendant constitue une violation flagrante de la souveraineté et de l'unité de la République fédérale de Somalie", a-t-il déclaré.

Il a qualifié cette démarche de grave violation du droit international, de la charte des Nations unies et des résolutions de l'Union africaine qui prônent le respect des frontières héritées de l'Afrique.

Sur cette base, la Somalie a adopté et continuera à appliquer trois mesures parallèles, a-t-il révélé.

La première consiste en une action diplomatique immédiate par l'intermédiaire des Nations unies, de l'Union africaine et de l'Organisation de la coopération islamique afin de rejeter et d'invalider juridiquement et politiquement cette reconnaissance.

M. Mohamud a déclaré que la Somalie avait demandé et obtenu une session formelle du Conseil de sécurité des Nations unies pour traiter ce qu'il a qualifié de "violation israélienne flagrante" de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Somalie.

Cette session, a-t-il ajouté, constitue une victoire diplomatique importante pour Mogadiscio, compte tenu notamment du fait que la Somalie est actuellement membre du Conseil.

Il a exprimé sa "profonde gratitude" pour les déclarations de solidarité et de condamnation émises par l'Union africaine, la Ligue arabe, l'OCI, le Conseil de coopération du Golfe, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et l'Union européenne, entre autres.

La deuxième étape consiste à coordonner une position arabe, islamique et africaine unifiée. M. Mohamud a félicité l'Arabie saoudite pour avoir été l'une des premières à publier une déclaration claire rejetant toute atteinte à l'unité de la Somalie.

Il a déclaré que la position saoudienne reflétait l'engagement de longue date du Royaume en faveur de la souveraineté de l'État et de l'intégrité territoriale, renforcé par le soutien "ferme et de principe" du cabinet saoudien à la Somalie dans ce qu'il a décrit comme un moment délicat.

La troisième étape est axée sur le renforcement du dialogue national interne afin d'aborder les questions politiques dans le cadre d'un État somalien unique, à l'abri de toute ingérence ou de tout diktat extérieur.

Sécurité régionale

M. Mohamud a prévenu que si rien n'était fait, la reconnaissance pourrait créer un "dangereux précédent et compromettre la paix et la sécurité régionales et internationales".

Il a ajouté que cela pourrait encourager les mouvements séparatistes non seulement dans la Corne de l'Afrique, mais aussi dans toute l'Afrique et le monde arabe, citant les développements dans des pays tels que le Soudan et le Yémen comme preuve du coût élevé de la fragmentation de l'État.

"Il s'agit d'une artère maritime mondiale vitale et d'un élément essentiel de la sécurité nationale arabe", a-t-il déclaré en faisant référence à la mer Rouge.

"Toute tension politique ou sécuritaire le long de la côte somalienne affectera directement le commerce international et la sécurité énergétique.

Il a ajouté que l'instabilité aurait des répercussions sur les États riverains de la mer Rouge, en particulier l'Arabie saoudite, l'Égypte, le Soudan, l'Érythrée, le Yémen et la Jordanie. "Préserver l'unité de la Somalie est la pierre angulaire de la sécurité collective de la mer Rouge", a-t-il déclaré.

Point d'appui stratégique

M. Mohamud a affirmé que l'objectif d'Israël allait au-delà de la reconnaissance politique.

"Nous pensons que l'objectif va au-delà d'un geste politique", a-t-il déclaré à Asharq Al-Awsat. "Il comprend la recherche d'un point d'appui stratégique dans la Corne de l'Afrique, près de la mer Rouge, permettant d'exercer une influence sur le détroit de Bab al-Mandeb et menaçant la sécurité nationale des États riverains de la mer Rouge.

Il a décrit cette initiative comme un test de la détermination somalienne, arabe et africaine sur les questions de souveraineté et d'unité territoriale, soulignant que l'opposition de la Somalie à la sécession est une position nationale de principe et durable largement soutenue dans les mondes arabe et africain, "en premier lieu par l'Arabie saoudite".

Il a rejeté toute tentative visant à faire de la Somalie un champ de bataille pour les rivalités régionales ou internationales. "Nous ne permettrons pas que la Somalie devienne une arène pour le règlement de conflits qui ne servent pas les intérêts de notre peuple ou la sécurité de notre région", a-t-il déclaré.

Liens avec l'Arabie saoudite

En ce qui concerne les relations entre l'Arabie saoudite et la Somalie, M. Mohamud a décrit le partenariat comme étant "profondément enraciné et stratégique, enraciné dans une histoire et une religion partagées et dans une destinée commune". L'Arabie saoudite, a-t-il déclaré, "reste un partenaire central dans le soutien à la stabilité, à la reconstruction et au développement de la Somalie, ainsi qu'à la sécurité de la mer Rouge".

Il a exprimé son admiration pour la Vision 2030 de l'Arabie saoudite et les gains économiques et de développement réalisés sous la direction du Gardien des deux saintes mosquées, le roi Salman bin Abdulaziz, et du prince Mohammed bin Salman, prince héritier et Premier ministre.

Interrogé sur la récente décision du Cabinet saoudien rejetant toute tentative de diviser la Somalie, M. Mohamud a déclaré que le gouvernement fédéral l'avait reçue avec "beaucoup d'appréciation et de soulagement."

Selon lui, cette position prolonge le soutien historique du Royaume à l'unité territoriale et à la souveraineté de la Somalie, renforce la stabilité régionale et envoie un message important à la communauté internationale sur la nécessité de respecter la souveraineté des États et de s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures.


Le ministre saoudien des AE en Éthiopie pour discuter des développements régionaux

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane (AFP)
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  • Le prince Faisal rencontrera le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali pour "discuter des développements dans la région et des efforts déployés pour parvenir à la paix et à la stabilité régionales"
  • Cette visite fait suite à l'accueil par l'Arabie saoudite du ministre éthiopien des affaires étrangères, Gedion Timothewos, pour des entretiens à Riyad au début du mois

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, est arrivé mercredi dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba pour une visite officielle, a indiqué le ministère.

Le prince Faisal rencontrera le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali pour "discuter des développements dans la région et des efforts déployés pour parvenir à la paix et à la stabilité régionales", selon le communiqué publié sur X.

Cette visite fait suite à l'accueil par l'Arabie saoudite du ministre éthiopien des affaires étrangères, Gedion Timothewos, pour des entretiens à Riyad au début du mois.


Soudan: deux enfants tués et 12 blessés dans une frappe de drones sur une école 

Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR

KHARTOUM: Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP.

La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR.

Al-Rahad se trouve près d'El-Obeid, ville stratégique sur la route reliant l'ouest du pays à la capitale Khartoum, et dont les FSR cherchent désormais à s'emparer, après la prise en octobre d'El-Facher, dernier bastion de l'armée dans la région occidentale du Darfour.

Plus de 115.000 personnes ont depuis fui le Kordofan, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".