POINTE-À-PITRE : Marine Le Pen a vanté samedi en Guadeloupe, dans les Antilles, où elle venait pour la première fois alors que son père n'avait jamais pu s'y rendre, une campagne de "proximité" et non de "gigantisme" en allusion au rassemblement de son rival Eric Zemmour dimanche au Trocadéro.
Entre 30 et 50 partisans ont accueilli la candidate RN à l'aéroport de Pointe-à-Pitre sur des rythmes de ka (tambour), alors qu'en décembre 1987, près de 3 000 manifestants avaient investi la piste de l'aéroport de Lamentin, en Martinique, pour protester contre "le racisme" du Front national et la venue de son président d'alors Jean-Marie Le Pen, qui avait refusé de débarquer.
Dans une campagne présidentielle, "ce qui est important c'est la proximité, ce n'est pas le gigantisme, c'est l'efficacité des propositions, le travail qui a été fait", a-t-elle déclaré lors d'un point de presse après la visite d'une usine d'eau potable, en raillant le rassemblement du Trocadéro d'Eric Zemmour qui "n'a pas véritablement porté chance à Nicolas Sarkozy ni à François Fillon", candidats de la droite respectivement en 2012 et 2017.
La prétendante d'extrême droite s’était déjà rendue à Mayotte et à la Réunion en décembre, désireuse de redonner une "place centrale" aux territoires ultramarins qu’elle juge "méprisés".
Portée par des scores inégalés en Outre-mer à la présidentielle de 2017 puis aux européennes de 2019, Marine Le Pen, qui consolide sa deuxième place dans les sondages, ne tiendra pas en Guadeloupe de meeting.





