Zoom inédit sur le Soleil et ses "feux de camp"

"Jamais le Soleil n'avait été pris d'aussi près !"
"Jamais le Soleil n'avait été pris d'aussi près !"
Prises à 77 millions de kilomètres de l'étoile (environ la moitié de la distance Terre-Soleil), ces premières images rapprochées ont identifié un phénomène nouveau: des "feux de camps"
Prises à 77 millions de kilomètres de l'étoile (environ la moitié de la distance Terre-Soleil), ces premières images rapprochées ont identifié un phénomène nouveau: des "feux de camps"
Comprendre ces mécanismes est considéré comme le "Graal" de la physique solaire
Comprendre ces mécanismes est considéré comme le "Graal" de la physique solaire
Après 10 mois de voyage, la mission euro-américaine a livré jeudi de premières images scientifiquement prometteuses
Après 10 mois de voyage, la mission euro-américaine a livré jeudi de premières images scientifiquement prometteuses
Ces "feux de camps", pas visibles en détail jusqu'ici, "sont petits comparés aux éruptions solaires géantes que nous pouvons observer depuis la Terre, des millions ou des milliards de fois plus petits"
Ces "feux de camps", pas visibles en détail jusqu'ici, "sont petits comparés aux éruptions solaires géantes que nous pouvons observer depuis la Terre, des millions ou des milliards de fois plus petits"
Short Url
Publié le Vendredi 17 juillet 2020

Zoom inédit sur le Soleil et ses "feux de camp"

  • Prises à 77 millions de kilomètres de l'étoile (environ la moitié de la distance Terre-Soleil), ces premières images rapprochées ont identifié un phénomène nouveau: des "feux de camps", mini-éruptions solaires omniprésentes proches de la surface
  • La couronne solaire, la couche la plus extrême de l'atmosphère du Soleil qui s'étend sur des millions de kilomètres dans l'espace, dépasse en effet le million de degrés alors que la surface du Soleil atteint "seulement" 5.500 degrés: cet écart gigantesque

PARIS : On n'avait jamais observé le Soleil d'aussi près: les premières images livrées par la sonde Solar Orbiter montrent des "feux de camp" bouillonnant tout près de la surface solaire, pouvant expliquer l'un des mystères de notre étoile. 

Ces phénomènes jusqu'ici inconnus pourraient en effet éclairer le fait qu'il fasse plus chaud dans la couronne solaire, à des millions de kilomètres, qu'à la surface même de notre astre, un écart qui défie les lois de la nature.

Après 10 mois de voyage, la mission euro-américaine a livré jeudi de premières images scientifiquement prometteuses, grâce à ses six télescopes d'observation conférant au véhicule spatial une capacité unique à prendre des images de la surface de l'astre.

"Jamais le Soleil n'avait été pris d'aussi près !", s'est félicitée auprès de l'AFP Anne Pacros, responsable de la charge utile de la mission Solar Orbiter, collaboration entre l'Agence spatiale européenne (ESA) et la Nasa, qui a décollé de la Terre le 10 février.

Prises à 77 millions de kilomètres de l'étoile (environ la moitié de la distance Terre-Soleil), ces premières images rapprochées ont identifié un phénomène nouveau: des "feux de camps", mini-éruptions solaires omniprésentes proches de la surface, a détaillé l'ESA lors d'une conférence de presse."Le Soleil semble peut-être calme à première vue, mais quand nous regardons en détail nous pouvons voir ces éruptions miniatures partout où nous regardons", commente David Berghmans de l'Observatoire royal de Belgique, investigateur principal de l'instrument de télédétection "Extreme Ultraviolet Imager" (EUI).

Ces "feux de camps", pas visibles en détail jusqu'ici, "sont petits comparés aux éruptions solaires géantes que nous pouvons observer depuis la Terre, des millions ou des milliards de fois plus petits", indique le physicien.

Ils feraient tout de même environ 400 kilomètres - la taille d'un pays. Une définition plus précise à l'avenir permettra d'en voir de plus petits, espère-t-il. 

"Graal" de la physique solaire

Les scientifiques ignorent encore si ces "feux" sont une simple version miniature des grosses éruptions ou résultent de mécanismes différents. Mais des théories affirment déjà qu'ils pourraient contribuer au chauffage de la couronne solaire, phénomène jusqu'ici inexpliqué

La couronne solaire, la couche la plus extrême de l'atmosphère du Soleil qui s'étend sur des millions de kilomètres dans l'espace, dépasse en effet le million de degrés alors que la surface du Soleil atteint "seulement" 5.500 degrés: cet écart gigantesque est contraire aux lois de la physique, qui veulent que plus on s'éloigne d'une source de chaleur, plus la température baisse. 

Comprendre ces mécanismes est considéré comme le "Graal" de la physique solaire, souligne l'ESA

Solar Orbiter a de nombreux autres objectifs, dont celui de comprendre comment le Soleil contrôle l'héliosphère, ce milieu magnétique ambiant qui régit l'espace interplanétaire, grâce à quatre instruments "in situ" mesurant l'environnement près du véhicule.

Elle doit aussi étudier les tempêtes chargées de particules énergétiques, provoquées par les éruptions solaires, et qui peuvent perturber significativement réseaux de télécommunications et réseaux terrestres d'électricité - ce qu'on appelle la "météorologie spatiale".

Des images inédites des pôles de l'astre, "terra incognita", devraient aussi être dévoilées d'ici 2025, permettant peut-être d'éclairer le fonctionnement du champ magnétique solaire, a détaillé Sami Solanki, directeur de l'Institut Max-Planck de recherche sur le système solaire.

Ces premières images ne sont qu'un début, la mission Solar Orbiter n'étant pas encore entrée dans la phase de prises de données scientifiques. Destinées à vérifier que tous les instruments fonctionnent, "elles dépassent nos espérances", s'est réjoui David Müller, responsable scientifique du projet.

D'ici mars 2022, la sonde reviendra encore plus près du Soleil, après s'être rapprochée de Vénus et de la Terre, dont la gravité lui permettra de se repropulser vers son orbite finale, à 42 millions de kilomètres du Soleil.

Sa mission d'au moins dix ans doit compléter celle de la sonde américaine Parker Solar Probe, qui s'est approchée bien plus près du Soleil, mais ne peut embarquer de tels instruments.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
Short Url
  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Short Url
  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

--
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com