Attaque du Capitole: Jared Kushner, témoigne devant la commission d'enquête

Jared Kushner descend d'Air Force One à son arrivée à l'aéroport de Trenton-Mercer dans le canton d'Ewing, New Jersey, le 31 octobre 2020 (Photo, AFP).
Jared Kushner descend d'Air Force One à son arrivée à l'aéroport de Trenton-Mercer dans le canton d'Ewing, New Jersey, le 31 octobre 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 01 avril 2022

Attaque du Capitole: Jared Kushner, témoigne devant la commission d'enquête

  • Jared Kushner est le plus haut conseiller de M. Trump, et le premier membre de la famille de sa famille à répondre aux questions de cette commission
  • Ce témoignage est le point culminant d'une semaine de révélations dans la presse sur les mois précédant l'assaut du Capitole

WASHINGTON: Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump, a témoigné jeudi devant la commission d'enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur l'assaut par des milliers de partisans de l'ex-président américain contre le Capitole l'année dernière.

L'époux d'Ivanka Trump est le plus haut conseiller de M. Trump, et le premier membre de la famille du milliardaire républicain, à répondre aux questions de cette commission. Il s'est exprimé en vidéoconférence et a été entendu volontairement, sans avoir reçu d'assignation à comparaître.

Le 6 janvier 2021, de très nombreux partisans de Donald Trump avaient envahi le Capitole, siège du pouvoir législatif, pour tenter d'interrompre la certification par les élus de la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine de novembre 2020.

Ce jour-là, Jared Kushner, chargé de dossiers sensibles comme le processus de paix au Proche-Orient, revenait d'un voyage en Arabie saoudite et n'a pas passé la nuit à la Maison Blanche.

Elaine Luria, membre de la commission, a déclaré à la chaîne MSNBC que M. Kushner avait "pu (leur) fournir des informations volontairement, afin de vérifier et d'étayer sa propre prise de position" sur l'élection.

"Il a vraiment été utile de pouvoir lui parler", a-t-elle dit.

Ce témoignage est le point culminant d'une semaine de révélations dans la presse sur les mois précédant l'assaut, qui avait ébranlé la démocratie américaine.

Il a ainsi été révélé que Virginia Thomas, militante conservatrice et épouse du doyen des juges à la Cour suprême Clarence Thomas, avait envoyé plus de 20 messages entre novembre 2020 et janvier 2021 à Mark Meadows, chef de cabinet de Donald Trump, l'implorant de bloquer la victoire de Joe Biden.

Le nom de Jared Kushner apparaît dans l'un d'eux, envoyé le 13 novembre: "Je viens de transférer sur ton gmail un courriel que j'ai envoyé à Jared ce matin (...) une meilleure coordination désormais aidera la cavalerie à arriver et révéler la fraude et sauver l'Amérique".

La presse américaine a également mis au jour un vide de près de huit heures dans les appels téléphoniques passés par Donald Trump depuis la Maison Blanche le 6 janvier 2021, notamment lors de la période pendant laquelle les manifestants forçaient l'entrée du Capitole.

Selon la commission, M. Trump aurait pu utiliser des canaux officieux, comme des téléphones pré-payés difficilement traçables, ce que l'ex-président a fermement démenti.

La commission souhaite aussi entendre Ivanka Trump, qui faisait partie du premier cercle des conseillers de son père et était à la Maison Blanche le 6 janvier. Elle aurait supplié son père de condamner les violences, selon des médias.

L'administration Biden a indiqué mardi qu'elle refuserait d'octroyer à Jared Kushner et Ivanka Trump la prérogative du pouvoir exécutif qui permet de protéger la confidentialité des communications entre ses membres.

La commission s'approche de la conclusion de son enquête et prévoit de tenir des auditions publiques au printemps.

Le ministère de la Justice, qui enquête de son côté sur cette attaque ayant causé la mort d'au moins cinq personnes, "a élargi (ses investigations) à la préparation du meeting" auquel avait participé M. Trump avant les violences, y compris à ceux "qui ont aidé à le planifier, le financer et l'organiser", selon le quotidien Washington Post.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.