Paiement en roubles: la France n'anticipe pas de rupture de livraison de gaz russe

Les Européens refusent jusque-là tout paiement en roubles exigé par Moscou. (AFP).
Les Européens refusent jusque-là tout paiement en roubles exigé par Moscou. (AFP).
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Publié le Vendredi 01 avril 2022

Paiement en roubles: la France n'anticipe pas de rupture de livraison de gaz russe

  • La demande de Moscou de paiement de son gaz en roubles ne devrait pas générer "a priori de rupture" des livraisons selon Paris
  • Les Européens refusent tout paiement en roubles exigé par Moscou

PARIS: La demande de Moscou de paiement de son gaz en roubles ne devrait pas générer "a priori de rupture" des livraisons, a estimé vendredi la ministre française de la Transition écologique Barbara Pompili.


"Les informations que nous avons reçues de Moscou ces derniers jours et ces dernières heures tendent à nous laisser penser que les entreprises pourront continuer à payer en euros auprès des banques qui, elles-même, devront convertir leurs euros en roubles, et notamment Gazprom Bank," a-t-elle dit, répondant à la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.


"A partir du moment où les entreprises paient en euros, les contrats sont respectés et donc ça ne change pas grand-chose pour nos entreprises. Donc à ce stade nous n'avons pas de risque de rupture de ces contrats si cette solution est la solution mise en oeuvre. Et donc a priori pas de rupture qui pourrait être engagée des importations russes de gaz", a-t-elle ajouté.


"Finalement, ce paiement en roubles, je crois que c'est une mesure de soutien au rouble avant tout, mais ce n'est pas vraiment une mesure de rétorsion vis-à-vis des entreprises européennes", a-t-elle encore dit, même si "cela ne nous empêche pas de travailler pour être de moins en moins dépendant des importations de gaz russe".


Les Européens refusent tout paiement en roubles exigé par Moscou.


"De notre point de vue, imposer un paiement en roubles constituerait une rupture de la plupart des contrats: les contrats passés par les entreprises françaises notamment avec Gazprom sont libellés en euros et donc les entreprises sont légitimes à refuser un changement de devises", a dit la ministre vendredi.


"La banque centrale russe peut fixer le taux de change qu'elle souhaiterait, ce qui reviendrait à fixer de façon unilatérale les prix du gaz, et consisterait en un détournement des sanctions, ce qui évidemment n'est pas acceptable", a-t-elle ajouté.


L'Inde et l'Egypte s'engagent dans un «partenariat stratégique»

Le Premier ministre indien Narendra Modi s'exprime lors d'un point de presse conjoint avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à la Hyderabad House à New Delhi, le 25 janvier 2023. (Photo, AFP)
Le Premier ministre indien Narendra Modi s'exprime lors d'un point de presse conjoint avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à la Hyderabad House à New Delhi, le 25 janvier 2023. (Photo, AFP)
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  • «Les échanges commerciaux ont atteint 7,26 milliards de dollars en 2021-2022», soit 6,68 milliards d'euros, affirme Bassam Radi dans un communiqué
  • Abdel Fattah al-Sissi et le Premier ministre indien Narendra Modi visent «12 milliards de dollars d'ici cinq ans», soit 11 milliards d'euros.

LE CAIRE: L'Inde et l'Egypte s'engagent dans un "partenariat stratégique" pour quasiment doubler en cinq ans leurs échanges commerciaux et renforcer leurs liens sur la scène diplomatique internationale, indique jeudi le porte-parole du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en visite en Inde.

"Les échanges commerciaux ont atteint 7,26 milliards de dollars en 2021-2022", soit 6,68 milliards d'euros, affirme Bassam Radi dans un communiqué, portant l'Inde à la septième place des partenaires commerciaux de l'Egypte, le plus peuplé des pays arabes.

Désormais, M. Sissi et le Premier ministre indien Narendra Modi visent "12 milliards de dollars d'ici cinq ans", soit 11 milliards d'euros.

Actuellement, les investissements indiens en Egypte représentent 3,15 milliards de dollars et l'Egypte espère plus: elle a proposé à l'Inde "un secteur spécifique dans la zone économique du canal de Suez".

Les deux hommes se sont également engagés à plus de coopération dans des domaines aussi variés que l'agro-alimentaire, la recherche spatiale ou le tourisme.

Sur le plan diplomatique, M. Modi a invité M. Sissi à participer au G20 prévu en septembre en Inde où tous deux entendent porter "les intérêts et les priorités du Sud".

Les deux hommes ont également plaidé pour "des réformes complètes du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment en élargissant les deux catégories de membres et en renforçant la représentation des pays en développement".

En 2022, l'Inde avait interdit les exportations de blé pour protéger ses réserves et réduire l'inflation, faisant flamber les prix mondiaux. Elle avait toutefois débloqué à titre exceptionnel des cargaisons à destination de l'Egypte, premier importateur de blé au monde avec 104 millions d'habitants et un territoire en grande partie désertique.

Forcée de dévaluer fortement sa monnaie par un nouveau prêt du FMI, l'Egypte cherche désormais à diversifier ses partenaires commerciaux, notamment ceux qui ne réclament pas des dollars, dont elle manque. Elle a ainsi récemment obtenu de la Banque centrale russe de pouvoir importer en livres égyptiennes.


L’Arabie saoudite stimule la croissance des marchés de l’immobilier commercial dans la région MEA

Selon un rapport de la Royal Institution of Chartered Surveyors, 81% des personnes interrogées basées en Arabie saoudite estiment que le marché est en phase de reprise. (Shutterstock)
Selon un rapport de la Royal Institution of Chartered Surveyors, 81% des personnes interrogées basées en Arabie saoudite estiment que le marché est en phase de reprise. (Shutterstock)
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  • Le marché saoudien de l’immobilier commercial dispose de bases solides pour une croissance future, même s’il est touché par les effets de la récession économique mondiale
  • Selon un rapport de la Royal Institution of Chartered Surveyors, 81% des personnes interrogées basées en Arabie saoudite estiment que le marché est en phase de reprise

RIYAD: Le secteur de l’immobilier commercial en Arabie saoudite connaît une reprise alors que le plan du Royaume pour diversifier son économie continue de stimuler la demande sur le marché immobilier global, selon un nouveau rapport de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS).

Selon le Global Commercial Property Monitor de l’entreprise, les conditions solides du marché dans la région Moyen-Orient et Afrique (MEA) continuent de résister à la situation macroéconomique mondiale.

Le rapport de la RICS révèle que la demande des locataires et des investisseurs est en hausse dans tous les secteurs, et que les attentes en matière de croissance des loyers et de la valeur du capital restent très positives, grâce à une opinion particulièrement optimiste en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis (EAU) et au Nigeria.

Selon le rapport, 81% des personnes interrogées basées en Arabie saoudite estiment que le marché est en phase de reprise, le Royaume connaissant actuellement un essor dans le secteur de l’immobilier, stimulé par les infrastructures, le logement et les loisirs.

Le rapport indique également que la croissance globale de la demande des locataires de l’immobilier commercial a légèrement diminué, passant de 60% au troisième trimestre à 43%. Toutefois, le rapport ajoute que ce chiffre correspond aux 43% enregistrés au quatrième trimestre de 2021, ce qui démontre un taux stable de forte croissance au cours de l’année écoulée.

«Comme dans une grande partie de la région MEA, cette tendance se manifeste dans tous les segments du marché en Arabie saoudite, où les résultats pour le secteur des bureaux restent plus positifs que ceux des secteurs du commerce de détail et de l’industrie», précise le rapport de la RICS.

Le secteur des bureaux en Arabie saoudite a affiché un taux de 59% d’occupation, soit une légère baisse par rapport aux 64% enregistrés au troisième trimestre, selon le rapport. Il ajoute que les secteurs du commerce de détail et de l'industrie connaissent toujours une forte croissance, respectivement de 32% et 38%.

Le rapport de la RICS montre que la demande d’investissements internationaux a pris de l’ampleur au cours de chacun des trois derniers trimestres, tous les secteurs ayant connu une hausse pendant cette période. En tête de liste, l’Arabie saoudite a attiré une forte croissance de l’intérêt des acheteurs étrangers au cours du quatrième trimestre, atteignant un solde net de 49%.

Dans l’ensemble, les conclusions du rapport révèlent que le marché saoudien de l’immobilier commercial, à l’instar de son voisin émirati, dispose de bases solides pour une croissance future, même s’il est touché par les effets de la récession économique mondiale.

Le rapport ajoute que le marché de l’immobilier commercial des EAU reste lui aussi solide malgré les défis mondiaux, deux tiers des personnes interrogées estimant que le marché est en plein essor. De même, la croissance de la demande des locataires aux EAU s’est accélérée dans tous les secteurs du marché au cours du quatrième trimestre de 2022.

Les perspectives du marché de l’immobilier commercial aux EAU restent positives, car les estimations de la valeur du capital sur douze mois continuent d’augmenter, affirme le rapport de la RICS, qui ajoute que les investissements étrangers reflètent une confiance croissante dans le marché et une poursuite de la croissance.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le patron de Marks & Spencer s'affole de mesures post-Brexit envisagées

Logo de la chaine de magasins Marks & Spencer. (Photo, Twitter, @marksandspencer)
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  • Le patron de la chaine de magasins Marks & Spencer juge «stupéfiantes» et «trop pesantes» des mesures à l'étude qui pourraient notamment porter sur un étiquetage différent des produits en Irlande du nord
  • Le Royaume-Uni comme l'UE espèrent parvenir à un accord pour résoudre l'impasse sur le protocole nord-irlandais lié au Brexit avant l'anniversaire des 25 ans des accords de paix entre la république d'Irlande et l'Irlande du nord

LONDRES: Le patron de la chaine de magasins Marks & Spencer fustige les mesures post-Brexit envisagées par Londres pour fluidifier les échanges entre l'Irlande du nord, le reste du Royaume-Uni, et l'Union européenne, d'après des propos rapportés jeudi par The Daily Telegraph.

Dernière personnalité des affaires à critiquer le gouvernement sur le front du Brexit, il juge "stupéfiantes" et "trop pesantes" des mesures à l'étude qui pourraient notamment porter sur un étiquetage différent des produits en Irlande du nord.

Cela se traduirait selon lui par "des augmentations de coûts et un choix réduit pour les consommateurs, et désavantagerait encore plus les agriculteurs et fournisseurs britanniques", argumente M. Norman.

Cela nuirait aussi "à la compétitivité des détaillants britanniques sur les autres marchés internationaux", poursuit-il dans une lettre au ministre des Affaires étrangères dont le Telegraph rapporte des extraits.

Des porte-parole de M&S n'étaient pas immédiatement disponibles pour confirmer ces informations.

"A l'ère numérique, quand en touchant son téléphone mobile un client peut être connecté à un magasin qui peut localiser sa commande en moins de 60 secondes, il est juste stupéfiant que le gouvernement (britannique) et l'Union européenne reviennent en arrière de quatre décennies pour discuter d'une +solution+ coûteuse qui impliquerait des autocollants et de l'étiquetage", critique M. Norman.

Le Royaume-Uni comme l'UE espèrent parvenir à un accord pour résoudre l'impasse sur le protocole nord-irlandais lié au Brexit avant l'anniversaire des 25 ans des accords de paix entre la république d'Irlande et l'Irlande du nord, dits "accords du vendredi saint" fin avril.

Les critiques de M. Norman suivent de près celles du milliardaire britannique James Dyson estimant que le premier ministre Rishi Sunak avait une vision "à courte vue" du fonctionnement des entreprises.

Le fondateur du groupe d'électroménager et appareils électroniques qui porte son nom, désormais basé à Singapour alors même que M. Dyson était l'un des plus célèbres avocats du Brexit, a par ailleurs appelé M. Sunak et son chancelier de l'Echiquier Jeremy Hunt à plus "encourager l'innovation dans le secteur privé et à faire preuve d'ambition pour la croissance".

Lundi lors d'un discours le directeur général de la CBI, la principale organisation patronale britannique, a pour sa part estimé qu'il serait une erreur d'abandonner dès la fin de cette année les réglementations héritées de l'UE.

Il a aussi déploré les obstacles à la venue des travailleurs originaires de l'UE au Royaume-Uni, notamment pour le personnel hautement qualifié.

La pénurie de travailleurs de l'UE depuis l'entrée en vigueur effective du Brexit est évaluée à quelque 300.000 personnes, et touche de nombreux secteurs, notamment l'agriculture ou l'hôtellerie-restauration.