Vague de froid en France: pas de coupure d'électricité, grâce à la « mobilisation» des Français, selon RTE

Un employé d'EDF (Electricité de France) se tient à l'entrée de la centrale électrique à charbon d'EDF de Cordemais, lors d'un rassemblement pour protester contre l'abandon du projet Ecocombust qui consiste à remplacer le charbon par des pellets de biomasse densifiée, Cordemais, ouest de la France, le 13 juillet 2021. (AFP)
Un employé d'EDF (Electricité de France) se tient à l'entrée de la centrale électrique à charbon d'EDF de Cordemais, lors d'un rassemblement pour protester contre l'abandon du projet Ecocombust qui consiste à remplacer le charbon par des pellets de biomasse densifiée, Cordemais, ouest de la France, le 13 juillet 2021. (AFP)
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Publié le Lundi 04 avril 2022

Vague de froid en France: pas de coupure d'électricité, grâce à la « mobilisation» des Français, selon RTE

  • Dans un tweet diffusé dimanche, la chaîne de distribution Carrefour avait par exemple annoncé qu'elle veillerait à réduire sa consommation d'électricité lundi matin, par la voix de son directeur général Rami Baitiéh
  • Le système électrique français est sous tension cet hiver en raison de nombreuses fermetures de réacteurs nucléaires, pour maintenance et vérification de problèmes de corrosion.

PARIS: La consommation d'électricité en France, compte tenu de la vague de froid, a été un peu moins forte que prévu lundi matin, permettant d'écarter tout risque de coupures d'électricité, a déclaré à l'AFP le gestionnaire des lignes d'électricité à haute et très haute tension RTE, qui a salué le civisme des ménages et des entreprises.

"RTE prévoyait une pointe de consommation de l'ordre de 73.000 MW vers 9H00, elle a finalement été atteinte à 8H45 mais à 71.600 MW", a indiqué l'opérateur dans un communiqué.

"Cet écart s'explique, pour partie, par la baisse de consommation des particuliers, entreprises et collectivités territoriales qui ont décalé l'usage de leurs machines, baissé la luminosité des magasins ou des enseignes lumineuses", selon RTE pour qui ces "écogestes" ont permis "une baisse de 800 MW, soit l'équivalent de deux fois la consommation de la ville de Montpellier et quasiment la puissance d'un réacteur nucléaire".

L'écart entre la consommation attendue et celle finalement constatée s'explique également "par l'activation de capacités d'effacement (mécanisme de baisse de consommation valorisée sur le marché de l'électricité, notamment pour les industriels)", a ajouté RTE.

"Grâce à la mobilisation des acteurs du secteur, toute la production française (environ 63.600 MW) a été activée pour répondre à la consommation. Elle a été complétée par des importations d'électricité des pays voisins (8.000 MW)", a précisé RTE.

L'opérateur avait activé le signal national Ecowatt "orange" (qui peut aller jusqu'à rouge) en raison de la baisse des températures, qui devait faire augmenter la consommation d'électricité, et appelé ménages et entreprises à réduire leur consommation lundi matin.

Dans un tweet diffusé dimanche, la chaîne de distribution Carrefour avait par exemple annoncé qu'elle veillerait à réduire sa consommation d'électricité lundi matin, par la voix de son directeur général Rami Baitiéh.

- Pas d'alerte pour les jours prochains -

RTE prévoyait une consommation nationale pouvant atteindre 73.000 MW vers 09H00. La production nationale devait être de seulement 65.000 MW au même moment, mais la France devait pouvoir importer jusqu'à 11.000 MW pour passer ce cap, selon RTE, qui n'avait pas prévu de coupures, mais avait estimé que la situation risquait d'être "tendue".

"Avec les températures repartant à la hausse dès ce lundi après-midi, la consommation d'électricité devrait diminuer", selon RTE, qui ne prévoit pas de nouveau signal Ecowatt pour les prochains jours.

Le système électrique français est sous tension cet hiver en raison de nombreuses fermetures de réacteurs nucléaires, pour maintenance et vérification de problèmes de corrosion. Actuellement, 27 réacteurs nucléaires sont indisponibles sur 56.

Un autre dispositif dit "d'interruptibilité" permet aussi d'arrêter immédiatement la fourniture de courant sur 18 sites de gros consommateurs d'électricité sous contrat avec RTE.

Ce dispositif n'a "pas été activé", selon l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden), contactée par l'AFP.

Ce système contractuel a été étendu récemment, selon l'Uniden, en cas de besoin. Alors qu'il était possible d'y recourir cinq fois par an pour les industriels, il est désormais possible de l'activer dix fois par an, selon un décret pris récemment.

En dernier recours, il est enfin prévu le recours au "délestage" c'est-à-dire à des coupures organisées et tournantes de l'alimentation électrique d'environ 200.000 foyers à la fois pendant 2 heures. Une mesure extrême mais destinée à éviter le +blackout+ - une panne généralisée et non contrôlée.


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.