L'Assemblée générale de l'ONU suspend la Russie du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies

Sergiy Kyslytsya, représentant permanent de l'Ukraine auprès des Nations Unies, prend la parole lors l'Assemblée générale, le 7 avril 2022, à New York. (Photo, AFP)
Sergiy Kyslytsya, représentant permanent de l'Ukraine auprès des Nations Unies, prend la parole lors l'Assemblée générale, le 7 avril 2022, à New York. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 08 avril 2022

L'Assemblée générale de l'ONU suspend la Russie du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies

Sergiy Kyslytsya, représentant permanent de l'Ukraine auprès des Nations Unies, prend la parole lors l'Assemblée générale, le 7 avril 2022, à New York. (Photo, AFP)
  • «Les criminels de guerre n’ont pas leur place dans les organes de l'ONU visant à protéger les droits de l’homme», a réagi sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères
  • Le Kremlin a regretté la suspension de la Russie du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, avertissant que Moscou comptait «continuer de défendre ses intérêts par tous les moyens légaux»

KIEV : L'Assemblée générale de Nations unies a suspendu jeudi la Russie de son siège au Conseil des droits de l'homme en raison de l'invasion de l'Ukraine, au cours d'un vote qui a recueilli 93 voix favorables et traduit un effritement de l'unité internationale face à Moscou. 

Sur les 193 pays membres de l'Assemblée générale, 24 ont voté contre cette suspension - la deuxième dans l'histoire des Nations unies après l'éviction de la Libye en 2011 - et 58 se sont abstenus. 

Mais les abstentions n'étaient pas prises en compte dans la majorité des deux-tiers requise parmi les seuls votes pour et contre. 

Le Kremlin continuera de «défendre ses intérêts»

Le Kremlin a regretté la suspension de la Russie du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, avertissant que Moscou comptait « continuer de défendre ses intérêts par tous les moyens légaux ».

« Nous en sommes désolés et nous continuerons de défendre nos intérêts par tous les moyens légaux et de nous expliquer », a déclaré le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, sur la chaîne britannique Sky News.

L’Ukraine a déclaré qu’elle était « reconnaissante » de la décision de suspendre la Russie du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, affirmant que les « criminels de guerre » ne devaient pas y être représentés. 

« Les criminels de guerre n’ont pas leur place dans les organes de l'ONU visant à protéger les droits de l’homme », a réagi sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba. 

« (Je suis) reconnaissant à tous les Etats membres qui ont soutenu la résolution pertinente de l'Assemblée générale des Nations unies et qui ont choisi le bon côté de l'Histoire », a-t-il ajouté. 

La suspension de la Russie du Conseil des droits de l'homme de l'ONU est «illégale» (MAE russe)

Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié « d'illégale » la suspension de la Russie du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué publié jeudi.  

La Russie considère cette suspension comme « illégale et politiquement motivée, visant à punir de manière ostentatoire un Etat membre souverain de l'ONU qui mène une politique intérieure et étrangère indépendante », et a décidé d'une « résiliation anticipée » de ce Conseil. 


Les procureurs américains s'opposent à la publication des raisons de la perquisition chez Trump

Le sceau du FBI, devant le siège de l'organisation à Washington, le 15 août 2022 (Photo, AFP).
Le sceau du FBI, devant le siège de l'organisation à Washington, le 15 août 2022 (Photo, AFP).
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  • Á la demande des procureurs cette fois-ci, un juge avait rendu publics le mandat autorisant la perquisition
  • «Trump s'est dit victime d'une attaque contre un opposant politique comme on n'en a jamais vu dans notre pays»

WASHINGTON: Le ministère américain de la Justice s'est opposé lundi à la publication d'un document judiciaire censé donner les raisons qui ont poussé les enquêteurs fédéraux à mener une perquisition inédite chez l'ancien président Donald Trump la semaine dernière.

L'opération de la police fédérale dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride - une première pour un ex-président - a provoqué une tempête politique, M. Trump et ses partisans dénonçant une "chasse aux sorcières".

Plusieurs organisations, dont des médias, avaient demandé à un juge de publier un document judiciaire dans lequel les enquêteurs expliquent habituellement pourquoi la perquisition était nécessaire.

Le ministère de la Justice a assuré lundi qu'une telle publication "nuirait de manière irréparable à l'enquête pénale en cours", selon un document judiciaire.

Vendredi, à la demande des procureurs cette fois-ci, un juge avait rendu publics le mandat autorisant la perquisition et une liste des documents saisis.

Mais, à l'inverse des premiers, le document dont la publication était cette fois demandée contient "des informations très sensibles sur des témoins", des techniques utilisées par la police et des faits "extrêmement importants sur l'enquête", a estimé le ministère.

Sa publication pourrait révéler la stratégie des enquêteurs et "compromettre (la réussite) de prochaines étapes de l'investigation", a-t-il ajouté.

Selon les documents révélés vendredi, la justice soupçonne le républicain d'avoir violé une loi américaine sur l'espionnage qui encadre très strictement la détention de documents confidentiels. La liste des objets saisis mentionne de nombreux documents classés "top secret".

Donald Trump, pressenti pour se relancer dans la course à la Maison Blanche pour 2024, a assuré que ces documents avaient été déclassifiés.

Lundi, en indiquant avoir vu ses passeports saisis lors de la perquisition, le républicain s'est dit victime d'une "attaque contre un opposant politique comme on n'en a jamais vu dans notre pays".


Ukraine: Une «catastrophe» à Zaporojjia menacerait l'Europe entière, avertit Zelensky

Des militaires ukrainiens dans la région de Donetsk (Photo, AFP).
Des militaires ukrainiens dans la région de Donetsk (Photo, AFP).
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  • Depuis fin juillet, plusieurs frappes, dont les deux parties s'accusent mutuellement, ont visé le site
  • La centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, avait été prise début mars par les troupes russes

KIEV: Une "catastrophe" à la centrale nucléaire de Zaporojjia, sous contrôle russe dans le sud de l'Ukraine, menacerait l'Europe toute entière, a averti lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"A l'abri de la station, les occupants bombardent les villes et communautés des environs", a accusé M. Zelensky dans son adresse de lundi soir.

"Tout incident radioactif à la centrale nucléaire de Zaporojjia peut porter un coup aux pays de l'Union européenne, à la Turquie, à la Géorgie, et à des pays de régions plus éloignées. Tout dépend de la direction et de la force du vent", a poursuivi le président ukrainien.

"Si les actions de la Russie conduisent à une catastrophe, les conséquences pourraient frapper ceux qui restent silencieux pour l'instant", a-t-il averti.


Cameroun: Un militaire et un policier tués par des séparatistes anglophones

Le conflit avait éclaté en octobre 2016 (Photo, AFP).
Le conflit avait éclaté en octobre 2016 (Photo, AFP).
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  • Une partie de la population anglophone s'estime ostracisée par les francophones
  • Le conflit a fait plus de 6.000 morts depuis fin 2016 et forcé plus d'un million de personnes à se déplacer

YAOUNDÉ, Cameroun: Trois personnes, dont un militaire et un policier, ont été tuées dimanche par des rebelles dans l'ouest du Cameroun, tout près d'une région où une guerre meurtrière oppose des groupes armés séparatistes anglophones aux forces de l'ordre, a indiqué lundi à l'AFP le gouverneur de la région.

Un groupe de rebelles a attaqué, dimanche matin, un avant-poste de l'armée à Kengwo, un village situé dans la région de l'Ouest et limitrophe de celle du Nord-Ouest, peuplée principalement par la minorité anglophone d'un pays majoritairement francophone, a expliqué Augustine Awa Fonka, gouverneur de la région de l'Ouest.

"Il y a eu trois morts. Un policier, un militaire et un conducteur de moto. Les assaillants ont emporté des armes. A ma connaissance, il n'y a pas eu de victime de leur côté", a précisé M. Fonka.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre depuis cinq ans d'un conflit meurtrier entre des groupes armés réclamant l'indépendance d'un État qu'ils appellent l'"Ambazonie" et des forces de sécurités massivement déployées par le pouvoir du président Paul Biya, 89 ans, qui dirige le Cameroun d'une main de fer depuis près de 40 ans.

Une partie de la population anglophone s'estime ostracisée par les francophones. Le conflit a fait plus de 6.000 morts depuis fin 2016 et forcé plus d'un million de personnes à se déplacer, selon le centre de réflexion International Crisis Group (ICG).

Les rebelles - comme les militaires et les policiers - sont régulièrement accusés par les ONG internationales et l'ONU de commettre exactions et crimes contre les civils.

En juin, cinq militaires avaient été tués par des rebelles anglophones dans l'attaque d'un poste de gendarmerie à Njitapon, dans l'ouest du pays.

Le conflit anglophone avait éclaté en octobre 2016 après des manifestations pacifiques d'une partie de la minorité anglophone, qui s'estimait marginalisée et réclamaient plus d'autonomie ou l'indépendance, et violemment réprimées par les forces de l’ordre.