Le conseil régional de Bretagne réclame l'autonomie législative et fiscale

Le député Les Républicains (LR) Marc Le Fur prend la parole lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 18 janvier 2022. (AFP).
Le député Les Républicains (LR) Marc Le Fur prend la parole lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 18 janvier 2022. (AFP).
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Publié le Vendredi 08 avril 2022

Le conseil régional de Bretagne réclame l'autonomie législative et fiscale

  • «Nous sommes conscients du caractère quelque peu sulfureux de la notion d'autonomie dans la grammaire politique française», a reconnu Aziliz Gouez
  • Tous les groupes politiques se sont prononcés en faveur de cette autonomie, hormis le Rassemblement national

RENNES: Le conseil régional de Bretagne a voté vendredi un vœu inédit demandant à l’État l'ouverture de "discussions" en vue d'une autonomie législative, réglementaire et fiscale de la région.

"Nous sommes conscients du caractère quelque peu sulfureux de la notion d'autonomie dans la grammaire politique française", a reconnu Aziliz Gouez, en présentant le texte pour le groupe autonomiste "Breizh a-gleiz".

"La Bretagne est prête, mature pour s'engager sur ce chemin de l'autonomie législative, réglementaire et fiscale", a-t-elle cependant estimé.

Tous les groupes politiques se sont prononcés en faveur de cette autonomie, hormis le Rassemblement national.

Le député et conseiller régional LR Marc Le Fur a notamment souligné qu'il existait déjà en Alsace "un autre droit du travail plus protecteur des travailleurs, une autre sécurité sociale plus protectrice".  "Il y a des législations spécifiques en France (...) Ceci nous ouvre des perspectives", a-t-il souligné.

"Si nous allons dans ce sens, nous rendrions finalement un grand service à l’État lui-même" qui est "aussi omnipotent qu'impotent", a ajouté M. Le Fur, évoquant la "défaillance d'un État qui s'est dispersé".

Le vice-président du conseil régional Michaël Quernez a dit "oui à ce supplément d'âme qu'est l'autonomie" pour le groupe majoritaire (Alliance progressiste des socialistes et démocrates).

"Ce texte donne de la force à la Bretagne", a abondé le président PS de la région Loïg Chesnais-Girard, en estimant qu'il fallait  "trouver une réponse à cette fatigue démocratique qui est là".

"La chance que l'on offre à l’État, c'est de prendre nos responsabilités et d'être comptables devant nos concitoyens", a-t-il assuré.

Dans ce vœu, la Bretagne demande aux prochains gouvernement et parlement "d'entamer des discussions pour la définition d'un possible modèle d'autonomie pour la Bretagne, incluant une part de pouvoir législatif et réglementaire" mais aussi "une redéfinition des relations budgétaires entre la Région et l'État, dans le but de garantir à la région un panier de ressources fiscales significatif avec pouvoir de taux et de définition de l'assiette".

Les régions "ont une capacité budgétaire très limitée" et "ne disposent d’aucun pouvoir réglementaire dans leurs propres domaines de compétence", constate le texte. "Elles se trouvent trop souvent réduites à demander à l’État d'agir pour régler des problèmes qui pourraient relever de leur responsabilité", ajoute le vœu, estimant que cette situation provoquait "des retards, des crispations, des incompréhensions".

Le texte réclame aussi une consultation sur la réunification de la Bretagne à cinq départements (incluant la Loire-Atlantique).

Le vote de ce vœu intervient alors que le gouvernement s'est engagé à ouvrir en Corse un processus de discussions sur un éventuel statut d'autonomie pour l'île.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.