Gifle de Will Smith: les Oscars interdisent l'acteur de toute cérémonie pour 10 ans

L'acteur américain Will Smith (Photo d'archive AP).
L'acteur américain Will Smith (Photo d'archive AP).
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Publié le Samedi 09 avril 2022

Gifle de Will Smith: les Oscars interdisent l'acteur de toute cérémonie pour 10 ans

  • L'Académie n'a pas mentionné une quelconque interdiction pour l'acteur de prétendre à de futurs Oscars
  • La réunion vendredi matin du conseil d'administration de l'Académie s'inscrivait dans le cadre de la procédure disciplinaire engagée contre l'acteur après sa gifle en pleine soirée de

BEVERLY HILLS: L'Académie des Oscars a décidé vendredi d'interdire Will Smith de toute cérémonie ou événement qu'elle organisera pendant une durée de dix ans, à titre de sanction pour la gifle que l'acteur a assénée à l'humoriste Chris Rock en pleine soirée de gala fin mars.

"M. Smith ne sera pas autorisé à assister à un quelconque événement ou programme de l'Académie, en personne ou virtuellement", qu'il s'agisse ou non des Oscars, et avec effet immédiat, écrivent dans un communiqué les dirigeants de l'Académie des arts et sciences du cinéma.

L'Académie a accepté la démission de Will Smith, qu'il avait présentée la semaine dernière, mais ne lui a pas retiré l'Oscar du meilleur acteur reçu le mois dernier pour "La Méthode Williams".

"J'accepte et je respecte la décision de l'Académie", a réagi Will Smith dans une brève déclaration écrite.

L'Académie n'a pas mentionné une quelconque interdiction pour l'acteur de prétendre à de futurs Oscars.

La réunion vendredi matin du conseil d'administration de l'Académie, où sont présentes des stars comme Steven Spielberg et Whoopi Goldberg, s'inscrivait dans le cadre de la procédure disciplinaire engagée contre l'acteur après sa gifle en pleine soirée de gala des Oscars.

Une cérémonie "éclipsée par le comportement inacceptable et néfaste de M. Smith sur la scène. Durant notre retransmission télévisée, nous n'avons pas correctement réagi à la situation. Nous en sommes désolés", déplorent vendredi le président de l'Académie, David Rubin, et sa directrice générale, Dawn Hudson.

"Nous voulons exprimer notre profonde gratitude à M. Rock pour avoir gardé son sang-froid dans ces circonstances extraordinaires", ajoutent-ils dans leur communiqué.

Visiblement aussi surpris et choqué que le public par l'acte de Will Smith, l'humoriste avait néanmoins repris le fil de la soirée comme si de rien n'était, refusant ensuite de porter plainte contre l'acteur de 53 ans.

"Mes actions lors de la cérémonie des 94e Oscars ont été choquantes, douloureuses et inexcusables", reconnaissait l'acteur, cinq jours après être monté sur scène pour gifler l'humoriste Chris Rock qui venait de faire une plaisanterie sur les cheveux ras de son épouse.

Jada Pinkett Smith a dit publiquement voici quelques années être atteinte d'alopécie, une maladie provoquant une importante chute de cheveux.

Quelques dizaines de minutes après la gifle, Will Smith était revenu sur la scène des Oscars pour recevoir le prix du meilleur acteur, pour son rôle dans "La Méthode Williams".

Confiance «trahie»

Il n'avait sur le moment pas fait acte de contrition, se contentant de fustiger "les gens qui vous manquent de respect" et de dire que "l'amour vous fait faire des choses folles".

Ce n'est que le lendemain, après que l'Académie a annoncé l'ouverture d'une enquête interne sur l'incident, que l'acteur avait présenté des excuses à Chris Rock et aux organisateurs. Il avait alors plaidé avoir réagi "de manière émotionnelle" à "une blague sur le problème de santé de Jada".

Vendredi dernier en annonçant finalement sa démission, Will Smith avait reconnu avoir "trahi la confiance de l'Académie. J'ai privé d'autres candidats et vainqueurs de la chance de pouvoir célébrer leur travail extraordinaire".

"J'accepterai toutes les conséquences que le conseil d'administration estimera appropriées", ajoutait-il dans son texte.

Des voix s'étaient élevées pour réclamer que Will Smith soit déchu de son Oscar, mais d'autres ont fait observer que ni Harvey Weinstein, ancien magnat d'Hollywood condamné pour viol et agression sexuelle, ni le réalisateur Roman Polanski n'avaient été contraints de rendre leurs statuettes après avoir été exclus de l'Académie.

Le lendemain de l'incident, l'actrice Whoopi Goldberg elle-même avait estimé que cette éventualité était peu probable concernant Will Smith. "Il y aura des conséquences, j'en suis sûre, mais je ne pense pas que c'est ce qu'ils vont faire, surtout parce que Chris" Rock a décidé de ne pas porter plainte, avait-elle dit à la télévision.

De son côté, l'humoriste ne s'est pas exprimé publiquement sur cet incident. "Je suis encore en train de digérer ce qui s'est passé. Donc, à un moment donné, je vais parler de ce truc. Et ce sera sérieux et drôle", avait-il dit le 30 mars au début d'un spectacle.


La compositrice saoudienne Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla

La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
  • Un événement destiné à célébrer et soutenir les talents musicaux du Royaume
  • Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla avec une œuvre inspirée de l'histoire, du patrimoine et des paysages emblématiques de la région

ALULA : La compositrice et pianiste saoudienne Abeer Balubaid a été désignée lauréate du Concours de musique d'AlUla lors d'une cérémonie organisée mercredi au Design Space AlUla.

En recevant son prix, Balubaid a déclaré : « C'est un honneur immense. Savoir que des visiteurs venus du monde entier découvriront cette composition en arrivant à AlUla est à la fois émouvant et inspirant.

« Cette œuvre établit un lien durable avec une destination d'une immense richesse culturelle. »

Le concours a été créé afin de célébrer et de soutenir les talents musicaux du Royaume, tout en encourageant les compositeurs à puiser leur inspiration dans la nature exceptionnelle, le patrimoine et l'identité culturelle d'AlUla.

Lancé par Arts AlUla, le pôle artistique et culturel de la Commission royale pour AlUla, le concours invitait les citoyens et résidents saoudiens à soumettre des compositions originales d'une durée de 30 à 60 secondes.

La composition gagnante de Balubaid sera diffusée sur la Route musicale d'AlUla, permettant aux visiteurs d'interagir avec une œuvre inspirée du site dès leur arrivée.

Le concours a attiré plus de 150 candidatures venues de tout le Royaume. Les deux finalistes étaient Ghida Knio et Abeer Balubaid.

Cette initiative a offert aux citoyens et résidents saoudiens une occasion unique de mettre en valeur leur créativité tout en contribuant à renforcer l'identité culturelle du Royaume.

Le jury était composé de Hany Farahat, président du jury, ainsi que d'Ines Abdeldayem, Mamdouh Saif et Hesham Nazih.

S'adressant à Arab News, Hany Farahat est revenu sur le processus de sélection et la manière dont le jury est parvenu à sa décision.

« Au total, 280 morceaux nous ont été transmis, à moi-même et aux membres du jury.

Nous ne savions pas à qui appartenaient ces œuvres. Nous ignorions s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, d'un citoyen saoudien ou d'un résident. Chacun a voté individuellement sur la plateforme de Live Nation.

Une fois les 280 morceaux évalués, nous nous sommes réunis. Live Nation nous a présenté les résultats, révélant que nous avions tous retenu les mêmes dix meilleures œuvres. C'était une véritable surprise. Sans nous consulter ni connaître les candidats, nous étions parvenus au même classement : les dix, puis les cinq, ensuite les trois finalistes, avant de désigner le lauréat.

Ce qui m'a particulièrement réjoui, c'est qu'au final, je ne savais pas que la gagnante était une femme, qu'elle était saoudienne, ni même qu'elle avait été mon élève au sein de l'orchestre saoudien. »

Balubaid a expliqué à Arab News comment elle avait composé cette œuvre et en quoi AlUla l'avait inspirée.

« Cette composition évoque l'histoire d'AlUla. Il fallait transmettre cette énergie afin que les visiteurs puissent la ressentir avant même d'y entrer.

Je me suis donc plongée dans l'essence d'AlUla. J'ai étudié son histoire, ses montagnes, ses sculptures, sa beauté, sa profondeur et les histoires humaines qui s'y rattachent. J'ai ressenti une grande intensité.

Cette œuvre est très spéciale pour moi. Je l'ai écrite en 2019, après le décès de mon père. Qu'il repose en paix. Elle s'intitule "Le Passage de la lumière" (Tariq Al-Noor). On y ressent les différentes transitions émotionnelles qui la traversent.

J'ai immédiatement pensé qu'elle correspondait parfaitement à l'esprit d'AlUla. »

Elle a ajouté : « J'espère que cette musique suscitera chez les visiteurs un sentiment d'attente, de curiosité et de connexion émotionnelle. Plus que tout, j'espère qu'elle leur offrira une introduction mémorable à AlUla et qu'elle reflétera la créativité ainsi que la richesse culturelle qui caractérisent cette destination. »

Hany Farahat a conclu : « La scène musicale et artistique saoudienne se porte très bien. Elle est prometteuse et possède un potentiel immense.

Nos jeunes artistes débordent d'idées remarquables. Cette initiative constitue une véritable graine pour de nombreux projets futurs, d'où émergeront des talents dont nous serons fiers. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.