Arabie saoudite: KPMG prévoit une baisse du taux de chômage et une augmentation du PIB en 2022 et 2023

Alors que l'Arabie saoudite continue de privilégier les secteurs non pétroliers, le taux de chômage total devrait poursuivre sa tendance à la baisse (Photo, Getty).
Alors que l'Arabie saoudite continue de privilégier les secteurs non pétroliers, le taux de chômage total devrait poursuivre sa tendance à la baisse (Photo, Getty).
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Publié le Lundi 11 avril 2022

Arabie saoudite: KPMG prévoit une baisse du taux de chômage et une augmentation du PIB en 2022 et 2023

  • Le PIB saoudien devrait croître de 6,7% en 2022 puisque le pays se remet de la pandémie
  • Le risque de voir les prix augmenter reste élevé en 2022 en raison des perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale

RIYAD: L'Arabie saoudite connaîtra une baisse du taux de chômage cette année et l'année prochaine, parce que l'on s'attend à ce que son produit intérieur brut augmente, selon un rapport récent publié par KPMG.

De plus, le PIB saoudien devrait croître de 6,7% en 2022 puisque le pays se remet de la pandémie, selon les prévisions du cabinet de conseil en fiscalité et en audit.  

D'après KPMG, la croissance du PIB sera renforcée par une forte augmentation de la production pétrolière et par une reprise continue de l'économie non pétrolière.

La croissance du PIB réel pourrait ralentir en 2023

Le rapport indique également que les tendances de 2022 devraient se poursuivre en 2023, même si la croissance du PIB réel ralentira à 3,9% puisque les effets de base limitent l'expansion annuelle.

Ces chiffres interviennent alors que le PIB réel de l'Arabie saoudite aurait augmenté de 3,3% en 2021, après avoir connu une contraction de 4,1% en 2020.

Les rapports de KPMG précisent de même que l'inflation annuelle moyenne en Arabie saoudite augmentera respectivement de 2,7% et 1,7 % en 2022 et 2023.

Le risque de voir les prix augmenter reste élevé en 2022 en raison des perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale déclenchées par la pandémie.

Toutefois, le rapport indique que le risque de pressions inflationnistes importées demeure faible, parce que les prix intérieurs des principaux pays fournisseurs de l'Arabie saoudite n'ont pas enregistré de hausse significative.

Taux de chômage en baisse

Alors que l'Arabie saoudite continue de privilégier les secteurs non pétroliers, le taux de chômage total devrait poursuivre sa tendance à la baisse, avec une moyenne de 6,3% en 2022 et de 6% en 2023, contre une moyenne estimée à 6,6% en 2021.

«Bien que l'on prévoie une performance économique robuste durant les deux prochaines années, le processus rapide de réembauche – qui s'est déjà produit en raison de la réouverture de l'économie nationale – limitera l'amélioration globale du taux de chômage», note le rapport.

Pénurie de travailleurs dans le secteur de la construction d'ici deux ans

Le rapport envisage la possibilité d'une inadéquation des compétences dans des poches isolées au cours des deux prochaines années, étant donné que les restrictions sanitaires sont toujours en vigueur pour les nouveaux arrivants étrangers en Arabie saoudite.  

Les tensions en Ukraine posent un risque pour l'Arabie saoudite

Selon le rapport, les tensions actuelles entre la Russie et l'Ukraine pourraient entraîner des risques haussiers pour l'Arabie saoudite, parce que les principaux États consommateurs de pétrole exercent des pressions sur le pays pour qu'il augmente sa production de pétrole au-delà de ce qui est convenu dans le cadre de ses engagements actuels envers l'Opep+.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.