Ce qu'il faut savoir sur les armes «fantômes» auxquelles Biden s'attaque

Le président américain Joe Biden s'exprime lors d'un événement sur la violence armée dans la roseraie de la Maison Blanche le 11 avril 2022 à Washington (Photo, AFP).
Le président américain Joe Biden s'exprime lors d'un événement sur la violence armée dans la roseraie de la Maison Blanche le 11 avril 2022 à Washington (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 12 avril 2022

Ce qu'il faut savoir sur les armes «fantômes» auxquelles Biden s'attaque

  • Biden a annoncé de nouvelles mesures visant à renforcer la réglementation qui entoure ces armes en kit
  • Voici ce qu'il faut savoir sur ces armes difficiles à tracer

WASHINGTON : Joe Biden a renforcé lundi la règlementation encadrant les armes dites "fantômes", dans l'espoir d'endiguer le flot d'armes illégales qui a contribué à la hausse des violences aux Etats-Unis.

Le président américain a annoncé de nouvelles mesures visant à renforcer la réglementation qui entoure ces armes en kit pouvant être fabriquées à la maison, parfois en quelques minutes, pour quelques centaines de dollars et à l'aide d'une connexion internet.

Voici ce qu'il faut savoir sur ces armes difficiles à tracer.

Qu'est-ce qu'une arme «fantôme» ?

La plupart des armes vendues aux Etats-Unis sont produites par des fabricants agréés ou importées de l'étranger.

Ces deux types d'armes sont distribuées par des vendeurs habilités et doivent porter un numéro de série, généralement gravé sur l'arme.

Grâce à ce numéro de série, les forces de l'ordre peuvent remonter la trace de n'importe quelle arme liée à un crime.

Les armes en kit, aussi surnommée "armes à 80%", sont vendues partiellement assemblées, le reste du montage devant être effectué par l'acheteur.

Elles n'ont pas de numéro de série et, puisqu'elle ne sont pas considérées comme des armes tout au long du processus de vente, ne nécessitent pas de posséder un permis de port d'arme ni de soumettre l'acheteur à un contrôle des antécédents judiciaires et psychiatriques.

Faciles à se procurer en ligne, elles sont vite devenues une solution toute indiquée pour les personnes auxquelles il est par ailleurs interdit d'acheter une arme pour des raisons de casier judiciaire ou d'âge.

Est-il difficile de s'en procurer une?

Une enquête menée par l'association Everytown for Gun Safety, qui milite pour un meilleur encadrement des armes à feu, a conclu qu'un kit pour fabriquer un fusil d'assaut AR-15 -- l'une des armes les plus populaires aux Etats-Unis, et souvent en cause lors des fusillades les plus meurtrières -- peut coûter moins de 400 dollars.

L'étude indique que l'arme est vantée en ligne comme très facile à monter. "L'assemblage (...) ne prend pas très longtemps. Vous pourrez l'essayer sur le champ de tir après une heure ou deux."

Et des tutoriels affichant des centaines de milliers de vues sont faciles à trouver sur YouTube.

Combien sont en circulation?

On ne dispose d'aucun chiffre sur la question, du fait de l'absence de numéro de série et d'une réglementation inexistante.

Mais les forces de l'ordre américaines font état d'une forte hausse des saisies de ces armes "fantômes".

Le chef adjoint de la police de Los Angeles, Kris Pitcher, a indiqué avoir confisqué 800 armes en kit rien qu'en 2020.

Et selon l'agence fédérale en charge des armes à feu, deux-tiers de ces armes ont été saisies en Californie.

Cet Etat du sud-ouest des Etats-Unis "est en quelque sorte l'épicentre" de cette tendance, estime Adam Skaggs, directeur juridique du Giffords Law Center -- une ONG ainsi nommée d'après l'ancienne élue Gabby Giffords, qui a survécu après être grièvement blessée d'une balle à la tête en 2011.

Les responsables des forces de l'ordre à l'échelle du pays affirment que les mentions d'armes "fantômes" dans les rapports de police ont doublé entre 2020 et 2021.

Que font les autorités?

Plusieurs villes, dont San Francisco, San Diego et Los Angeles ont adopté des textes limitant ou bannissant la vente de ces armes en kit.

Et la Maison Blanche s'en mêle, via un décret pris lundi par Joe Biden et soumettant ces armes aux mêmes exigences que les armes à feu déjà montées disponibles à l'achat.

Les vendeurs de ces kits de pièces détachées devront désormais procéder à une vérification des antécédents des acheteurs potentiels ainsi qu'inclure un numéro de série sur les pièces constitutives de ces armes à feu.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.