Qui montera les marches? Le Festival de Cannes dévoile jeudi sa sélection officielle

Le personnel du Festival déroule le tapis rouge pour le coup d'envoi de la 74e édition du Festival de Cannes dans le sud de la France, le 6 juillet 2021. (AFP)
Le personnel du Festival déroule le tapis rouge pour le coup d'envoi de la 74e édition du Festival de Cannes dans le sud de la France, le 6 juillet 2021. (AFP)
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Publié le Mardi 12 avril 2022

Qui montera les marches? Le Festival de Cannes dévoile jeudi sa sélection officielle

  • Le Festival, qui retrouve ses dates habituelles d'avant la pandémie, du 17 au 28 mai, pourrait offrir une tribune à des cinéastes ukrainiens, ou à des Russes en rupture avec le régime de Poutine
  • Plus de 2 000 films ont été soumis pour cette édition-anniversaire

PARIS: Un mois de la compétition pour la Palme d'Or, le 75e Festival de Cannes dévoile jeudi une sélection officielle qui promet de marier art et glamour, mais n'oubliera probablement pas la politique, en pleine guerre en Ukraine.

Les réalisateurs du monde entier auront à 11H00 les yeux rivés sur le cinéma des Champs-Elysées où le délégué général, Thierry Frémaux, annoncera la liste des élus.

Peut-être dévoilera-t-il aussi le nom de celui ou celle qui succèdera à Spike Lee à la présidence du jury. Le magazine spécialisé Variety parie sur Penelope Cruz ou Marion Cotillard.

Plus de 2 000 films ont été soumis pour cette édition-anniversaire. Le Festival, qui retrouve ses dates habituelles d'avant la pandémie, du 17 au 28 mai, pourrait offrir une tribune à des cinéastes ukrainiens, ou à des Russes en rupture avec le régime de Poutine.

Après l'invasion, Cannes a immédiatement annoncé qu'il n'accueillerait pas de "délégations russes" officielles, mais pourrait inviter des cinéastes réputés comme Kantemir Balagov ("Tesnota"), 30 ans, qui a fui la Russie, ou son aîné Kirill Serebrennikov ("Leto"), 52 ans, enfant terrible de la création contemporaine qui doit faire, en tant que metteur en scène, l'ouverture du Festival d'Avignon.

Côté ukrainien, on pourrait compter sur le cinéaste Sergueï Loznitsa, qui a soumis un film sur la destruction des villes allemandes par les Alliés à la fin de la Seconde guerre mondiale.

Une vingtaine de prétendants à la Palme d'Or sont attendus en compétition, dix mois après l'édition de juillet 2021, qui avait sacré la Française Julia Ducournau pour "Titane". De grands noms seraient sur les rangs: les professionnels espèrent un retour en compétition de David Cronenberg, un film de science-fiction horrifique pour lequel il a rallié Viggo Mortensen, Kristen Stewart et Léa Seydoux, ou de l'Australien George Miller, le père de "Mad Max".

- Elvis et Tom Cruise -

Sont également évoqués le Suédois Ruben Ostlund, Palme d'Or 2017 avec le grinçant "The Square", qui dissèque à nouveau les moeurs contemporaines dans "Triangle of Sadness", ou encore l'ambitieux projet de Terrence Malick sur la vie du Christ, avec Mark Rylance dans le rôle de Satan.  

Peu de réalisatrices sont citées, si ce n'est l'Américaine Kelly Reichardt, prisée de la critique, ou les Françaises Rebecca Zlotowski ou Alice Winocour, chacune pour des films avec la Franco-Belge Virginie Efira, par ailleurs maîtresse des cérémonies d'ouverture et de fermeture cette année.

Cannes pourrait être tenté de jouer à nouveau la carte sud-coréenne, après avoir misé juste en 2019 en sacrant "Parasite" de Bong Joon-ho, qui remportait ensuite l'Oscar du meilleur film. Ce dernier pourrait revenir avec son dernier film, tout comme son compatriote Park Chan-Wook.

Si le cinéma français sera probablement une nouvelle fois bien représenté, les règles cannoises, qui excluent de la compétition les films de plateforme qui ne sortent pas dans les salles de cinéma françaises, devraient par contre écarter de la Croisette le film Netflix "Blonde", une relecture de la vie de Marilyn Monroe avec Ana de Armas.

Alors que les grands auteurs n'hésitent plus à aller sur les plateformes (Scorsese ou Jane Campion chez Netflix, bientôt Ridley Scott chez Apple...), et que les habitudes des spectateurs évoluent, Thierry Frémaux souhaiterait que cette règle change, mais les exploitants français, au conseil d'administration du festival, s'y opposent.

Très peu d'informations ont filtré jusqu'à présent sur cette 75e édition, la dernière du président Pierre Lescure, qui a annoncé passer la main en juillet à une juriste, Iris Knobloch, ex-WarnerMedia. 

Elle est marquée par la fin du partenariat avec Canal+, remplacées par un attelage France Télévisions/Brut, et l'arrivée comme partenaire de TikTok.

Hors compétition, le Festival a annoncé la présence de Tom Cruise, de retour dans le cockpit pour présenter, 35 ans après, une suite au mythique "Top Gun", et le biopic très attendu "Elvis" par Baz Luhrmann ("Moulin rouge").


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.