Des Irano-Américains appellent Biden à garder le Corps des Gardiens de la révolution islamique sur la liste des groupes terroristes

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a été placé le 15 avril 2019 sur la liste qui comprend soixante-treize organisations. (Photo, AFP)
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a été placé le 15 avril 2019 sur la liste qui comprend soixante-treize organisations. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 13 avril 2022

Des Irano-Américains appellent Biden à garder le Corps des Gardiens de la révolution islamique sur la liste des groupes terroristes

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a été placé le 15 avril 2019 sur la liste qui comprend soixante-treize organisations. (Photo, AFP)
  • Retirer le Corps des Gardiens de la révolution islamique de la liste est l’une des principales revendications de Téhéran dans les négociations de Vienne sur le nucléaire iranien
  • Ebrahim Raïssi, accusé d’avoir dirigé l’exécution de milliers de civils iraniens, a été élu président en août 2021

CHICAGO: Mardi, plus de cinq cents scientifiques, universitaires et professionnels irano-américains ont exhorté le président américain, Joe Biden, dans une lettre, à maintenir le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste américaine des organisations terroristes étrangères. 

En vertu de l’article 219 de la loi sur l’immigration et la nationalité, révisée tous les deux ans, le ministère américain de la Justice peut engager des poursuites contre toute personne ou tout organisme qui fournit un «soutien matériel», notamment une aide financière, à toute organisation figurant sur la liste des organisations terroristes étrangères. 

Le CGRI a été placé le 15 avril 2019 sur la liste qui comprend soixante-treize organisations. Depuis sa création, quinze groupes ont été radiés de la liste. 

Retirer le CGRI de la liste est l’une des principales revendications de Téhéran dans les négociations de Vienne sur le nucléaire iranien, également connues sous le nom de «plan d’action global commun» (PAGC). Les États-Unis se sont retirés de l’accord le 8 mai 2018, sous le mandat de Donald Trump. 

«Le CGRI est l’outil du terrorisme à l’étranger et de la répression des manifestants dans les rues d’Iran. Cet instrument de terreur protège la dictature religieuse en Iran et il continue d’entraver tout progrès vers la mise en œuvre des droits de l’homme », précisent les signataires de la lettre, consultée par Arab News

«Sa désignation comme organisation terroriste étrangère a entravé de nombreuses transactions financières étrangères en lien avec le CGRI, et donc sa capacité à exporter le terrorisme et à imposer la répression», écrivent-ils. 

«Le CGRI joue un rôle plus important dans la création d’unités terroristes navales par procuration, en utilisant des drones pour des opérations terroristes et en finançant le terrorisme dans le monde entier», ajoutent-ils.  

«Depuis plus d’un siècle, le peuple iranien lutte pour se libérer de la tyrannie du chah (et de ses prédécesseurs) et des mollahs actuellement au pouvoir en Iran. Comme vous l’avez vous-même déclaré à maintes reprises, il est fondamental de soutenir le peuple iranien dans ses revendications de paix, de liberté et d’un Iran non nucléaire et laïc. Les efforts mondiaux pour protéger les civils et défendre un monde libre revêtent, plus que jamais, une importance primordiale.» 

L’un des principaux initiateurs de la lettre, le professeur Kazem Kazerounian, déclare: «Bien que nous nous félicitions de la décision du président Biden de s’opposer au retrait du CGRI de la liste des organisations terroristes étrangères, nous restons vigilants et préoccupés par toute concession envers le régime terroriste de Téhéran.» 

Il ajoute: «Il n’y a pas de distinction entre le CGRI et la Force Al-Qods. Ils fonctionnent comme une seule unité pour financer, promouvoir et mettre en œuvre le programme du Guide suprême iranien, Ali Khamenei. La désignation actuelle est justifiée et doit rester inchangée.» 

Sima Yazdani, leader et inventrice dans le domaine des technologies de l’information, affirme: «Cette lettre reflète l’opinion de nombreux Américains d’origine iranienne qui sont en contact avec les membres de leur famille en Iran. Nombre d’entre eux sont victimes de la répression brutale du CGRI dans leur pays.» 

Le Dr Shahin Toutounchi, ingénieur chez Lattice Semiconductor Corp., déclare: «Les pourparlers de Vienne ne font que rendre légitime un régime brutal et terroriste à Téhéran. Aucune concession ne devrait être offerte aux mollahs, au CGRI ou à leur président meurtrier, Ebrahim Raïssi.» 

«Les États-Unis devraient tenir le régime des mollahs responsable des violations des droits de l’homme en Iran, du terrorisme à l’étranger et de leur soutien destructeur aux mandataires terroristes dans la région.» 

Ebrahim Raïssi, accusé d’avoir dirigé l’exécution de milliers de civils iraniens, a été élu président en août 2021. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.