Mise en accusation d'un néo-nazi présumé qui rêvait de «guerre des races» en Allemagne

Les mots "La dignité humaine est inviolable" se trouvent au-dessus de l'entrée d'une salle d'audience du tribunal régional supérieur de Francfort, en Allemagne, le 15 juin 2022. (Photo d'illustration, AFP)
Les mots "La dignité humaine est inviolable" se trouvent au-dessus de l'entrée d'une salle d'audience du tribunal régional supérieur de Francfort, en Allemagne, le 15 juin 2022. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Mercredi 13 avril 2022

Mise en accusation d'un néo-nazi présumé qui rêvait de «guerre des races» en Allemagne

  • Le suspect, dont l'âge n'est pas précisé, mais qui était adolescent au moment des faits, s'est décidé à l'été 2021 de déclencher dans les trois ans à venir « une guerre civile des races» pour « préserver la population blanche»
  • Le jeune homme avait commencé à s'informer sur l'achat d'armes à feu et acheté des composants via internet pouvant servir à la fabrication d'explosifs

BERLIN : Le parquet fédéral allemand a annoncé mercredi la mise en accusation d'un Allemand sympathisant du réseau néo-nazi américain "Division Atomwaffen" soupçonné d'avoir voulu déclencher "une guerre des races" en Allemagne via des attentats à l'explosif et à l'arme à feu.

L'accusé, désigné par le parquet comme Marvin E., "est accusé d'avoir essayé de fonder une organisation terroriste et d'avoir préparé un acte de violence grave et dangereux" pour l'Etat allemand, indique l'institution dans un communiqué.

Le suspect, dont l'âge n'est pas précisé, mais qui était adolescent au moment des faits, s'est décidé à l'été 2021 de déclencher dans les trois ans à venir "une guerre civile des races" pour "préserver la population blanche" selon l'idéologie de la "Division Atomwaffen" (division de l'arme nucléaire).

Ce réseau néo-nazi composé de jeunes, créé en 2015 aux Etats-Unis, s'est fait connaître notamment par des campagnes de recrutement sur les campus, détaille le parquet.

Le jeune homme avait commencé à s'informer sur l'achat d'armes à feu et acheté des composants via internet pouvant servir à la fabrication d'explosifs. Par ailleurs, il avait prévu de créer son groupuscule baptisé la "Division Atomwaffen Hessen", du nom de sa ville de résidence à l'ouest du pays, et voulait recruter des membres.

L'accusé n'a pas eu le temps de passer à l'acte: la police l'a interpellé le 21 septembre 2021 et il est incarcéré depuis.

Début avril, les autorités allemandes avaient procédé à un vaste coup de filet dans les milieux terroristes d'extrême-droite, dans le cadre d'une enquête plus large, associant police et services de renseignement militaire depuis 2019. 

Quatre suspects du groupuscule "Knockout 51" avait alors été arrêtés. Les investigations en cours visent aussi le groupe d'extrême droite "Atomwaffen Division Deutschland".

Les autorités allemandes ont érigé la violence d'extrême droite au premier rang des menaces pour l'ordre public, avant le risque jihadiste. 

Le meurtre en juin 2019 par un militant néonazi de Walter Lübcke, élu du parti conservateur qui défendait la politique d'accueil des migrants de l'ancienne chancelière, avait profondément secoué le pays.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com