La valeur du NFT du tout premier tweet semble avoir plongé en un an

Des visiteurs observent des œuvres de NFT (Non-Fungible Token) lors d'une exposition intitulée Indo NFT Festiverse à la galerie RJ Katamsi, de l'Université d'art indonésienne, qui combine art et technologie à Yogyakarta, le 13 avril 2022. (AFP).
Des visiteurs observent des œuvres de NFT (Non-Fungible Token) lors d'une exposition intitulée Indo NFT Festiverse à la galerie RJ Katamsi, de l'Université d'art indonésienne, qui combine art et technologie à Yogyakarta, le 13 avril 2022. (AFP).
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Publié le Jeudi 14 avril 2022

La valeur du NFT du tout premier tweet semble avoir plongé en un an

  • L'homme d'affaires qui avait acheté ce certificat d'authenticité pour 2,9 millions de dollars l'a remis en vente espérant en tirer 49 millions. Mais la meilleure offre était à 10 000 dollars
  • «J'ai décidé de vendre ce NFT (Le premier tweet au monde) et de reverser 50% des bénéfices (25 millions de dollars ou plus) à l'organisation caritative GiveDirectly», a tweeté le 6 avril Sina Estavi

SAN FRANCISCO : Le NFT du premier tweet de Jack Dorsey, le co-fondateur de Twitter, pourrait n'être vendu qu'à une fraction de son prix d'il y a un an, signe de l'extrême volatilité de ce marché.

L'homme d'affaires qui avait acheté ce certificat d'authenticité pour 2,9 millions de dollars en mars 2021, l'a remis en vente ce mois-ci, espérant en tirer 49 millions. Mais jeudi, la meilleure offre était à 10 000 dollars.

"J'ai décidé de vendre ce NFT (Le premier tweet au monde) et de reverser 50% des bénéfices (25 millions de dollars ou plus) à l'organisation caritative GiveDirectly", a tweeté le 6 avril Sina Estavi, directeur général de la plateforme de blockchain Bridge Oracle, située en Malaisie.

Face aux offres jusqu'à présent médiocres sur la plateforme de vente OpenSea, il a rappelé que la vente aux enchères d'il y a un an avait aussi démarré avec des propositions de quelques centaines ou milliers de dollars, en tweetant jeudi une capture d'écran d'offres datant de décembre 2020, "quand @Jack (Dorsey) a créé ce NFT".

"Peut-être qu'Elon va l'acheter", a tweeté Matt Navarra, un analyste spécialiste des réseaux sociaux, en référence à l'offre d'Elon Musk, le patron de Tesla, de racheter Twitter.

"C'est dommage si le propriétaire de Twitter ne possède pas le premier tweet :)", a déclaré lui-même Sina Estavi à l'intention de l'entrepreneur.

Le "NFT", pour non-fungible token ou jeton non fongible, est un format numérique qui permet d'associer à tout objet virtuel, qu'il s'agisse d'une image, photo, animation, vidéo, ou morceau de musique, un certificat d'authenticité enregistré sur la blockchain, la technologie qui sert de base aux cryptomonnaies comme le bitcoin.

Le marché des NFT a explosé en 2021. Le rachat de l'image authentifiée du message "Je crée mon compte Twttr" ("just setting up my twttr") de Jack Dorsey, pour près de 3 millions de dollars avait fait du bruit.

Surtout, la vente pour 69,3 millions de dollars chez Christie's d'une œuvre numérique de l'artiste américain Beeple, intitulée "Everydays: The First 5000 Days", avait défrayé la chronique.

Mais l'engouement semble être un peu retombé cette année. Les observateurs du secteur sont divisés entre les fans et les sceptiques.

"Mec, tu ne possèdes pas le tout premier tweet. Tu possèdes un certificat sur la blockchain qui dit que tu possèdes une capture d'écran du tout premier tweet", a réagi un utilisateur de Twitter en commentaire du dernier message de Sina Estavi.


La santé mentale des jeunes travailleurs s'est dégradée, selon une étude

En 2022, 56% des moins de 30 ans se déclarent fatigués ou épuisés, contre 49% en 2019, 22% disent consommer des somnifères, des anxiolytiques ou des antidépresseurs (contre 11% en 2019). (Photo d'illustration, AFP)
En 2022, 56% des moins de 30 ans se déclarent fatigués ou épuisés, contre 49% en 2019, 22% disent consommer des somnifères, des anxiolytiques ou des antidépresseurs (contre 11% en 2019). (Photo d'illustration, AFP)
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  • En cause souvent, le travail lui-même: 44% des jeunes qui jugent négativement leur santé mentale l'imputent au seul contexte professionnel, intensité et temps de travail  (pour 67% d'entre eux)
  • La santé mentale des jeunes travailleurs s'est dégradée depuis 2019, après deux années marquées par la pandémie de Covid et des mesures de restriction

PARIS : Les salariés de moins de 30 ans ont une santé mentale plus fragile que l'ensemble des salariés, et celle-ci s'est dégradée depuis 2019, selon une étude et des données du groupe de protection sociale Malakoff Humanis publiées mercredi.

Selon cette étude, 23% des salariés de moins de 30 ans jugent négativement leur santé mentale (contre 16% pour l'ensemble des salariés), 48% déclarent mal dormir (contre 32%), 42% se disent stressés (contre 28%) et 34% sont émotionnellement épuisés (contre 22%) voire à bout de force (29% contre 19% de l'ensemble).

En cause souvent, le travail lui-même: 44% des jeunes qui jugent négativement leur santé mentale l'imputent au seul contexte professionnel (contre 35% pour l'ensemble des salariés): intensité et temps de travail  (pour 67% d'entre eux), rapports sociaux au travail dégradés (47%).

La santé mentale des jeunes travailleurs s'est dégradée depuis 2019, après deux années marquées par la pandémie de Covid et des mesures de restriction.

Ainsi en 2022, 56% des moins de 30 ans se déclarent fatigués ou épuisés, contre 49% en 2019, 22% disent consommer des somnifères, des anxiolytiques ou des antidépresseurs (contre 11% en 2019).

Sur le plan physique, 18% des salariés de moins de 30 ans jugent leur santé mauvaise, contre 14% pour l'ensemble des salariés.

Le renoncement ou le report de soins concerne près d'un quart des salariés au premier trimestre 2022. Ce taux atteint 37% chez les moins de 30 ans et 33% chez les managers. Parmi les raisons évoquées pour l'expliquer, le manque de temps (35%), les difficultés à obtenir un rendez-vous (29%) et les raisons financières (23%).


Ukraine: TotalEnergies annonce renoncer à sa participation dans un champ pétrolier russe

Le géant énergétique TotalEnergies a annoncé mercredi avoir cédé sa participation de 20% dans le gisement de Khariaga, dans l'Arctique russe, à la société russe Zaroubejneft. (Photo, AFP)
Le géant énergétique TotalEnergies a annoncé mercredi avoir cédé sa participation de 20% dans le gisement de Khariaga, dans l'Arctique russe, à la société russe Zaroubejneft. (Photo, AFP)
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  • TotalEnergies avait déjà pris quelques distances avec la Russie, pays stratégique pour lui, en annonçant en mars renoncer à tout achat de pétrole, gazole et produits pétroliers russes au plus tard à la fin de l'année
  • En 2016, TotalEnergies avait déjà cédé une partie de sa participation dans le gisement de Khariaga à Zaroubejneft, de 40% à 20%

PARIS: Le géant énergétique TotalEnergies a annoncé mercredi avoir cédé sa participation de 20% dans le gisement de Khariaga, dans l'Arctique russe, à la société russe Zaroubejneft, qui avait déjà hérité du rôle d'opérateur du site depuis 2016. 

« En ligne avec nos principes d'actions énoncés le 22 mars dernier concernant notre désengagement du pétrole russe (...), TotalEnergies a convenu du transfert à Zaroubejneft des 20% d'intérêts résiduels » qu'il détenait dans le gisement, a indiqué le groupe français dans un communiqué, précisant que « cette transaction est soumise à l'accord des autorités russes ». 

Aucun montant n'a été dévoilé pour cette opération. 

Le groupe français se désengage ainsi complètement de ce projet, qui a produit « plus de 20 millions de tonnes » de pétrole depuis son démarrage en 1999 et qui »a généré plus de 4 milliards de dollars de recettes pour la Russie », selon le site internet de Zaroubejneft. 

En 2016, TotalEnergies avait déjà cédé une partie de sa participation dans le gisement de Khariaga à Zaroubejneft, de 40% à 20%. 

Fin avril, sur fond de conflit entre l'Ukraine et la Russie, le géant français de l'énergie avait annoncé un « début de repli » de la Russie et déprécié 4,1 milliards d'actifs concernant notamment le projet gazier Arctic LNG 2 après avoir cessé d'apporter des fonds au projet. 

TotalEnergies avait déjà pris quelques distances avec la Russie, pays stratégique pour lui, en annonçant en mars renoncer à tout achat de pétrole, gazole et produits pétroliers russes au plus tard à la fin de l'année. Il avait aussi annoncé qu'il n'apporterait plus de capital à de nouveaux projets là-bas. 

Il ne s'est pour autant pas retiré de ce pays dans lequel il est implanté depuis le début des années 1990, et où il produit 16,6% de ses hydrocarbures, et même 30% pour le gaz seul, s'attirant les critiques des partisans d'un retrait total de Russie après l'invasion des forces de Moscou en Ukraine. 


L'euro passe sous 1,02 dollar, une première depuis 2002

Vers 11H15 GMT (13H15 à Paris), l'euro cédait 0,77% à 1,0188 dollar, après avoir reculé jusqu'à 1,0187 dollar, un plus bas depuis décembre 2002. (Photo, AFP)
Vers 11H15 GMT (13H15 à Paris), l'euro cédait 0,77% à 1,0188 dollar, après avoir reculé jusqu'à 1,0187 dollar, un plus bas depuis décembre 2002. (Photo, AFP)
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  • L'euro recule depuis mardi « sous l'effet cumulé de craintes de récession en Europe et de turbulences financières alimentées par une nouvelle flambée des prix de l'énergie dans la région»
  • La Réserve fédérale américaine pourrait relancer l'économie en assouplissant sa politique monétaire alors que les Européens peineraient à compenser leur manque de gaz

LONDRES : L'euro poursuivait son recul face au dollar mercredi, atteignant un nouveau plus bas depuis deux décennies en raison des inquiétudes qui pèsent sur l'économie du Vieux continent.

Vers 11H15 GMT (13H15 à Paris), l'euro cédait 0,77% à 1,0188 dollar, après avoir reculé jusqu'à 1,0187 dollar, un plus bas depuis décembre 2002.

L'euro recule depuis mardi "sous l'effet cumulé de craintes de récession en Europe et de turbulences financières alimentées par une nouvelle flambée des prix de l'énergie dans la région (notamment les prix du gaz et de l'électricité)", explique Guillaume Dejean, analyste chez Western Union.

La fin forcée d'une grève en Norvège pour relancer coûte que coûte la production dans trois gisements de pétrole et de gaz n'a pas suffi à rassurer les investisseurs, qui restent focalisés sur la situation en Ukraine et en Russie.

"Si la Russie ne relance pas ses exportations, il est probable que l'UE soit en manque de gaz à la fin de l'hiver", prévient Holger Schmieding, analyste chez Berenberg, et la situation pourrait empirer avec une diminution de l'offre russe.

"Le pic des prix du gaz et l'incertitude sur le marché de l'énergie sont les principales raisons pour lesquelles nous nous attendons à une récession en zone euro à partir de l'automne 2022 et jusqu'à mi-2023, et pas une simple stagflation", estime-t-il.

Le spectre d'une croissance stagnante et d'une inflation forte (stagflation) était pourtant le scénario du pire il y a encore quelques mois, et reste l'inquiétude principale aux Etats-Unis.

«Impossible d'acheter» l'euro

La Réserve fédérale américaine pourrait relancer l'économie en assouplissant sa politique monétaire alors que les Européens peineraient à compenser leur manque de gaz, estime Ulrich Leuchtmann, analyste chez Commerzbank.

"Il est logique que le dollar américain soit le grand vainqueur de cette situation", conclut-il.

Par ailleurs, "la crédibilité de la Banque centrale européenne (BCE) a été érodée" par sa "réaction excessive" à une augmentation de l'écart dans les taux d'emprunts de pays membres de la zone euro, estime Kit Juckes, analyste chez Société Générale, qui juge donc l'euro "impossible à acheter" cet été.

La devise "est tellement peu attractive que même une crise politique majeure ne permet pas à l'euro de remonter face à la livre !", souligne-t-il.

La livre prenait en effet 0,44% à 85,57 pence pour un euro, alors que les incertitudes s'amoncèlent sur le futur du Premier ministre britannique Boris Johnson après les démissions spectaculaires de deux de ses ministres.

"Les déboires de Westminster ajoutent une couche d'incertitude aux perspectives peu réjouissantes de l'économie britannique et mondiale", commente Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Selon elle, la réaction mesurée de la livre britannique (-0,34% à 1,1906 dollar, frôlant le plus bas depuis 2020 atteint la veille à 1,1899 dollar) est due au fait qu'"un gouvernement sans Boris Johnson à sa tête n'est pas vu comme un gros danger pour l'économie britannique".