Harry et Meghan rendent visite à la reine Elizabeth II lors d'une étape

Le prince Harry, duc de Sussex et Meghan, duchesse de Sussex assistent au gala Salute To Freedom 2021 au Intrepid Sea-Air-Space Museum le 10 novembre 2021 à New York (Photo, AFP).
Le prince Harry, duc de Sussex et Meghan, duchesse de Sussex assistent au gala Salute To Freedom 2021 au Intrepid Sea-Air-Space Museum le 10 novembre 2021 à New York (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 15 avril 2022

Harry et Meghan rendent visite à la reine Elizabeth II lors d'une étape

  • Le prince Harry a rendu visite à la souveraine, qui doit fêter son 96e anniversaire dans quelques jours, au château de Windsor
  • Le couple se rend aux Pays-Bas à l'occasion des Invictus Games, compétition sportive ouverte aux blessés et invalides de guerre

LONDRES: Le prince Harry a rendu visite à sa grand-mère la reine Elizabeth II jeudi, avec son épouse Meghan, lors d'une halte au Royaume-Uni en route vers La Haye, a-t-on appris auprès d'un porte-parole du couple.

Le couple se rend aux Pays-Bas à l'occasion des Invictus Games, compétition sportive ouverte aux blessés et invalides de guerre, fondée par Harry, qui ouvre ce week-end.

Selon plusieurs médias, le couple a rendu visite à la souveraine, qui doit fêter son 96e anniversaire dans quelques jours, au château de Windsor dont elle a fait sa résidence principale et qui est situé à une quarantaine kilomètres de Londres.

Harry, 37 ans, et Meghan, 40 ans, n'étaient plus venus ensemble au Royaume-Uni depuis leur mise en retrait fracassante de la famille royale il y a deux ans et demi. Ils vivent désormais en Californie.

Absent fin mars à la cérémonie en hommage à son grand-père le prince Philip, décédé il y a un an à 99 ans, Harry a été accusé dans le tabloïd The Sun de snober l'événement ainsi que la reine.

Lors de l'annonce de l'absence du couple à la cérémonie, un porte-parole avait souligné qu'ils espéraient rendre prochainement visite à la reine, dont les 70 ans de règne seront célébrés début juin lors de plusieurs jours de festivités.

La mise en retrait de la famille royale a mécaniquement privé Harry et Meghan de la protection policière qui leur était jusque-là accordée au Royaume-Uni aux frais du contribuable britannique.

Harry a proposé de prendre en charge les frais et a contesté devant la justice le refus qui lui a été opposé par le ministère de l'Intérieur.


Ukraine: Macron appelle au retrait des forces russes de la centrale de Zaporijjia

Emmanuel Macron a fait part de "sa préoccupation quant à la menace que font peser la présence, les actions des forces armées russes et le contexte de guerre avec les conflits en cours sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires ukrainiennes, et a appelé au retrait de ces forces". (AFP)
Emmanuel Macron a fait part de "sa préoccupation quant à la menace que font peser la présence, les actions des forces armées russes et le contexte de guerre avec les conflits en cours sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires ukrainiennes, et a appelé au retrait de ces forces". (AFP)
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  • La centrale, la plus grande d'Europe, a été prise début mars par les troupes russes au début de leur invasion de l'Ukraine lancée le 24 février
  • Emmanuel Macron a «marqué son soutien» à la proposition du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, d'envoyer une mission sur place «dans les meilleurs délais» pour inspecter le site

PARIS : Le président français Emmanuel Macron a appelé mardi au retrait des forces russes de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, en soulignant les "risques" que leur présence fait peser sur la sécurité du site.

Lors d'un entretien téléphonique avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, il a fait part de "sa préoccupation quant à la menace que font peser la présence, les actions des forces armées russes et le contexte de guerre avec les conflits en cours sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires ukrainiennes, et a appelé au retrait de ces forces", a indiqué l'Elysée.

La centrale, la plus grande d'Europe, a été prise début mars par les troupes russes au début de leur invasion de l'Ukraine lancée le 24 février.

Depuis fin juillet, plusieurs frappes, dont les deux parties s'accusent mutuellement, ont visé le site, faisant craindre une catastrophe nucléaire et provoquant la semaine dernière une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

Emmanuel Macron a également "marqué son soutien" à la proposition du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, d'envoyer une mission sur place "dans les meilleurs délais" pour inspecter le site.

Les deux chefs d'Etat ont "échangé sur les modalités d'une telle mission", a précisé la présidence française.

La Russie a accusé les services de l'ONU d'avoir empêché la mission de l'AIEA. L'Ukraine s'y est de son côté opposée en considérant que cela légitimerait l'occupation russe du site aux yeux de la communauté internationale.

Les présidents français et ukrainien ont par ailleurs salué le départ mardi d'un premier navire humanitaire affrété par les Nations unies et chargé de blé d'Ukraine vers l'Afrique "où les besoins sont particulièrement urgents".

Les céréales produites en Ukraine sont restées bloquées pendant des mois en raison du conflit. Les exportations ont repris le 1er août via la mer Noire suite à un accord entre Russes et Ukrainiens, après une médiation de la Turquie et sous l'égide de l'ONU.

Emmanuel Macron a en outre réitéré le soutien de la France aux efforts européens pour exporter le grain ukrainien par voies routière et fluviale.

Cette initiative européenne a permis d'exporter 2,8 millions de tonnes en juillet et "le rythme continue de s'accélérer", s'est félicité l'Elysée.


Israël appelé à libérer un avocat franco-palestinien des droits de l’homme

L’avocat en droits humains franco-palestinien, Salah Hamouri, a été arrêté le 7 mars dans son domicile à Jérusalem-Est sur la base de preuves secrètes, selon Human Rights Watch. (Photo, AFP)
L’avocat en droits humains franco-palestinien, Salah Hamouri, a été arrêté le 7 mars dans son domicile à Jérusalem-Est sur la base de preuves secrètes, selon Human Rights Watch. (Photo, AFP)
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  • «À travers Salah Hamouri, les autorités israéliennes intensifient leur attaque totale contre la société civile palestinienne», dénonce Human Rights Watch
  • «La situation de M. Hamouri incarne la lutte des défenseurs palestiniens des droits de l’homme contre l’apartheid et la persécution infligés par Israël», écrit l’ONG

LONDRES: L’ONG Human Rights Watch (HRW) a demandé à Israël de libérer l’avocat en droits humains franco-palestinien, Salah Hamouri, âgé de 37 ans, et de rétablir son statut de résident dans sa ville natale, Jérusalem.

M. Hamouri a été arrêté le 7 mars dans son domicile à Jérusalem-Est sur la base de preuves secrètes, et aucune accusation n’a été portée contre lui depuis lors, selon HRW. Son statut de résident a été révoqué le 17 octobre 2021 pour «rupture d’allégeance» à Israël et pour son association présumée avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Il a été accusé de mener des «activités hostiles, dangereuses et graves contre l’État d’Israël».

HRW rappelle qu’en vertu du droit international, il est interdit aux pays occupants de contraindre les peuples occupés à leur prêter serment d’allégeance. M. Hamouri a travaillé pour Addameer, un groupe palestinien de défense des droits des prisonniers qui a été interdit en Israël en 2021 moins d’une semaine avant son arrestation et qualifié de «terroriste» par les autorités.

L’avocat risque aujourd’hui une éventuelle expulsion vers la France. Le directeur de recherches sur Israël et la Palestine à HRW, Omar Shakir, explique que «les autorités israéliennes détiennent Salah Hamouri depuis des mois sans procès ou chefs d’accusation, ont interdit le groupe de défense des droits de l’homme pour lequel il travaille et ont révoqué son statut juridique à Jérusalem».

«La situation de M. Hamouri incarne la lutte des défenseurs palestiniens des droits de l’homme contre l’apartheid et la persécution infligés par Israël», ajoute le chercheur.

L’armée israélienne a d’abord détenu M. Hamouri pendant trois mois, à partir du 10 mars, sur la base d’informations secrètes à propos de son implication présumée dans le FPLP. Sa détention a été prolongée le 6 juin et elle doit expirer le 5 septembre, mais l’ordre de détention peut être renouvelé.

M. Hamouri a fait appel de son emprisonnement mais le recours a été rejeté par une cour d’appel militaire le 4 août. Aucune preuve n’a jamais été présentée contre lui, et son incarcération constitue une violation de son droit à la liberté d’association, précise HRW.

En décembre 2021, l’assurance maladie de M. Hamouri a été résiliée sous prétexte qu’il avait quitté le pays et qu’il ne pouvait plus prouver sa résidence à Jérusalem-Est. En juillet, l’avocat a écrit au président français, Emmanuel Macron, pour l’informer de sa situation, ce qui lui a valu d’être désigné «détenu de haute sécurité» et transféré hors des Territoires occupés vers la prison de Hadarim, en Israël – une autre violation du droit international.

Selon Addameer, il était menotté, fréquemment fouillé et placé dans une cage de détention pendant son transit à la prison de Ramleh, en Israël. Ses parents racontent qu’après son arrestation, des téléphones et un ordinateur portables ont été confisqués à M. Hamouri. En novembre, Amnesty International a confirmé les informations fournies par des groupes de défense des droits humains selon lesquelles son téléphone, ainsi que ceux d’autres militants palestiniens des droits humains, avaient été piratés à l’aide du logiciel Pegasus de la société israélienne NSO Group.

Le groupe israélien de défense des droits HaMoked, qui représente M. Hamouri, a indiqué que la contestation de la décision d’expulsion sera entendue en février 2023. En 2016, Israël a expulsé son épouse, Elsa Lefort, de nationalité française, lui interdisant de retourner dans le pays pendant dix ans pour des raisons de sécurité. Cela l’a séparée de son mari et de ses enfants, et l’a empêchée de rendre visite à M. Hamouri en détention.

Il a déjà été emprisonné entre 2005 et 2011, dont trois ans de détention provisoire, par un tribunal militaire dans le cadre d’un complot visant à assassiner l’ancien grand rabbin d’Israël – une affaire qui, selon l’ancien ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, manquait de preuves et qui, selon HRW, ne respectait pas les normes de justice acceptables. M. Hamouri a également été détenu par Israël d’août 2017 à septembre 2018.

La veille de son arrestation au début de l’année, il avait déclaré dans le magazine Jacobin: «Ces actions n’ont qu’un seul but: me forcer à quitter la Palestine.» En avril, il a déposé une plainte pénale en France contre NSO Group, et un mois plus tard auprès de la Cour pénale internationale contre le gouvernement israélien.

Selon HaMoked, Israël maintenait 671 Palestiniens en détention administrative au début du mois d’août.

HRW a appelé Israël à mettre fin à cette pratique – affirmant qu’elle dépassait de loin toute disposition relative à la détention par les forces d’occupation prévue par le droit international – et à cesser sa campagne contre M. Hamouri.

«À travers Salah Hamouri, les autorités israéliennes intensifient leur attaque totale contre la société civile palestinienne et cherchent à créer un dangereux précédent qui leur permettrait d’expulser les Palestiniens plus rapidement. Les autorités françaises doivent exercer une pression sur Israël pour qu’il cesse de harceler M. Hamouri», écrit l’organisation.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Indonésie et UE organisent un exercice militaire naval conjoint inédit

L'Indonésie fait partie des pays d'Asie du sud-est ayant de vifs différends territoriaux avec Pékin, en raison des revendications du régime communiste en mer de Chine du sud. (Photo, AFP)
L'Indonésie fait partie des pays d'Asie du sud-est ayant de vifs différends territoriaux avec Pékin, en raison des revendications du régime communiste en mer de Chine du sud. (Photo, AFP)
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  • Les manoeuvres ont mobilisé une corvette de la marine indonésienne et une frégate de la  force navale de l'UE (Eunavfor) rattachée à la mission aéro-navale européenne Atalante de lutte contre la piraterie au large de la Somalie
  • «L'exercice, sur le scénario d'une opération anti-pirates, comprenait des atterrissages d'hélicoptères sur le pont, des évolutions tactiques complexes en mer, l'arraisonnement de navires suspects et le ravitaillement en carburant en mer»

BRUXELLES : L'Union européenne et l'Indonésie ont mené dimanche et lundi leur premier exercice naval conjoint en mer d'Oman, sur la base d'une potentielle opération anti-piraterie, selon un communiqué commun.

Les manoeuvres ont mobilisé une corvette de la marine indonésienne et une frégate de la  force navale de l'UE (Eunavfor) rattachée à la mission aéro-navale européenne Atalante de lutte contre la piraterie au large de la Somalie.

"L'exercice, sur le scénario d'une opération anti-pirates, comprenait des atterrissages d'hélicoptères sur le pont, des évolutions tactiques complexes en mer, l'arraisonnement de navires suspects et le ravitaillement en carburant en mer", ont précisé Bruxelles et Jakarta dans leur communiqué.

L'opération UE-Indonésie est organisée quelques jours après un exercice militaire conjoint de tir à balles réelles ayant réuni des milliers de soldats indonésiens, américains et de pays alliés, à la suite d'une montée des tensions autour de Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

Alors que l'armée chinoise a lancé des exercices de guerre sans précédent autour de Taïwan, l'UE et l'Indonésie ont rappelé dans leur communiqué "leur attachement à un ordre libre, ouvert, inclusif et fondé sur des règles dans la région Indo-Pacifique", précise le communiqué.

Ils réclament ainsi "le respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté, de la démocratie, de l'État de droit, de la liberté de navigation et de survol (...) et la primauté du droit international".

L'Indonésie fait partie des pays d'Asie du sud-est ayant de vifs différends territoriaux avec Pékin, en raison des revendications du régime communiste en mer de Chine du sud, qui provoquent selon ses voisins et les Occidentaux une remise en cause du principe de libre circulation maritime.

Les Vingt-Sept Etats membres de l'UE avaient renforcé en février leur partenariat avec les pays de la région Asie-Pacifique face à la montée en puissance de la Chine, approuvant notamment une présence coordonnée des marines européennes dans les mers et détroits de la zone.

Cet exercice est intervenu alors que la mission européenne Atalante est fragilisée après la fin, en mars, de l'autorisation de l'ONU qui permettait à des navires de guerre étrangers de croiser dans les eaux somaliennes pour lutter contre la piraterie --un cadre auquel la Somalie elle-même était farouchement opposé de longue date.