En Afrique du Sud, des kilomètres de boue et des disparus après les inondations

Les précipitations les plus fortes depuis six décennies ont emporté des maisons et détruit des infrastructures dans la ville de Durban et la province du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud (Photo, AFP).
Les précipitations les plus fortes depuis six décennies ont emporté des maisons et détruit des infrastructures dans la ville de Durban et la province du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 16 avril 2022

En Afrique du Sud, des kilomètres de boue et des disparus après les inondations

  • Après cinq jours de catastrophe, les espoirs sont minces
  • Le travail des secouristes ne consiste désormais qu'à retrouver des corps

DURBAN, Afrique du Sud: Ils ont cherché sans relâche, retourné la boue pendant des heures, en vain. Les 10 membres de la famille de Mluleki Hlophe, disparus dans les inondations qui ont frappé l'Afrique du Sud depuis cinq jours, n'ont pas été retrouvés par les secours.

"Je ne peux pas y croire. Ma fille, ma sœur, mes petites sœurs, mes neveux", lâche l'homme de 32 ans. Il garde les yeux rivés sur un tas de boue. Il ne reste rien de la maison, en bordure d'une rivière à KwaNdengezi, un township dans la banlieue de Durban.

Un glissement de terrain a tout emporté lundi. Après cinq jours de catastrophe, les espoirs sont minces. Le travail des secouristes ne consiste désormais le plus souvent qu'à retrouver des corps, ont-ils expliqué à l'AFP. 

Près de 400 personnes sont mortes dans les intempéries qui ont démarré le week-end dernier. La plupart, dans la région de la ville portuaire de Durban, dans le KwaZulu-Natal (est). La pire catastrophe jamais vue dans le pays.

Un officier spécialisé l'a prévenu que le sol sablonneux rendrait plus difficile pour les chiens de tracer une odeur. Qu'importe. Mluleki Hlophe a fouillé la boue de ses propres mains.

En bottes ou pieds nus, d'autres hommes du quartier ont aidé les équipes de secours de la police arrivées à l'aube avec des chiens.

«Pas de Dieu»

Seul le corps de la mère de Mluleki Hlophe a été retrouvé. Dans la rivière. Selon les secours, vu le sens de l'eau et de la coulée de boue, les corps ont sans doute été emportés dans la crue du cours d'eau. 

"Il n'y a pas de Dieu. Sinon pourquoi nous infligerait-il autant de peine?" interroge Mesuli Shandu, 20 ans, une proche de la famille.

Pendant quatre heures, les secours ont ratissé la plaine inondable. Des plongeurs ont exploré l'eau boueuse de la rivière. Rien.

Ils ont dû repartir. Les appels se multiplient. D'autres familles, d'autres victimes, plus de boue.

Et la météo n'annonce rien de bon. De nouvelles pluies sont prévues pendant le week-end. Toute nouvelle inondation ou glissement de terrain anéantiraient leurs efforts.

Alors qu'ils remballent, des voisins les interpellent. Ils les supplient de chercher encore, laisser une autre chance aux chiens de retrouver un parent, un proche.

"La police locale ne répond pas ou on nous dit qu'on ne peut pas nous aider, que trop de gens sont perdus. C'est triste, triste", se désespère Sinenhlanhla Menela, 30 ans. Elle cherche sa sœur, 26 ans. Et son neveu, 2 ans.

"Nous faisons du mieux que nous pouvons, avec les moyens que nous avons", explique Travis Trower, qui dirige l'organisation bénévole de secours, Rescue South Africa. 

"Les dégâts sont si vastes", dit-il en assurant qu'ils poursuivront coûte que coûte leurs efforts. "Je ne sais pas si on peut jamais être prêt à faire face à ce genre de catastrophe", avoue ce secouriste qui a 20 ans de métier. 

"Il faut que nous sachions si quelqu'un est enterré ici. Pour passer à autre chose, accepter. C'est difficile ça", dit Mesuli Shandu. Sur le flanc de cette colline dévastée, elle lutte contre les larmes.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.