Les ministres du Golfe proclament le 1er mars Journée des villes-santé

Les ministres de la santé du CCG ont proclamé le 1er mars Journée des villes-santé. (Fournie)
Les ministres de la santé du CCG ont proclamé le 1er mars Journée des villes-santé. (Fournie)
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Publié le Samedi 16 avril 2022

Les ministres du Golfe proclament le 1er mars Journée des villes-santé

  • La proclamation de la Journée des villes-santé du Golfe est l’aboutissement des efforts des pays du Golfe qui ont adhéré au programme des villes-santé, l'une des initiatives de santé communautaire lancées par l'OMS
  • Les ministres de la Santé des États du CCG ont élaboré une stratégie de travail pour les années 2022 à 2026 afin de renforcer la coopération en matière de santé

RIYAD: Les ministres de la Santé des États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont déclaré le 1er mars Journée des villes-santé du Golfe.

Cet événement, qui sera célébré chaque année, vise à unifier le rôle des pays du Golfe en mettant en évidence les objectifs de développement du programme des villes-santé tout en encourageant la participation des communautés avec les décideurs et aux différents secteurs de chaque ville-santé.

À travers ce processus, l'initiative a été conçue pour améliorer la santé des individus, réduire le fardeau économique des soins de santé et atteindre les objectifs de développement durable (ODD). Les ODD ont été établis en 2015 par l'Assemblée générale des Nations unies et doivent être atteints d'ici 2030.

Les ministres de la santé du CCG ont proclamé le 1er mars Journée des villes-santé. (Fournie)
Les ministres de la santé du CCG ont proclamé le 1er mars Journée des villes-santé. (Fournie)

Les ministres de la Santé des pays du CCG ont élaboré une stratégie de travail pour les années 2022 à 2026 afin de promouvoir des programmes et des projets communs en vue de renforcer la coopération en matière de santé et de promouvoir les villes-santé.

L'action conjointe du CCG s'inscrit également dans le cadre des programmes de prévention établis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour protéger les populations grâce à un développement urbain durable.

La déclaration de la Journée des villes-santé du Golfe est l'aboutissement des efforts des pays du Golfe qui ont adhéré au programme des villes-santé, l'une des initiatives de santé communautaire lancées par l'OMS.

Les ministres de la santé du CCG ont proclamé le 1er mars Journée des villes-santé. (Fournie)
Les ministres de la santé du CCG ont proclamé le 1er mars Journée des villes-santé. (Fournie)

Le ministère saoudien de la Santé a adopté sa mise en œuvre depuis 1999. Le programme de développement préventif vise à améliorer tous les aspects de l'environnement en relation avec la vie et le bien-être de la population qui affectent directement et indirectement la santé.

Il a également suscité l'intérêt et le soutien des décideurs dans tout le Royaume – dans plus de 45 gouvernorats et centres – car il s'agit d'un modèle organisationnel intégré qui renforce les concepts modernes selon lesquels la responsabilité de la santé et du bien-être commence avec l'individu.

Ces dernières années, le Royaume a développé les soins de santé à l'échelle régionale et mondiale, et a obtenu l'accréditation de l'OMS pour neuf villes-santé, à savoir Dariya, Médine, Taïf, Ounayza, Jalajil, Al-Mandaq, Jamoum, Riyad al-Khubra et Sharurah.

Cela s'ajoute à l'accréditation de l'université Princesse Nora bint Abdul Rahman en tant que première université de promotion de la santé à Riyad.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".