En Irlande, les prisonniers murmurent à l'oreille des chevaux

Des prisonniers nourrissent deux chevaux au centre équin «Horses for Hope» de la prison de Castlerea, à Co Roscommon en Irlande, le 20 avril 2022 dans le cadre d'un nouveau programme visant à enseigner aux condamnés la compassion et les compétences pratiques par le travail avec les chevaux. (Paul Foi / AFP)
Des prisonniers nourrissent deux chevaux au centre équin «Horses for Hope» de la prison de Castlerea, à Co Roscommon en Irlande, le 20 avril 2022 dans le cadre d'un nouveau programme visant à enseigner aux condamnés la compassion et les compétences pratiques par le travail avec les chevaux. (Paul Foi / AFP)
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Publié le Vendredi 22 avril 2022

En Irlande, les prisonniers murmurent à l'oreille des chevaux

  • Au pied des hauts murs gris de la prison de moyenne sécurité du comté de Roscommon, les étables et les chevaux permettent autant aux détenus d'acquérir des savoir-faire pratiques qu'à développer une certaine compassion
  • Après des expériences similaires lancées aux États-Unis et en Australie, des études ont montré que les prisonniers qui apprenaient à s'occuper des chevaux dans ce cadre pouvaient ensuite, une fois libérés, trouver des emplois dans le monde équestre

CASTLEREA, Irlande : Nourrir, toiletter, soigner des chevaux pour mieux se réinsérer : dans le centre de l'Irlande, la prison de Castlerea a inauguré un centre équestre pour ses détenus, une première en Europe.

Au pied des hauts murs gris de la prison de moyenne sécurité du comté de Roscommon, les étables et les chevaux permettent autant aux détenus d'acquérir des savoir-faire pratiques qu'à développer une certaine compassion aux côtés des animaux.

En suivant le cours intitulé «Chevaux de l'Espoir» -un nom trouvé par les détenus eux-mêmes-, les prisonniers reçoivent une certification reconnue en Irlande pour le soin des équidés.

«Ca peut être une opportunité qui change la vie», assure  un détenu, dont le nom ne sera pas dévoilé à la demande des autorités pénitentiaires irlandaises.

Ce prisonnier d'une vingtaine d'années, condamné à plusieurs années de détention pour un crime violent, affirme vouloir «saisir à pleines mains» cette opportunité.

«A la fin, si on se débrouille bien, il peut y avoir un emploi à pourvoir dans une ferme», souligne-t-il après avoir suivi ses trois premières semaines de cours.

«C'est relaxant. On ne peut pas juste arriver dans l'étable près d'un cheval qui ne nous connait pas et s'attendre à ce que tout se passe bien. Il faut gagner leur confiance», explique-t-il.

- Emplois -

Le programme, dispensé en collaboration avec les services pénitentiaires et le secteur hippique, s'étend sur 12 semaines durant lesquelles les élèves prisonniers apprennent à toiletter les chevaux, gérer une étable et les soins de base pour les animaux.

Après des expériences similaires lancées aux États-Unis et en Australie, des études ont montré que les prisonniers qui apprenaient à s'occuper des chevaux dans ce cadre pouvaient ensuite, une fois libérés, trouver des emplois dans le monde équestre, selon le gouvernement irlandais.

Le lancement du programme n'aurait pas été possible sans Jonathan Irwin, qui a travaillé dans les courses hippiques pendant des décennies. Il a décidé de mettre en place une telle formation pour les prisonniers irlandais après avoir visité un dispositif similaire aux États-Unis il y a trente ans.

Selon lui, il a fallu 26 ans pour que le programme se mette en place en Irlande. «J'ai commencé à écrire à tous les ministres de la Justice mais la plupart ne m'ont jamais répondu car ils me prenaient pour un fou», raconte-t-il.

- «Rependre sa vie en main» -

Pour que le programme se mette en place, la communauté équestre irlandaise a levé plus de 100.000 euros pour financer «Chevaux de l'Espoir» et Jonathan Irwin espère désormais que l'initiative s'étende, avec notamment un élargissement de l'écurie qui peut accueillir jusqu'à dix chevaux.

Déjà, affirme-t-il, le programme porte ses fruits: «Il y a une grande affinité entre le cheval et le prisonnier, et le détenu est bien plus détendu.»

«Cela fait déjà la différence», estime-t-il. «Il y a un sentiment d'excitation, le sentiment que quelque chose est en train de se passer et que tout est différent», se réjouit-il.

En inaugurant le centre mercredi, la ministre irlandaise de la Justice Helen McEntee a estimé qu'une telle initiative montrait que «l'Irlande doit être un leader dans ce domaine», notamment en raison de la place prédominante du pays dans le monde équestre.

«C'est important qu'il y ait des possibilités de réinsertion, pour que les gens puissent admettre que des erreurs ont été faites et puissent avoir l'occasion de reprendre leur vie en main», a ajouté la ministre.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.