Présidentielle: Le Pen porte ses derniers coups à Macron qui «brutalise»

Un écran de télévision affichant un échange télévisé en direct entre le président français et candidat à sa réélection Emmanuel Macron et la candidate du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN) Marine Le Pen (R), diffusé sur les chaînes de télévision françaises TF1 et France 2, à Saint-Denis, au nord de Paris, avant le second tour de l'élection présidentielle française. (AFP).
Un écran de télévision affichant un échange télévisé en direct entre le président français et candidat à sa réélection Emmanuel Macron et la candidate du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN) Marine Le Pen (R), diffusé sur les chaînes de télévision françaises TF1 et France 2, à Saint-Denis, au nord de Paris, avant le second tour de l'élection présidentielle française. (AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 22 avril 2022

Présidentielle: Le Pen porte ses derniers coups à Macron qui «brutalise»

  • Avec Emmanuel Macron et son projet de départ à la retraite à 64 puis 65 ans, les «Français vont en prendre pour perpèt» (perpétuité, ndlr), affirme Marine Le Pen
  • En meeting la veille à Arras, elle avait déjà sonné la charge contre son adversaire, «d'une arrogance sans limites», en appelant «le peuple de France» à «se lever»

BERCK : Sur le marché d'Etaples ou avec les soignants de Berck (Pas-de-Calais) vendredi, Marine Le Pen a porté vendredi ses derniers coups de la campagne présidentielle à Emmanuel Macron, dénonçant notamment la "brutalité" de son projet de réforme des retraites.

"En me brutalisant, il brutalise en réalité aussi les millions d'électeurs qui votent pour moi", a estimé la candidate d'extrême droite après avoir multiplié les selfies sur le marché d'Etaples, commune limitrophe du Touquet, lieu de villégiature de l'actuel chef de l'Etat, où elle est arrivée en tête au premier tour (37%).

Avec Emmanuel Macron et son projet de départ à la retraite à 64 puis 65 ans, les "Français vont en prendre pour perpèt" (perpétuité, ndlr), affirme Marine Le Pen en terminant sa campagne dans son fief du Pas-de-Calais, où elle est députée.

"N'importe quoi!", persifle un passant.

Marine Le Pen assure qu'avec elle les salariés "partiront à la retraite entre 60 et 62 ans" et que "pour avoir une retraite pleine, il leur faudra entre 40 et 42 annuités". Ce qui signifie qu'une partie importante des salariés partira après 62 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein.

En meeting la veille à Arras, elle avait déjà sonné la charge contre son adversaire, "d'une arrogance sans limites", en appelant "le peuple de France" à "se lever" pour le "congédier".

«Serré»

Le choix est "simple, c'est Macron ou la France", a redit la candidate sur le marché.

"Ce ne sont pas les sondages qui font l’élection", a-t-elle estimé alors qu'elle est donnée perdante, entre 42,5% et 44,5%, selon les dernières enquêtes d'opinion. Mais "quelle que soit la manière dont je sors" de la présidentielle, "j'ai fait la campagne que je souhaitais", ajoute-t-elle presque résignée.

"Ça va être serré" dimanche, reconnaît entre deux allées Pascal Blondel, chapeau tricolore sur la tête, et militant RN à Bruay-la-Buissière, dont le maire RN Ludovic Pajot accompagne Marine Le Pen, avec le maire d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois, et le député Bruno Bilde.

Ce jardinier de 52 ans pense qu'"il faut virer Macron. Il a tellement mis la France dans la misère". Avec son salaire de 1.300 euros, un loyer de 400 et le gaz à 450, cet ancien "gilet jaune" dit ne faire "qu'un repas par jour" et attend la baisse de la TVA sur les produits énergétiques promise par Marine Le Pen.

"Ça va coûter tout ça", lui rétorque Christelle, 50 ans, en vacances depuis Lille, où elle a voté Emmanuel Macron. Cette employée dans les assurances gagne 1.400 euros par mois et trouve le président sortant "bien structuré" alors qu'avec Marine Le Pen "on a juste une liste de courses mais on ne sait pas comment on va les payer".

Nostalgie

Son fils Sacha sur les épaules et un plateau de fraises dans les mains, Guillaume, fonctionnaire territorial, parvient à saluer Marine Le Pen malgré la cohue des caméras. "On n'en veut plus de l'autre, par rapport au pouvoir d’achat et à l’appauvrissement", dit-il.

"C’est un peu surex mais c’est pas grave", sourit la candidate, devenue experte en selfies, à l'un de ses partisans.

"J'aime les chiens aussi", poursuit Marine Le Pen, qui possède plusieurs chats, en caressant le Cavalier King Charles que tient dans ses bras Benoit, 43 ans, soignant à Armentières et électeur RN. "On espère qu’elle va gagner, on est écrasés par toutes les augmentations" et "il faut remettre des moyens à l’hôpital public", dit-il.

A Berck, la candidate visite un hôpital privé, la Fondation Hopale, avec son directeur Benoît Dolle qui explique que beaucoup d'infimières ne sont pas revenues travailler après le Covid.

Marine Le Pen promet de revaloriser les salaires et note qu'avec ce métier "pénible", "personne n'a envie de travailler jusqu’à 65 ans".

Elle termine la journée par un bain de foule le long de la plage, acclamée par ses militants qui crient "on va gagner". A l'inverse, les journalistes lui demandent ce qu'elle va faire lundi en cas de défaite. "Vous allez me coller la poisse" leur rétorque Marine Le Pen, qui assure qu'elle n'a "pas de nostalgie". Enfin "pas encore".


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
Short Url
  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Short Url
  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
Short Url
  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.