En Guadeloupe, un vote avant tout anti-Macron

Marine Le Pen (C), candidate du parti d'extrême droite français RN à la présidentielle, visite un marché dans le cadre de son voyage de campagne dans l'île française des Caraïbes, la Guadeloupe, le 27 mars 2022 à Saint-Anne. (AFP)
Marine Le Pen (C), candidate du parti d'extrême droite français RN à la présidentielle, visite un marché dans le cadre de son voyage de campagne dans l'île française des Caraïbes, la Guadeloupe, le 27 mars 2022 à Saint-Anne. (AFP)
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Publié le Mercredi 27 avril 2022

En Guadeloupe, un vote avant tout anti-Macron

  • Dans l'île, le débat sur la vaccination est clivant. Depuis plusieurs mois, un collectif constitué de syndicats ou d'organisations, dites citoyennes, milite contre l'obligation vaccinale
  • Au premier tour, Marine Le Pen avait réuni 17,92% des électeurs. C'est Jean-Luc Mélenchon qui était arrivé en tête en Guadeloupe avec plus de 56% des voix

POINTE-A-PITRE: Plus de 69% des suffrages exprimés pour Marine Le Pen, plus de 50% d’abstention... C'est un vote "sanction" qu'ont infligé les électeurs de la Guadeloupe au président Emmanuel Macron sur fond de contestation de la politique sanitaire.

Mardi, sur le "bik" des grévistes du CHU, installés chaque jour depuis des mois sur le parking extérieur de l'hôpital de Pointe-à-Pitre, une des représentantes du personnel, qui préfère rester anonyme, lance que "les personnes mobilisées ont peu voté, mais beaucoup ont été déçues de la réélection de Macron, puisque Marine Le Pen avait promis la réintégration des soignants", suspendus en raison de leur non vaccination contre le Covid-19.

Pour elle, Macron ou Le Pen, c'est "menm biten, menm bagay" (la même chose, NDLR), "des politiciens pilotés par les grands médias et les grands groupes".

Dans l'île, le débat sur la vaccination est clivant. Depuis plusieurs mois, un collectif constitué de syndicats ou d'organisations, dites citoyennes, milite contre l'obligation vaccinale. Une revendication à l'origine, fin 2021, de barrages routiers, de violentes émeutes urbaines et de plusieurs semaines de paralysie. Le gouvernement avait alors renforcé la présence policière sur l'île, y envoyant le GIGN, ce qui avait déplu aux Guadeloupéens et ressort régulièrement dans les argumentaires anti-Macron.

"Les Guadeloupéens ont perçu la politique sanitaire, notamment ceux qui ont été résolument opposés à la vaccination", ou sécuritaire au moment des émeutes en novembre, "comme une véritable dictature", explique à l'AFP Didier Destouches, maitre de conférence à l'Université des Antilles et essayiste.

"Les Guadeloupéens ont exprimé leur colère, leur incompréhension et leur mécontentement, une volonté de plus d'écoute", estime Justine Bénin, députée Modem. Pour elle, il faut désormais "avancer".

«Pas une pleine adhésion»
"Même si le niveau historique atteint par l'extrême droite ne peut que faire mal à tous les républicains et aux humanistes, il ne saurait être pourtant le reflet d'une pleine adhésion" à Marine Le Pen, indique de son côté, dans un communiqué, Olivier Nicolas, secrétaire national aux Outre-mer du Parti socialiste. 

Au premier tour, Marine Le Pen avait réuni 17,92% des électeurs. C'est Jean-Luc Mélenchon qui était arrivé en tête en Guadeloupe avec plus de 56% des voix.

La candidate du RN avait d'ailleurs reçu un accueil mitigé fin mars. Elle avait été accueillie chaleureusement par une quarantaine de partisans à l'aéroport de Pointe-à-Pitre, mais sa visite avait été perturbée notamment après l'enregistrement chahuté d'une émission de télévision.

Le déplacement de la candidate aux Antilles devait faire oublier les près de 3 000 manifestants qui, en décembre 1987, avaient investi la piste de l'aéroport du Lamentin, en Martinique, pour protester contre "le racisme" du Front national et la venue de son président d'alors Jean-Marie Le Pen, qui avait refusé de débarquer.

Le résultat de dimanche ouvre une nouvelle ère. Désormais, deux questions vont se poser, selon Justine Bénin: "la relation avec l'Etat mais aussi celle autour des enjeux de gouvernance locale". Car la défiance envers les élus locaux reste très marquée. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle la campagne présidentielle a été très peu menée localement par les partisans d'Emmanuel Macron. "Soutenir publiquement le président sortant, c'était s'exposer à toutes sortes d'insultes et de menaces", rappelle la porte-parole locale de la campagne, Sylvie Gustave Dit Duflot. 

L'un des meetings prévus dans l'entre-deux-tours a même dû se dérouler par visioconférence de crainte de voir débarquer le collectif des organisations en lutte contre l'obligation vaccinale et la suspension des soignants.

A l'issue de son premier quinquennat, dans sa lettre de candidature adressée aux Guadeloupéens, Emmanuel Macron avait pourtant rappelé son engagement à "accompagner, sans tabou, toute évolution institutionnelle, qui ferait consensus dans la discussion" avec les élus et "en concertation" avec les habitants de l'île. 

Il reprenait ainsi une question évoquée fin 2021, lorsque les élus locaux ont demandé "plus de domiciliation du pouvoir". A l'époque, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, avait même parlé "d'autonomie", déclenchant de nombreuses polémiques sur l'île.

"Le message est clair, il faut refonder la confiance entre les territoires ultramarins et le président", observe Sylvie Gustave Dit Duflot. "Un message auquel le président répondra par la désignation d'un ministre des Outre-mer", a-t-elle assuré à l'AFP, alors que Sébastien Lecornu est en fonction depuis juillet 2020.


Soldat français tué au Liban: un hommage national jeudi à Montauban

Une cérémonie d'hommage national au sergent-chef Florian Montorio, tué samedi dans le sud du Liban, aura lieu jeudi dans son régiment de Montauban, a annoncé mardi le ministère des Armées. (AFP)
Une cérémonie d'hommage national au sergent-chef Florian Montorio, tué samedi dans le sud du Liban, aura lieu jeudi dans son régiment de Montauban, a annoncé mardi le ministère des Armées. (AFP)
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  • Deux des soldats français blessés dans cette embuscade qui a visé des Casques bleus, attribuée par la France et l'ONU au groupe chiite pro-iranien Hezbollah, vont être rapatriés mardi "dans la journée", et le troisième "n'est plus hospitalisé"
  • La cérémonie, qui se tiendra à 11H30 au 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban, sera présidée par la ministre des Armées Catherine Vautrin, en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill, a précisé le ministère

PARIS: Une cérémonie d'hommage national au sergent-chef Florian Montorio, tué samedi dans le sud du Liban, aura lieu jeudi dans son régiment de Montauban, a annoncé mardi le ministère des Armées.

La cérémonie, qui se tiendra à 11H30 au 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban, sera présidée par la ministre des Armées Catherine Vautrin, en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill, a précisé le ministère.

Deux des soldats français blessés dans cette embuscade qui a visé des Casques bleus, attribuée par la France et l'ONU au groupe chiite pro-iranien Hezbollah, vont être rapatriés mardi "dans la journée", et le troisième "n'est plus hospitalisé", a par ailleurs annoncé mardi la ministre Vautrin.

Elle s'exprimait devant les députés de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale, où est examinée cette semaine une révision de la loi de programmation militaire 2024-2030.

La ministre a également donné des nouvelles de soldats "hospitalisés à Percy", hôpital militaire de la région parisienne, après avoir été blessés dans une attaque de drones en Irak en mars.

"Certains sont sortis" et "celui qui était le plus grièvement blessé fait l'objet d'une évolution qui est une évolution plutôt encourageante", a déclaré Mme Vautrin.

Le major Arnaud Frion avait été tué dans cette attaque attribuée à un groupe pro-iranien, qui avait également blessé six militaires français.


Le gouvernement s'apprête à annoncer des milliards d'euros d'économies

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu prononce une allocution lors d’une adresse télévisée préenregistrée à l’Hôtel de Matignon à Paris, le 10 avril 2026. (AFP)
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu prononce une allocution lors d’une adresse télévisée préenregistrée à l’Hôtel de Matignon à Paris, le 10 avril 2026. (AFP)
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  • Le gouvernement prépare jusqu’à 6 Md€ d’économies pour compenser l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur les finances publiques
  • Des gels de dépenses et ajustements budgétaires sont envisagés, avec une possible prolongation des aides carburant malgré la pression sur la dette et la croissance

PARIS: Le gouvernement va dévoiler mardi des mesures d'économies supplémentaires pour compenser l'effet de la guerre au Moyen-Orient, dont l'impact est estimé entre 4 et 6 milliards d'euros, avant d'autres annonces de Matignon sur les aides aux carburants attendues en fin de journée.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé mardi à son gouvernement de mettre en oeuvre pour 4 milliards d'euros de "mesures supplémentaires de freinage de la dépense", dans un courrier adressé à ses ministres.

Le comité d'alerte des finances publiques, créé l'an dernier, se réunit mardi à 09H00 à Bercy autour de plusieurs ministres dont celui de l'Economie Roland Lescure et des Comptes publics David Amiel. Doivent être présents des parlementaires, des représentants des élus locaux, de la Sécurité sociale et de l'Etat ou des syndicats.

En fin de journée, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pourrait annoncer le prolongement de mesures déjà en place concernant les aides au carburant, et "peut-être d'autres idées", a indiqué Roland Lescure sur RTL. M. Lecornu convoque une réunion ministérielle consacrée à l'énergie dans l'après-midi et s'exprimera à 18h00, a indiqué Matignon.

Roland Lescure a chiffré "l'impact potentiel" de la guerre au Moyen-Orient entre 4 et 6 milliards d'euros.

Selon des sources proches des discussions, le gouvernement devrait annoncer mardi matin lors de la réunion sur les finances publiques des mesures d'économies pouvant aller jusqu'à 6 milliards d'euros, dont 4 milliards d'euros pour l'Etat et 2 milliards pour la Sécurité sociale.

La guerre au Moyen-Orient a entrainé une hausse des taux d'intérêt et donc de la charge de la dette, pour un coût actuellement "autour de 3,6 milliards d'euros", a précisé Roland Lescure mardi.

- Défense épargnée ? -

Le ministre des Comptes publics avait aussi prévenu que "toute dépense publique nouvelle qui pourrait être rendue nécessaire par la crise" énergétique entraînerait "une annulation d'une dépense qui était prévue, à l'euro près", afin de "tenir (les) objectifs pour 2026".

Le gouvernement a déjà annoncé 130 millions d'euros de dépenses de soutien face à la crise: 70 millions pour aider transporteurs, pêcheurs et agriculteurs, et 60 millions pour renforcer le chèque énergie.

Sous l'effet de la crise énergétique, le gouvernement de Sébastien Lecornu a par ailleurs dû revoir à la baisse la semaine dernière sa prévision de croissance, à 0,9% en 2026 (contre 1% prévu avant) et en hausse sa prévision d'inflation, à 1,9% (contre 1,3% auparavant).

Il a maintenu en revanche son objectif de 5% de déficit cette année, après une bonne nouvelle en 2025 (5,1% contre 5,4% initialement attendus). Mais Bercy a prévenu que la "vigilance" restait de mise sur le plan budgétaire.

Sous pression pour agir sur les dépenses, le gouvernement pourrait annoncer des annulations ou gels de crédits touchant les ministères, même si certains seraient davantage épargnés. "On ne voit pas comment la Défense trinquerait", a indiqué l'une des sources interrogées par l'AFP.

- "Injuste et stupide" -

Selon une source syndicale, les mesures d'économies sur la Sécurité sociale, réalisées notamment par des reprises de crédit, ne "devraient pas toucher les assurés sociaux".

Face à l'ampleur des coupes envisagées, le président de la commission des Finances de l'Assemblée, Eric Coquerel (LFI), s'est montré extrêmement critique.

Cela aura "un effet récessif garanti sur l'économie, la croissance et les rentrées fiscales. C'est injuste et stupide économiquement", a-t-il écrit sur X, estimant que l'Assemblée nationale "a le droit d'en débattre" et demandant un projet de loi de finance rectificative.

Créé au printemps dernier, le comité d'alerte des finances publiques s'est réuni deux fois en 2025: le 15 avril autour du Premier ministre d'alors François Bayrou, qui avait alerté les Français sur le "piège" de la dette menaçant "la survie (du) pays", et le 26 juin.

Ce comité avait alors annoncé un coup de frein supplémentaire de cinq milliards d'euros sur les dépenses publiques afin de tenir l'objectif d'un déficit de 5,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2025.


La justice française attend Elon Musk pour son enquête sur X, sans trop d'illusions

Elon Musk, convoqué en audition libre à Paris dans le cadre d'une enquête sur les possibles dérives de son réseau social X, est attendu lundi par la justice française, qui entend poursuivre ses investigations y compris en l'absence du magnat américain. (AFP)
Elon Musk, convoqué en audition libre à Paris dans le cadre d'une enquête sur les possibles dérives de son réseau social X, est attendu lundi par la justice française, qui entend poursuivre ses investigations y compris en l'absence du magnat américain. (AFP)
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  • Aucune information n'a fuité sur le lieu et l'horaire de cette convocation d'Elon Musk, qui a dénoncé "une attaque politique"
  • Avec l'ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, ils sont visés "en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits", selon le parquet de Paris

PARIS: Elon Musk, convoqué en audition libre à Paris dans le cadre d'une enquête sur les possibles dérives de son réseau social X, est attendu lundi par la justice française, qui entend poursuivre ses investigations y compris en l'absence du magnat américain.

Aucune information n'a fuité sur le lieu et l'horaire de cette convocation d'Elon Musk, qui a dénoncé "une attaque politique".

Avec l'ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, ils sont visés "en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits", selon le parquet de Paris.

Celui-ci est en pointe dans la lutte contre l'impunité des géants du web. Il a déjà ouvert des investigations autour des activités de la messagerie Telegram, de la plateforme de livestreaming Kick ou encore de l'application vidéos TikTok et du site de vente en ligne Shein.

Pavel Durov, fondateur de Telegram, a d'ailleurs apporté lundi son soutien à Elon Musk.

"La France de Macron perd en légitimité en instrumentalisant les enquêtes pénales pour réprimer la liberté d'expression et la vie privée", a dénoncé M. Durov sur X et Telegram.

L'enquête menée par le parquet de Paris concernant X est la plus symbolique: elle vise l'un des plus importants réseaux sociaux du monde, propriété d'Elon Musk, l'homme le plus riche de la planète, un temps proche de Donald Trump.

La procédure n'a pas laissé le multimilliardaire indifférent. Surtout depuis que les magistrats français ont diligenté mi-février une perquisition dans les locaux parisiens de X et l'ont convoqué.

"Ce sont des attardés mentaux", a-t-il lancé, dans la langue de Molière, sur X mi-mars.

Deepfakes et pédopornographie 

Ouverte en janvier 2025, l'enquête française, dont est saisie l'unité nationale cyber de la gendarmerie, "porte sur les éventuelles violations par la plateforme X de la législation française, à laquelle elle doit bien évidemment se conformer sur le territoire français", a rappelé le parquet de Paris.

En cause notamment une possible complicité de diffusion d'images pédopornographiques et l'utilisation du modèle d'intelligence artificielle de X pour la création de "deepfakes", c'est-à-dire des montages ultraréalistes, à caractère sexuel, sans le consentement des victimes, a-t-il précisé.

Le réseau social avait dénoncé lors des perquisitions un "acte judiciaire abusif" reposant "sur des motivations politiques" et réfuté toute infraction. Il assurait qu'il ne se laisserait "pas intimider".

"Le parquet de Paris tente manifestement d'exercer une pression sur la direction générale de X aux Etats-Unis en visant (son) entité française", estimait l'entreprise américaine.

Mise au point du parquet de Paris samedi: "conformément à la procédure pénale française, qui garantit à chaque mis en cause la possibilité de s'exprimer sur les faits dont il est soupçonné, les gérants et personnels de la société X font l'objet de convocations en audition libre", a-t-il rappelé.

Mais "leur présence ou leur absence n'est pas un obstacle à la poursuite des investigations", a-t-il poursuivi.

"La conduite de cette enquête s'inscrit à ce stade dans une démarche constructive", avait indiqué auparavant la procureure de Paris, Laure Beccuau, "dans l'objectif de garantir in fine la conformité de la plateforme X aux lois françaises".

"Les autorités judiciaires d'autres pays ont également ouvert des enquêtes visant X", a rappelé samedi le parquet, qui précise avoir transmis certaines pièces de la procédure au ministère américain de la Justice, aux bureaux du procureur général de Californie et du procureur de New York, "ainsi qu'à différents parquets européens".

"Séparation des pouvoirs" 

Vendredi, le Wall Street Journal s'était fait l'écho d'une lettre adressée par le bureau des affaires internationales du ministère américain de la Justice mais le parquet de Paris a indiqué à l'AFP qu'il "n'a pas connaissance de ce courrier".

Dans cette missive, la justice fédérale prend position pour X, estimant notamment que l'enquête parisienne va à l'encontre du premier amendement de la Constitution américaine sur la liberté d'expression, selon le quotidien.

Pas de quoi infléchir l'enquête française: "il est nécessaire de rappeler que la Constitution française garantit la séparation des pouvoirs et l'indépendance de l'autorité judiciaire. Les enquêtes pénales sont diligentées sous la seule autorité des magistrats", rappelle le parquet de Paris.