La Commission européenne va exempter les ressortissants Qataris et koweïtiens de visa 

Des voyageurs portant un masque arrivent sur d’un vol d'Air Arabia atterrissant à l'aéroport international Hamad du Qatar marchent au terminal le 18 janvier 2021 (Photo, AFP).
Des voyageurs portant un masque arrivent sur d’un vol d'Air Arabia atterrissant à l'aéroport international Hamad du Qatar marchent au terminal le 18 janvier 2021 (Photo, AFP).
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La Commission européenne va exempter les ressortissants Qataris et koweïtiens de visa 

  • La région du CCG est le 6e marché d'exportation de l'UE
  • Actuellement, les ressortissants de plus de 60 pays et territoires peuvent voyager dans les pays de l'UE

ALGER: La Commission européenne a proposé la suppression des exigences de visa pour les ressortissants du Qatar et du Koweït, soulignant que ces pays ont déjà rempli les critères nécessaires leur permettant d’accéder au territoire européen. 

Selon un communiqué de presse publié par les autorités compétentes, la proposition fait suite à une évaluation détaillée « de la migration, de la politique et de la sécurité publique, des avantages économiques et des relations de l'Union avec le Qatar et le Koweït » peut-on lire sur le site de SchengenVisaInfo. 

Une fois que le Conseil de l'UE aura approuvé la proposition, les ressortissants du Qatar et du Koweït pourront se rendre dans tous les États membres de l'UE pour de courts séjours d'une durée maximale de 90 jours sur toute période de 180 jours à des fins professionnelles, touristiques et familiales, affranchies des exigences de demande de visa.

Saluant cette nouvelle, Josep Borell, le vice-président de la Commission européenne, a déclaré que cette initiative marquait « le premier pas vers la facilitation des voyages vers l'UE pour les ressortissants de toute la région du golfe. »

Le représentant a ajouté que la visée finale de cette démarche est « d'assurer la cohérence régionale et, à terme, de parvenir à l'exemption de visa pour tous les pays du Conseil de coopération du Golfe. » 

Et d’ajouter, « Avec notre prochaine communication conjointe sur le Golfe, cette proposition renforcera le partenariat global et renforcera la coopération entre l'UE et le Conseil de coopération du Golfe ». 

L’organisation européenne a conclu que le Qatar et le Koweït ne présentent pas de risques élevés de migration irrégulière et que les pays sont ouverts à une coopération plus poussée avec l'Union sur les questions de sécurité. 

Pas de risque « d’immigration irrégulière »

Il est important de noter également que ces pays représentent également des partenaires économiques importants, en particulier dans le domaine de l'énergie. Le Qatar étant le quatrième producteur de gaz naturel au monde, tandis que le Koweït génère environ 114% de ses besoins de consommation annuels. 

De plus, les deux pays délivrent déjà des documents d'identification biométriques, ce qui est une exigence pour voyager sans visa vers l'UE. "Aujourd'hui, nous proposons un voyage de court séjour sans visa vers l'UE pour les citoyens qatariens et koweïtiens munis de passeports biométriques, ce qui facilite les contacts entre les personnes et renforce les liens commerciaux, sociaux et culturels", a déclaré le Vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas, appuyant que cette proposition est le résultat de la coopération des deux parties.

En outre, Ylva Johansson, commissaire européenne aux affaires intérieures, a noté que la proposition d'exemption de visa faciliterait également la création « d’un partenariat plus étroit avec les pays du Golfe, qui comprennent Bahreïn, l'Irak, Oman, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Actuellement, les ressortissants de plus d’une soixantaine de pays et territoires peuvent voyager dans les pays de l'UE exemptés de l'obligation de visa en raison de la législation de l'UE qui permet une telle facilitation. 

Pour rappel, la commission a déjà, a plusieurs reprises mis exergue l’importance des six pays membres du Conseil de coopération du Golfe, qui sont Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar,l’Arabie saoudite et Émirats arabes unis, représentent une région importante du point de vue du commerce et des investissements.

La région du CCG est, par ailleurs,  le 6e marché d'exportation de l'UE et une source et une destination importantes d'investissements pour les États membres de l'UE.


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".