Les musulmans d’Italie célèbrent l’Aïd al-Fitr sans restrictions liées à la Covid-19

Des musulmans prient sur le Foro Italico dans la capitale sicilienne, Palerme. (Photo, Twitter)
Des musulmans prient sur le Foro Italico dans la capitale sicilienne, Palerme. (Photo, Twitter)
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Publié le Lundi 02 mai 2022

Les musulmans d’Italie célèbrent l’Aïd al-Fitr sans restrictions liées à la Covid-19

  • Des milliers de fidèles rejoints par des dirigeants et dignitaires chrétiens pour marquer la fin du ramadan
  • «La diversité et l’hospitalité sont les spécialités de notre ville et nous en sommes fiers», déclare le maire de Palerme

ROME: Des maires et des évêques se sont joints lundi à des milliers de musulmans dans toute l’Italie pour célébrer l’Aïd al-Fitr, qui marque la fin du mois sacré de ramadan.

L’un des plus grands rassemblements a eu lieu dans la capitale sicilienne, Palerme, où des foules immenses venues de toute l’île se sont réunies, sans restrictions liées à la Covid-19, pour prier sur le Foro Italico, une longue promenade nichée entre la mer et le mont Pellegrino.

Les fidèles ont commencé à arriver à l’aube pour la prière commune et leurs tapis ont rapidement recouvert le grand espace vert.

«Nous espérons vraiment que cet Aïd al-Fitr constituera une véritable renaissance pour nous tous après les années de pandémie», déclare à Arab News Youssef el-Hayek, originaire du Liban, à la fin de la prière.

Grâce à l’amélioration de la situation, «de nombreux membres de notre communauté pensent déjà à organiser des pèlerinages à La Mecque dès que possible, chose que nous n’avons pas faite depuis trop longtemps», ajoute-t-il.

Le maire de la ville, Leoluca Orlando, a pris part à la prière et a remercié la communauté islamique «pour le soutien qu’elle offre chaque jour à Palerme et au bien-être de tous ceux qui vivent ici, quelle que soit la culture ou la religion à laquelle ils appartiennent. La diversité et l’hospitalité sont les spécialités de notre ville et nous en sommes fiers.»

Après la prière dirigée par l’imam de la mosquée de la Piazza Gran Cancelliere, Mustafa Boulaalam, M. Orlando déclare: «Vous êtes de Palerme comme moi, et vous rendez cette ville meilleure grâce à votre contribution.»

Un autre grand événement a eu lieu à Rome, où un délégué du maire de la ville a rejoint une foule immense de musulmans dans l’enceinte de la Grande Mosquée.

À Naples, le plus grand événement s’est déroulé sur la Piazza Garibaldi, la place nouvellement restaurée située devant la gare principale de la capitale du sud de l’Italie.

Dans son discours précédant la prière, l’imam Massimo Cozzolino souligne: «Nous revendiquons fortement notre appartenance à cette belle terre et en particulier à la ville de Naples, qui est depuis toujours un lieu d’accueil et de fraternité.

«Ici, nous faisons vraiment l’expérience de l’intégration. Je suis très heureux que de nombreux Napolitains soient venus ici pour assister à notre prière, pour partager ce moment important pour nous.»

Bien que la pluie ait empêché les célébrations en plein air en Ligurie, une ville côtière proche de Gênes, dans le nord de l’Italie, près de 600 personnes, dont le curé local, don Ferruccio Bertolotto, ont assisté à la prière à la mosquée d’Imperia, l’une des plus grandes de la ville.

À Turin, des milliers de musulmans se sont rassemblés au Parco Dora, un immense espace vert situé à la périphérie de la ville industrielle.

L’archevêque catholique Cesare Nosiglia et le maire Stefano Lorusso se sont joints à la prière commune, qui a été consacrée à la paix et à ceux qui souffrent des effets de la guerre dans des pays comme la Syrie.

«Je souhaite un bon redémarrage à tous les Turinois de religion musulmane», a lancé M. Lorusso à la foule. Une nouvelle saison s’ouvre dans notre ville et nous allons tous y jouer un rôle important.»

Quant au Mgr Nosiglia, il a exhorté les musulmans et les chrétiens «à faire tout ce qui est en leur pouvoir chaque jour pour éradiquer toute graine de haine et de violence et à cultiver, au contraire, la graine de la fraternité universelle».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

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  • Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone
  • M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.