Les Palestiniens prient dans le calme à Al-Aqsa pour l’Aïd et se souviennent des martyrs

Des musulmans célèbrent l’Aïd al-Fitr devant la mosquée du Dôme du Rocher, après la prière matinale, dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville de Jérusalem, le 2 mai 2022. (AFP)
Des musulmans célèbrent l’Aïd al-Fitr devant la mosquée du Dôme du Rocher, après la prière matinale, dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville de Jérusalem, le 2 mai 2022. (AFP)
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Publié le Lundi 02 mai 2022

Les Palestiniens prient dans le calme à Al-Aqsa pour l’Aïd et se souviennent des martyrs

Des musulmans célèbrent l’Aïd al-Fitr devant la mosquée du Dôme du Rocher, après la prière matinale, dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville de Jérusalem, le 2 mai 2022. (AFP)
  • Les cours de la mosquée étaient bondées de pèlerins de Jérusalem et de Cisjordanie, ainsi que de Palestiniens vivant en Israël
  • À Ramallah, le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, a déposé des fleurs sur la tombe de feu le président Yasser Arafat

RAMALLAH: Lundi, premier jour de la fête de l’Aïd al-Fitr, plus de 200 000 fidèles ont accompli leurs prières dans le calme dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa. 

Les cours de la mosquée étaient bondées de pèlerins de Jérusalem et de Cisjordanie, ainsi que de Palestiniens vivant en Israël. 

Une atmosphère de joie et de bonheur régnait parmi ceux qui ont pu se rendre à la mosquée, et des bénévoles ont distribué des jouets aux enfants dans la zone du Dôme du Rocher. 

Les fidèles ont affirmé qu’ils resteront fidèles à la mosquée Al-Aqsa, pendant le ramadan et après le mois sacré, et qu’ils tiendront fermement leur promesse de protéger Al-Aqsa, le troisième site le plus sacré de l’islam. 

Des bus transportant des Palestiniens de différentes régions sont partis pour Al-Aqsa aux premières heures de la matinée. 

Dans la mosquée d’Abraham à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, environ 3000 personnes ont effectué les prières de l’Aïd, tandis que la récitation des versets sacrés résonnait dans toutes les mosquées de la ville. 

À Ramallah, le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, a déposé des fleurs sur la tombe de feu le président Yasser Arafat au siège de la présidence. 

M. Shtayyeh a présenté ses vœux pour l’Aïd aux Palestiniens de toutes les régions du monde, ainsi qu’aux personnes détenues dans les prisons israéliennes et aux familles des martyrs dont les enfants manquent à l’appel en cette occasion. 

Il a déclaré que le peuple palestinien célèbre cette fête «alors qu’il fait face à l’occupation haineuse avec toutes ses mesures», ajoutant: «Notre peuple dans la diaspora, dans les camps du Liban, de la Syrie, de l’Europe, des États-Unis, de l’Amérique latine, de l’Afrique, et où qu'ils soient, regarde Jérusalem.» 

Il a affirmé que la question palestinienne était de nouveau à l’ordre du jour international et que «la lutte palestinienne contre l’occupation est une lutte politique et non religieuse». 

Ceux qui se trouvaient dans d’autres régions de Palestine ont accompli les prières de l’Aïd dans les mosquées et sur les places publiques, se sont rendus sur les tombes de leurs compatriotes tués par des balles israéliennes, ont rendu visite aux blessés dans les hôpitaux et dans leurs maisons, et ont rencontré les familles des détenus dans les prisons israéliennes. 

Les martyrs, les blessés et les prisonniers symbolisent la lutte des Palestiniens, qui souffrent de l’occupation israélienne depuis plus de sept décennies. 

Dans leurs sermons de l’Aïd, les prédicateurs ont exhorté les fidèles à rendre visite à ceux qui ont perdu leurs proches, dont les êtres chers sont emprisonnés, et à soulager la douleur des blessés. 

Les Palestiniens ont vécu un ramadan sanglant cette année, dix-huit personnes ayant été tuées par des balles israéliennes et plus de mille autres blessées. Les forces israéliennes ont arrêté au moins 600 civils. 

Même au matin de l’Aïd, les villes de Cisjordanie ont été le théâtre d’incursions et d’affrontements avec l’armée israélienne. Trois jeunes hommes ont été blessés par balles réelles lors d’un raid de l’armée à Ni’lin, à l’ouest de Ramallah, coïncidant avec les prières de l’Aïd. 

L’armée a précisé que ces blessures avaient été infligées lors de confrontations avec des jeunes hommes dans la ville. 

Selon des sources palestiniennes, des affrontements ont éclaté avec l’armée dans le village de Barqa, au nord-ouest de Naplouse, et des affrontements ont eu lieu dans la ville de Qabatiya, au sud de Jénine, où les forces israéliennes ont attaqué des jeunes hommes avec des gaz lacrymogènes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.