Les cachets faramineux de Johnny Depp envolés après l'édito d'Amber Heard

Jack Whigham, qui représente la star depuis octobre 2016, a témoigné par vidéo devant un tribunal de la banlieue de Washington (Photo, AFP).
Jack Whigham, qui représente la star depuis octobre 2016, a témoigné par vidéo devant un tribunal de la banlieue de Washington (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 03 mai 2022

Les cachets faramineux de Johnny Depp envolés après l'édito d'Amber Heard

  • D'après l'agent de l'acteur, les accusations d'Amber Heard ont été «catastrophiques» pour Johnny Depp
  • «Après l'éditorial, c'est devenu impossible de décrocher un contrat avec un studio», a-t-il assuré

WASHINGTON : Les cachets des films tournés par Johnny Depp en 2017 dépassaient les 30 millions de dollars mais la star n'a pas conclu de contrat avec les studios d'Hollywood depuis un éditorial de son ex-femme, Amber Heard, l'accusant de violences conjugales, a détaillé lundi son agent.

Jack Whigham, qui représente la star depuis octobre 2016, a témoigné par vidéo devant un tribunal de la banlieue de Washington, où se tient depuis trois semaines un procès très médiatisé entre les anciens époux.

En décembre 2018, au plus fort du mouvement #MeToo, la comédienne avait publié un éditorial dans le Washington Post, dans lequel elle se décrivait comme victime de violences conjugales sans toutefois citer son ancien mari. 

Johnny Depp, qui nie avoir jamais levé la main sur une femme, l'avait poursuivie en diffamation. L'accusant d'avoir ruiné sa réputation et sa carrière, il lui réclame 50 millions de dollars de dédommagements. Elle a contre-attaquée et réclame 100 millions de dollars.

Ces sommes mirobolantes sont à la hauteur des anciens cachets du héros de "Edward aux mains d'argent". Selon son agent, l'acteur a touché 8 millions de dollars pour le film "City of Lies", 10 millions pour "Le Meurtre de l'Orient-Express" et 13,5 millions pour le deuxième volet des "Animaux Fantastiques" en 2017. 

En 2018, il a "voulu prendre un peu de temps pour lui", et n'a tourné "que" deux films indépendants à l'automne: "The Professor" pour 3,5 millions et "En attendant les Barbares" pour un million, a ajouté Jack Whigham. 

Mais "un accord avait été conclu" pour qu'il reprenne le rôle de Jack Sparrow dans le sixième opus de "Pirates des Caraïbes" pour 22,5 millions de dollars.

D'après M. Whigham, les accusations d'Amber Heard ont été "catastrophiques" pour Johnny Depp. "Après l'éditorial, c'est devenu impossible de décrocher un contrat avec un studio", a-t-il assuré.

Quant au tournage du film "Minamata", prévu début 2019, "ça a été très dur de le maintenir: le budget a dû être coupé, notamment le cachet de Johnny", qui n'a touché "que" trois millions, a dit l'agent. 

C'était son dernier film, car, en 2019, les studios Disney ont "pris une autre direction" pour la saga Pirates des Caraïbes. Malgré des contacts avec les producteurs, "je n'ai pas pu sauver" ce rôle très "lucratif", a déclaré son agent.

Interrogé par les avocats de Mme Heard, il a toutefois concédé que l'accord "était mal en point" dès l'automne 2018, soit avant la publication de l'éditorial.

En avril, le tabloïd britannique The Sun avait déjà accusé Johnny Depp d'être "un mari violent". L'acteur avait poursuivi ses éditeurs et a perdu à l'issue d'un procès qui a exposé au grand jour ses abus de drogues et d'alcool.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com