New York fait défiler des stars mondiales à l'extravagant gala du Met

L'actrice Blake Lively et son mari l'acteur Ryan Reynolds arrivent pour le Met Gala 2022 au Metropolitan Museum of Art, le 2 mai 2022 à New York (Photo, AFP).
L'actrice Blake Lively et son mari l'acteur Ryan Reynolds arrivent pour le Met Gala 2022 au Metropolitan Museum of Art, le 2 mai 2022 à New York (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 03 mai 2022

New York fait défiler des stars mondiales à l'extravagant gala du Met

  • Créé en 1948, le gala du Met a longtemps été réservé à la très haute société new-yorkaise
  • Cette année, le titre de co-président d'honneur a d'ailleurs été offert au patron d'Instagram, Adam Mosseri, aux côtés d'Anna Wintour et du styliste Tom Ford

NEW YORK: C'est la montée des marches la plus sélective de la planète: le gala du Metropolitan Museum of Art à New York a fait défiler lundi soir des centaines de stars internationales, dans des tenues extravagantes, pour une soirée annuelle philanthropique après deux éditions bouleversées par la pandémie.

Le "Met Gala 2022", au coeur de Manhattan, a donné lieu à un déferlement d'images de vedettes répondant au code vestimentaire de cette année, "Gilded Glamour", qui renvoie au "Gilded Age", l'âge d'or américain de la fin du XIXe siècle.

Elles se sont succédé dans des robes bustiers, smokings, tenues ultra chics, hyper glamour, scintillantes, invraisemblables ou même porteuses de messages politiques, sur les marches du Metropolitan Museum of Art (Met).

La liste des 400 stars de la mode, de la musique, du cinéma, des réseaux sociaux, de la politique ou des entreprises -- essentiellement américaines -- a été gardée secrète jusqu'au dernier moment. 

On y a vu Billie Eilish, Olivia Rodrigo, Cardi B, Megan Thee Stallion, Lenny Kravitz, Ariana DeBose, Sarah Jessica Parker, Gigi et Bella Hadid et Stromae qui a confié à l'AFP trouver "bizarre" d'être là mais qu'il se sentait "honoré", lui le "petit Belge". 

L'homme le plus riche du monde, le fantasque Elon Musk, a levé les bras devant la foule. 

En passe de racheter Twitter, il a promis sur le tapis rouge d'en faire le réseau social "le plus inclusif possible". 

Hillary Clinton a salué "l'esprit de l'Amérique" rayonnant au gala. Ont suivi les actrices Glenn Close, Sigourney Weaver et Jessica Chastain.

35 000 dollars l'entrée

Premières arrivées, la youtubeuse Emma Chamberlain est apparue dans une sublime robe Louis Vuitton et la grande prêtresse de l'événement, la toute-puissante rédactrice en chef de Vogue Anna Wintour, dans un ensemble Chanel.

Même invité, le ticket coûtait 35.000 dollars pour une place au dîner de gala, 200.000 à 300.000 dollars la table payée par un mécène, selon les chiffres non officiels de 2021. Soit un total estimé à plus de 16 millions de dollars.

Pour l'édition 2021, déplacée de mai à septembre pour cause de pandémie -- après une annulation totale en 2020 --, le spectacle avait été assuré par Billie Eilish, transformée en Marilyn Monroe avec des cheveux blond platine. Plus sage cette année, elle portait un ensemble couleurs crème et vert de Gucci.

«Fin des armes à feu»

Le gala est aussi l'occasion d'un message politique: le maire de New York Eric Adams a débarqué avec une veste qui portait dans son dos son slogan de campagne exigeant "la fin de la violence par armes à feu" dans une ville meurtrie par la criminalité.

Dans la pure tradition philanthropique américaine, la soirée, qui a lieu le premier lundi de mai, est destinée à financer le département mode du Met (The Costume Institute) et coïncide avec sa grande exposition annuelle. Elle a été présentée lundi matin à la première dame des Etats-Unis, Jill Biden, qui y a vu "la célébration des designers et de la mode qui ont façonné la véritable identité de l'Amérique".

Place cette année à une "Anthologie de la mode" américaine, une rétrospective des XIXe et XXe siècles d'une centaine de vêtements revisités par des réalisateurs et créateurs comme Sofia Coppola, Martin Scorsese ou Tom Ford.

L'actrice américaine Blake Lively est apparue dans une robe bustier surprise Versace avec un noeud en satin démesuré, dévoilant un imprimé hommage à l'architecture new yorkaise.

Le gala s'est tenu alors que des journalistes et éditeurs de Vogue et d'autres titres du groupe Condé Nast (GQ, Vanity Fair, Glamour etc.) ont lancé un mouvement pour créer un syndicat, ce qu'ils ont rappelé sur les réseaux sociaux avec un pastiche de couverture de Vogue: "Met Gala 2022 la plus longue nuit des travailleurs".

Kardashian en Marilyn

Sur le tapis rouge, il y a eu moins d'excentricités que les années passées: en 2019, le chanteur et acteur Billy Porter était apparu en dieu du soleil, déployant des ailes dorées et porté par des hommes au torse musclé. Et personne n'a égalé Lady Gaga et son strip-tease sur les marches.

Toutefois, Kim Kardashian, apparue toute de noir vêtue (y compris le visage) en septembre dernier, a bouclé ce méga défilé par un coup d'éclat: cheveux attachés et blond platine, moulée dans une robe beige scintillante, copie de celle que portait Marilyn Monroe lors de sa célébrissime chanson "Happy Birthday Mr President, à l'approche du 60e anniversaire de la mort de l'icône mondiale.

Créé en 1948, le gala du Met a longtemps été réservé à la très haute société new-yorkaise, mais Anna Wintour, qui l'a repris en main en 1995, l'a transformé en événement "people" adapté à l'ère des réseaux sociaux. 

Cette année, le titre de co-président d'honneur a d'ailleurs été offert au patron d'Instagram, Adam Mosseri, aux côtés d'Anna Wintour et du styliste Tom Ford.


Azzedine Alaïa et Christian Dior : aux racines d’un maître tunisien de la haute couture

Le livre coïncide avec une exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris, qui se termine le 21 juin. (Avec l'autorisation de Damiani Books)
Le livre coïncide avec une exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris, qui se termine le 21 juin. (Avec l'autorisation de Damiani Books)
Short Url
  • Le livre met en lumière un dialogue esthétique et technique entre Alaïa et Dior, fondé sur une vision commune de la forme et du savoir-faire
  • L’expérience fondatrice d’Alaïa chez Dior et son admiration durable ont profondément influencé son parcours et inspiré l’exposition et l’ouvrage

DHAHRAN : Le livre de table publié par Damiani, « Azzedine Alaïa et Christian Dior, deux maîtres de la haute couture », tisse avec élégance un dialogue visuel entre ces couturiers emblématiques du XXe siècle.

À travers des photographies capturant ces vêtements sculpturaux, l’ouvrage offre un festin visuel d’une grande élégance, ponctué de quelques pages de textes soigneusement sélectionnés.

Disponible uniquement en anglais, le livre, paru ce mois-ci, se lit aisément, avec une préface de l’éditrice et galeriste italienne Carla Sozzani, qui écrit : « Il ne s’agit pas simplement d’un dialogue entre deux maîtres de la haute couture, mais d’un retour à une origine profondément humaine et formatrice.

Christian Dior et Azzedine Alaïa ont développé un langage commun fondé sur une discipline intérieure et un respect de la forme, un langage qui a inspiré, inspire encore et continuera d’inspirer des générations. » 

--
Le livre est sorti le 21 avril. (Publié par et avec l’autorisation de Damiani Books)

D’autres éclairages sont apportés par des figures telles qu’Olivier Saillard, historien de la mode français et directeur de la Fondation Azzedine Alaïa, ainsi qu’Olivier Flaviano, directeur de La Galerie Dior depuis son inauguration en 2022, entre autres.

L’ouvrage présente également 70 pièces textiles impeccablement mises en scène, issues des archives des années 1950 et conservées à la Fondation Alaïa.

L’histoire commence en Tunisie, où le jeune Alaïa (1935-2017) découvre pour la première fois les créations de Dior (1905-1957) en feuilletant des magazines de mode français fournis par Madame Pinault, une sage-femme locale qui l’avait pris sous son aile.

Fils d’agriculteurs céréaliers, Alaïa est envoyé vivre chez ses grands-parents avec sa sœur jumelle, Hafida. À 15 ans, il ment sur son âge pour intégrer l’Institut des Beaux-Arts de Tunis en tant qu’apprenti sculpteur.

Il finance ses études en aidant une couturière qui vendait des reproductions de créations de grands couturiers parisiens à une clientèle tunisienne aisée.

Encouragé par Habiba Menchari, figure de l’émancipation féminine en Tunisie, il approche Madame Zeineb Levy-Despas, cliente de la maison Dior alors dirigée par Yves Saint Laurent, qui lui obtient un stage intensif de quatre jours à la Maison Dior.

En juin 1956, Alaïa, âgé de 21 ans, arrive dans l’atelier de Christian Dior, alors âgé de 51 ans, situé rue François 1er, au cœur du Triangle d’Or, épicentre du luxe parisien.

Bien que trois décennies les séparent, leurs esthétiques et leurs silhouettes présentent des similitudes, renforcées par leur goût intemporel.

Tous deux discrets, ils étaient fascinés par un artisanat minutieux et somptueux, laissant leurs œuvres — véritables sculptures à porter — s’exprimer d’elles-mêmes. Ils partageaient un goût pour les textures, les constructions ingénieuses et une architecture du vêtement à la fois douce et puissante.

Cette expérience brève mais fondatrice — ainsi que des décennies de collection des chefs-d’œuvre de Dior — a largement contribué à cette exposition.

Si l’exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris s’achève le 21 juin, près de 70 ans après ce stage, les images et les chefs-d’œuvre détaillés présentés dans le livre, eux, perdureront toute une vie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Coupe de France: Lens rejoint la finale, tout proche d'écrire son histoire

Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
Short Url
  • Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive
  • Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e)

LENS: Lens n'est plus qu'à un match d'écrire une grande page de son histoire: les Sang et Or ont battu Toulouse (4-1) mardi soir au stade Bollaert pour rallier la finale de la Coupe de France, qu'ils n'ont encore jamais remportée.

Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive.

Comment pouvait-il en être autrement? Bollaert attend ça depuis si longtemps qu'il l'a rappelé avant le coup d'envoi avec de grands tifos mettant en avant cette anomalie de l'histoire: malgré son titre de champion de France et trois finales de la Coupe (1948, 1975 et 1998), le Racing n'a jamais soulevé ce trophée.

Les Lensois auront l'occasion d'effacer cette bizarrerie le 22 mai au Stade de France contre Strasbourg ou Nice, qui s'affrontent mercredi soir à la Meinau.

Les Artésiens avaient quitté leur stade Bollaert en fusion, vendredi soir, au bout d'une remontée face aux Toulousains validée dans les derniers instants du match. Ils ont retrouvé leur antre dans le même état, qui n'aura pas souvent eu l'occasion de vibrer pour sa coupe de la saison, en l'absence de compétition européenne, en n'accueillant que le 32e de finale avant cette rencontre. Alors les supporters en ont profité jusqu'au bout, chantant "on est en finale" quand le résultat était devenu inéluctable, avant d'envahir complètement le terrain au coup de sifflet final.

Réalisme lensois froid 

Puni par une entame de match désastreuse lors de la "manche aller", les joueurs de l'Artois ont cette fois piqué d'entrée grâce à Florian Thauvin, d'un pénalty tiré lentement mais avec beaucoup de maîtrise (5e). Le champion du monde (2018) l'avait lui-même provoqué, fauché dans la surface par Pape Demba Diop.

Titularisé à la place de Wesley Saïd, Allan Saint-Maximin a doublé le score d'une frappe à l'entrée de la surface avant de célébrer d'un salto devant le banc lensois (18e).

Mais cette réussite offensive a contrasté avec une fébrilité dans la ligne arrière qui a rappelé le début du match précédent, symbolisé par une première approximation de Samson Baidoo (2e), enfin de retour en tant que titulaire après une blessure, puis une seconde, qui a cette fois coûté un but inscrit par Santiago Hidalgo (21e).

Entre-temps et dans les minutes qui ont suivi, Ismaëlo Ganiou (21 ans) aussi a été hésitant, sans doute pris par l'enjeu du match le plus important de sa jeune carrière.

Toulouse limité 

Les Sang et Or ont globalement eu des difficultés à construire le jeu lors de la première demi-heure, bien gênés par les Toulousains de Carles Martinez Novell, qui ont souvent coupé la relation entre les défenseurs et les milieux de terrain lensois.

Mais malgré cela, ils ont frappé une nouvelle fois par le piston gauche Matthieu Udol, à bout portant, à la réception d'un centre de l'autre piston, Saud Abdulhamid (35e).

Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e). Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain.

En face, au-delà de sa pression défensive intéressante, Toulouse n'aura pas montré grand-chose et s'est heurté aux limites d'un onzième de Ligue 1, face au deuxième. S'il n'a pas le championnat, Lens aura peut-être la Coupe.

 

 


Le « Inshallah » d’Anne Hathaway fait le buzz

L’utilisation par la star hollywoodienne Anne Hathaway de l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview a été chaleureusement accueillie en ligne. (AFP)
L’utilisation par la star hollywoodienne Anne Hathaway de l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview a été chaleureusement accueillie en ligne. (AFP)
Short Url
  • L’utilisation du mot « Inshallah » par Anne Hathaway dans une interview devient virale et saluée pour sa portée culturelle
  • Sabrina Carpenter s’excuse après une confusion sur une tradition arabe lors de Coachella, relançant le débat sur la sensibilité culturelle

DUBAÏ : L’actrice hollywoodienne Anne Hathaway a suscité une vague de réactions positives en ligne après avoir utilisé l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview.

Offrant un moment de résonance culturelle au cours d’une discussion introspective sur le vieillissement et la longévité dans l’industrie du cinéma, l’actrice s’exprimait auprès de People Magazine pour promouvoir son dernier film, « The Devil Wears Prada 2 ».

Elle s’est confiée sur sa vie à 43 ans et sur ce que signifie avoir passé plus de deux décennies à Hollywood, évoquant l’évolution de sa perspective au fil du temps.

« J’apprécie enfin le calme », a-t-elle déclaré, expliquant qu’elle ne vit plus les hauts et les bas émotionnels de l’industrie avec la même intensité qu’auparavant. Désormais, elle aborde chaque nouvelle décennie avec curiosité plutôt qu’avec crainte.

Elle a ajouté : « Je veux avoir une vie longue et en bonne santé, Inshallah. J’espère. »

L’utilisation de cette expression arabe — qui signifie « si Dieu le veut » — a largement trouvé un écho, notamment auprès des publics du Moyen-Orient où elle est couramment employée pour exprimer l’espoir.

La vidéo de l’interview a depuis dépassé les 300 000 mentions « j’aime » sur TikTok.

Un utilisateur a commenté : « Inshallah ma princesse de Genovia », en référence à son rôle dans « The Princess Diaries », tandis qu’un autre a écrit : « Masha Allah sœur Anne ».

Plusieurs internautes ont également salué sa sagesse sur le vieillissement, l’un d’eux déclarant : « C’est la version la plus agréable d’elle que j’ai vue en interview récemment. »

Par ailleurs, la chanteuse américaine Sabrina Carpenter a présenté ses excuses sur X samedi après avoir confondu une zaghrouta — une ululation festive traditionnelle arabe — avec du yodel lors de sa performance principale à Coachella vendredi soir.

« Toutes mes excuses, je n’ai pas vu cette personne et je n’entendais pas clairement », a écrit Carpenter. « Ma réaction relevait de la confusion et du sarcasme, sans mauvaise intention. J’aurais pu mieux gérer la situation ! Maintenant, je sais ce qu’est une zaghrouta ! »

Des extraits de la scène ont largement circulé en ligne. Assise au piano sur la scène principale du festival, elle avait réagi : « Je crois avoir entendu quelqu’un faire du yodel… Je n’aime pas ça. »

Le fan a répondu : « C’est ma culture ! » — ce à quoi Carpenter a répliqué : « C’est ta culture, le yodel ? » Avant que l’intéressé ne précise : « C’est un cri de célébration. » Carpenter a alors conclu : « On est à Burning Man ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est étrange. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com