USA: l'humoriste Dave Chappelle agressé sur scène

Le comique américain Dave Chappelle (Photo, AFP).
Le comique américain Dave Chappelle (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 05 mai 2022

USA: l'humoriste Dave Chappelle agressé sur scène

Le comique américain Dave Chappelle. (Photo, AFP)
  • Le comédien participait au festival «Netflix Is A Joke», organisé au Hollywood Bowl, lorsqu'un homme dans le public est monté sur scène et a tenté de le plaquer
  • Le suspect, âgé de 23 ans, a été inculpé d'«agression avec une arme létale» et sa caution fixée à 30 000 dollars a annoncé la police

LOS ANGELES: Le comique américain Dave Chappelle a été agressé sur scène lors d'un spectacle à Los Angeles mardi soir, a rapporté la police de la mégapole californienne.

L'humoriste âgé de 48 ans participait au festival "Netflix Is A Joke", organisé au Hollywood Bowl par la plateforme de streaming, lorsqu'un homme dans le public est monté sur scène et a tenté de le plaquer, selon des images vidéo de l'incident partagées sur les réseaux sociaux.

Dave Chappelle n'a pas été blessé et les motivations de cette agression n'étaient pas connues dans l'immédiat.

La police de Los Angeles a confirmé l'incident auprès de l'AFP et déclaré que l'agresseur portait un pistolet factice, équipé d'une lame de couteau rétractable.

Selon un communiqué des forces de l'ordre, l'agresseur, un homme de 23 ans, "a pointé l'objet dans la direction de la victime".

"Des agents de sécurité en uniforme du Hollywood Bowl, qui ont été témoins de l'incident, ont appréhendé le suspect et l'ont éloigné de la victime", poursuit ce communiqué.

Remis ensuite à des policiers appelés sur place, l'agresseur a été inculpé d'"agression avec une arme létale" et sa caution fixée à 30.000 dollars.

Des vidéos ont montré le jeune homme en train d'être évacué sur une civière. Il a été transporté vers un hôpital pour être soigné, selon une porte-parole de la police.

Selon Brianna Sacks, une journaliste de Buzzfeed présente au spectacle, l'agresseur a été à son tour attaqué par au moins 10 personnes après s'en être pris à Dave Chappelle.

En octobre dernier, Netflix s'est retrouvé plongé dans une polémique sur la liberté d'expression aux Etats-Unis après la diffusion d'un spectacle de l'humoriste, "The Closer", dans lequel la star du stand-up répondait aux critiques l'accusant de se moquer des personnes transgenres.

Dans ce spectacle condamné par des groupes LGBT, il affirmait que "l'existence du genre est un fait" et que ses détracteurs sont "trop sensibles". 

"Dans notre pays, vous pouvez tirer et tuer" un homme noir, "mais ne vous avisez pas de froisser une personne gay", y disait encore Dave Chappelle, lui-même noir.

Une agente de Dave Chappelle a affirmé mercredi qu'"il refusait que l'incident de la nuit dernière vienne éclipser la magie d'un moment historique" qui l'a vu se produire quatre fois de suite au prestigieux Hollywood Bowl.

De son côté, Netflix a réagi dans un communiqué pour souligner prendre très au sérieux la sécurité des artistes. "Nous défendons avec vigueur le droit des humoristes de stand-up à se produire sur scène sans craindre d'actes de violence", a dit la plateforme.

En mars, l'humoriste américain Chris Rock avait été giflé sur scène par l'acteur Will Smith durant la cérémonie des Oscars après une plaisanterie sur les cheveux ras de l'épouse de ce dernier.

Selon plusieurs médias américains, après l'agression de Dave Chappelle mardi soir, Chris Rock, qui participait au même festival, est apparu sur scène avec Dave Chappelle et a déclaré: "C'était pas Will Smith?" 


La genèse de l'Etat saoudien moderne mise en lumière à Diriyah

Les festivités ont débuté sur le berceau du Royaume et la première base de la famille Al-Saoud, le site d'At-Turaif, classé au patrimoine mondial de l'Unesco (Photo, l'autorité de développement de Diriyah Gate).
Les festivités ont débuté sur le berceau du Royaume et la première base de la famille Al-Saoud, le site d'At-Turaif, classé au patrimoine mondial de l'Unesco (Photo, l'autorité de développement de Diriyah Gate).
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  • La saison d'ouverture des deux projets comprendra un programme public dynamique d'événements, de séances et d'activités pour tous les visiteurs
  • Les visiteurs du site d'At-Turaif, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, auront l'occasion de savourer le quartier culinaire de la Terrace de Bujairi

RIYAD: La première phase d'un projet ambitieux conçu il y a cinq ans dans le but de mettre en valeur l'histoire du berceau du Royaume d'Arabie saoudite, s'est concrétisée comme prévu.
Les projets des terrasses d’At-Turaif et Bujairi de l'autorité de développement de Diriyah Gate (DGDA) ont été officiellement dévoilés lundi lors d'un gala organisé dans le cadre du sommet mondial du Conseil mondial du voyage et du tourisme.
Des délégués du monde entier, des personnalités saoudiennes et des membres du personnel de l'autorité de la DGDA se sont réunis pour assister à l'ouverture de Diriyah à la communauté internationale.

Le ministre saoudien du Tourisme, Ahmad al-Khateeb, inaugure les quartiers historiques d'At-Turaif et de Bujairi lors d'une cérémonie spectaculaire à laquelle assistent des invités du monde entier (Photo, l'autorité de développement de Diriyah Gate).

«Cette soirée est historique par excellence», a déclaré Jerry Inzerillo, le PDG de la DGDA, à Arab News, «Nous célébrons deux étapes importantes.»
«Pour la première fois dans l'histoire du Golfe, le Royaume accueille le Conseil mondial du voyage et du tourisme, tous les ministres du Tourisme, les PDG des sociétés hôtelières, les PDG des compagnies aériennes – soit 5 000 personnes qui viennent au Royaume pour voir ce que va devenir l'un des grands pays touristiques du monde.»
Inzerillo a décrit ce que cela signifie pour lui, personnellement, de voir le fruit du travail de son équipe à Diriyah exposé au monde.
«Cela me fait chaud au cœur parce que ce dont je suis le plus fier, c'est que nous formons aujourd’hui une équipe 1 600 employés: 85% de Saoudiens, 36% de femmes saoudiennes superstars, dont 16% de cadres et 14% de personnes originaires de Diriyah. Mon cœur et mon âme sont mon équipe et c'est ce dont je suis le plus fier», a signalé Inzerillo.
Prudence Solomon Inzerillo, l'épouse d'Inzerillo, a indiqué: «Je pense que les changements sont profonds et je pense que toute la dévotion et l'engagement à célébrer la culture, le patrimoine, l'art historique... Je suis convaincue que c'est un cadeau incroyable, c'est vraiment important.
«Je pense que tout le monde devrait apprécier l'histoire et la culture que vous avez. Elles sont tellement riches et diversifiées et je pense que c'est un véritable privilège et un plaisir d'être ici et d'être témoin des changements qui se sont produits au cours des plus de quatre ans depuis notre arrivée ici et c'est extraordinaire.»
Les festivités ont débuté au berceau du Royaume et à la première base de la famille Al-Saoud, le site d'At-Turaif, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Devant le palais de Salwa, un complexe de 10 000 mètres carrés dont les parties originales ont été construites par Mohammed Ibn Saoud, le premier souverain du premier État saoudien, des guides touristiques attendaient de faire visiter le site, en empruntant des allées autrefois empruntées par les premiers souverains saoudiens.

«Cette soirée est historique par excellence», a déclaré Jerry Inzerillo, le PDG de la DGDA, à Arab News (Photo, l'autorité de développement de Diriyah Gate).

Chaque brique de boue fabriquée à la main dans les anciens bâtiments d'At-Turaif a une histoire à raconter, chaque mur renferme les secrets des luttes de pouvoir, et chaque coin cache une histoire d'hospitalité et d'unité.
Les visiteurs du monde entier n'ont pas seulement vu la modernité et le luxe du Royaume actuel, mais ils ont pu revenir dans le temps en assistant à des spectacles de danse traditionnelle ardah et en parcourant des sentiers étroits qui donnent une image atmosphérique du passé du Royaume.
Les invités à cet événement privé qui a marqué l'ouverture officielle de Bujairi et At-Turaif représentaient un assemblage diversifié de visiteurs de nombreux pays.
Guadalupe Galvan Hernandez, par exemple, était en visite depuis la ville de Mexico pour assister au sommet du Conseil mondial du voyage et du tourisme.
«C'est la première fois que je visite l’Arabie saoudite», a-t-elle révélé à Arab News. «J'ai vu beaucoup de choses. Diriyah est étonnante; elle est pleine d’histoire. Quand nous sommes arrivés, nous avons vu tellement de structures et c'est un mélange de modernité et de traditions.


En Colombie, les indigènes de la «montagne sacrée» érigés au rang de patrimoine de l'humanité

Un indigène de l'ethnie Wiwa en Colombie (Photo, AFP).
Un indigène de l'ethnie Wiwa en Colombie (Photo, AFP).
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  • Koguis, Arhuacos, Wiwas et Kankuamos, quatre peuples distincts, mais apparentés, arpentent ces pentes abruptes
  • Cette région de la cordillère des Andes est inscrite au Guinness des records comme la plus haute chaîne de montagnes côtières du monde

BOGOTA: Le savoir ancestral de quatre communautés indigènes de la Sierra Nevada, la plus haute chaîne de montagnes côtières du monde dans le nord de la Colombie, a été déclaré mardi patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco.

Vivant sur un vaste territoire allant des côtes de la mer des Caraïbes jusqu'aux sommets de montagnes culminant à 5.770 mètres d'altitude, ces quatre peuples autochtones Arhuaco, Kankuamo, Kogui et Wiwa conservent des connaissances essentielles pour "prendre soin de la vie de mère nature, de l'humanité et de la planète", selon l'Unesco.

Cette région de l'extrémité nord de la cordillère des Andes, appelée Goanawindwa-Shwndwa en langue vernaculaire, est inscrite au livre Guinness des records comme la plus haute chaîne de montagnes côtières du monde, dont les terres basses de forêts tropicales sur le littoral se transforment au fil de l'ascension en savane, puis forêts d'épineux noyées dans les brouillards d'altitude.

Koguis, Arhuacos, Wiwas et Kankuamos, quatre peuples distincts, mais apparentés, arpentent ces pentes abruptes, vêtus de traditionnels vêtements blancs immaculés, de sacs à dos tissés en bandoulière et de chapeaux de paille tressée, souvent blancs également.

Face à l'expansion du tourisme dans la Sierra Nevada, la "sagesse ancestrale" des indigènes "joue un rôle fondamental pour garantir la protection de l'écosystème (...) et éviter la perte de leur identité culturelle", selon le ministère colombien de la Culture.

«Centre du monde»

"Pour les Indiens, la Sierra Nevada est le centre du monde. Elle est entourée par une ligne noire invisible qui relie les sites sacrés de leurs ancêtres et délimite leur territoire", selon l'ONG Survival International, défenseure des peuples indigènes de la planète.

"Les Indiens de la Sierra s'autodénomment grands frères et considèrent qu'ils font preuve d'une sagesse et d'une compréhension mystiques, supérieures à celles des autres peuples qu'ils appellent leurs +petits frères+".

"Les grands frères estiment qu'il est de leur responsabilité de maintenir l'équilibre de l'univers", explique Survival. "Lorsqu'il y a des ouragans, des périodes de sécheresse ou de famine dans le monde, ils se disent responsables de l'échec de l'homme à maintenir l'harmonie du monde. L'équilibre est établi en faisant des offrandes aux sites sacrés pour rendre à la terre ce qui lui a été prélevé".

Leurs leaders spirituels sont appelés "Mamo", qui seraient "dans notre culture occidentale à la fois un prêtre, un enseignant et un médecin".

Ils sont "chargés de maintenir l'ordre naturel du monde à travers le chant, la méditation et les rites d’offrandes". Leur apprentissage commence dès le plus jeune âge (...) dans les hauteurs des montagnes où ils apprennent à méditer sur le monde naturel et spirituel".

Dans le livre "Orden del Todo" (L'Ordre du Tout), consacré à ces peuples, l'indigène Norberto Torres explique : "Notre pensée est universelle, car elle englobe tout ce qui existe, c'est-à-dire le visible et l'invisible, les grands mystères que recèle la nature et que, jusqu'à présent, l'homme n'a pas connus, obsédé par la chimie et la science".

Coca et «poporo»

"Toutes les choses ont leur esprit, y compris les plantes, les pierres, tout cela forme une pensée qui va vers l'univers, unie comme un souffle", selon M. Torres, également connu comme "Mamo" Zeukukuy.

"Nous suivons cette tradition de manière pratique et orale depuis environ 3.600 ans, depuis que nous avons notre siège dans cette chaîne de montagnes sacrées, considérée comme le cœur du monde", ajoute Mamo Arwa Vikw, cité dans le même ouvrage.

La feuille de coca joue un rôle central dans la vie des Indiens de la Sierra Nevada et est utilisée dans les offrandes et les cérémonies. "Chaque homme porte une petite bourse remplie de feuilles de coca qu'il mâche pour créer un léger effet stimulant", ou "échange en signe de respect mutuel lorsqu'il croise un autre homme", détaille Survival.

L'ambassadrice de la Colombie auprès de l'ONU, Leonor Zalabata, Arhuaco et première femme indigène à représenter le pays au sein de cette instance, est aussi la voix internationale de près de 90 communautés indigènes qui représentent 4,4% des 50 millions d'habitants de la Colombie.


Le Qatar sorti de son Mondial par la petite porte

Son Mondial précocement terminé sur le plan sportif, le Qatar va désormais regarder vers la défense de son titre asiatique à domicile en 2023 (Photo, AFP).
Son Mondial précocement terminé sur le plan sportif, le Qatar va désormais regarder vers la défense de son titre asiatique à domicile en 2023 (Photo, AFP).
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  • «C'est une première Coupe du monde pour nous, on est quand même content»
  • Moins inhibés à l'heure d'affronter les favoris néerlandais, ils ont montré des velléités intéressantes en contre-attaque

DOHA: Avec une élimination express et trois défaites en autant de matches, la dernière contre les Pays-Bas (2-0) mardi, le Qatar se retire du Mondial-2022 avec pour titre honorifique celui du pays hôte au moins bon parcours de l'histoire du tournoi.

Rentrés au vestiaire la tête basse, sans un point et avec un seul but à leur compteur contre le Sénégal (3-1), les champions d'Asie pourront au moins se consoler d'avoir progressivement retrouvé leur football, après un match d'ouverture perdu 2-0 contre l'Équateur et jugé "cauchemardesque" par la presse locale.

Moins inhibés à l'heure d'affronter les favoris néerlandais, ils ont montré des velléités intéressantes en contre-attaque, à l'image de cette frappe de loin du capitaine Hassan Al-Haydos captée par Andries Noppert (9e).

"Nous voulions être compétitifs et nous y sommes parvenus par moments", s'est satisfait le sélectionneur Félix Sanchez, préférant présenter le verre à moitié plein. Et d'assurer -- en décalage avec le discours tenu avant la compétition -- que les huitièmes de finale n'avaient jamais été un objectif, "seulement voir ce dont nous étions capables".

Tout au long de son court tournoi, l'Espagnol a expliqué les faiblesses de son équipe par la population restreinte du pays, avec moins de trois millions d'habitants dont à peine 15% de Qataris, sans que ce soit suffisant pour convaincre ses détracteurs de plus en plus nombreux.

«Bonne expérience»

En décalage aussi avec les excuses présentées aux supporters par le capitaine Hassan Al-Haydos à la suite de l'élimination des siens après deux matches seulement, le milieu Karim Boudiaf voulait retenir mardi "une bonne expérience" pour al-Annabi (les Bordeaux).

"C'est une première Coupe du monde pour nous, on est quand même content. Ça va beaucoup nous servir pour le futur", a-t-il positivé. Ses regrets tiennent surtout à la défaite inaugurale. "On savait qu'il y avait beaucoup d'attentes, on n'a pas su gérer la pression et le stress", a admis Boudiaf.

Son Mondial précocement terminé sur le plan sportif, le Qatar va désormais regarder vers la défense de son titre asiatique à domicile en 2023.

Sans Sanchez, arrivé dans l'émirat en 2006 pour former les jeunes talents et promu à la tête de l'équipe nationale en 2017, réclament la presse et des figures locales du foot depuis l'élimination.

"Même si c'est lui qui a mené l'équipe à l'exploit historique en Coupe d'Asie (en 2019), cela ne veut pas dire qu'il n'a pas échoué de façon inattendue" au Mondial, a par exemple tancé le rédacteur en chef du quotidien Al-Watan.

L'ancien international Raed Yaqoub a, lui aussi, exigé le renvoi du sélectionneur et l'infusion de sang neuf.

«Déraisonnable»

Comme l'entraîneur Salman Hassan, tous mettent en cause la décision "déraisonnable pour l'équipe nationale d'organiser des camps d'entraînement à huis clos six mois avant la Coupe du monde" plutôt que de continuer à évoluer dans le championnat qatari.

Payante pour la Corée du Sud, demi-finaliste en 2002, cette stratégie ne l'a pas été pour les Bordeaux. Elle a rendu plus pénible encore la révélation de leurs faiblesses au grand jour lors du match d'ouverture.

"Mon futur, c'était ce match, il n'y avait rien de prévu au-delà. Il faudra maintenant y songer", a répondu Sanchez mardi. "Une des bonnes choses avec cette équipe, c'est qu'il y a un plan à long terme qui ne dépend pas de moi ou de qui que ce soit, mais de tout le pays."

Avant le petit émirat du Golfe, qualifié d'office pour son premier Mondial en tant qu'organisateur, seule l'Afrique du Sud en 2010 avait été éliminée au terme de la phase de groupes, avec un parcours autrement plus honorable.

Les Bafana Bafana avait débuté sur un nul face au Mexique (1-1), avant d'enchaîner sur une défaite contre l'Uruguay (3-0) et une victoire contre la France (2-1). Ils avaient terminé à la troisième place de leur groupe, à égalité avec le Mexique, mais éliminés à la différence de buts.