Egypte: 11 militaires tués dans une attaque jihadiste selon l'armée

L'Égypte lutte contre Daech dans le Sinaï depuis 2013 (Photo, Reuters).
L'Égypte lutte contre Daech dans le Sinaï depuis 2013 (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 08 mai 2022

Egypte: 11 militaires tués dans une attaque jihadiste selon l'armée

  • Onze militaires ont été tué à proximité du canal de Suez dans le Sinaï selon l'armée
  • Ce bilan est l'un des plus élevés enregistré par les forces égyptiennes depuis des années en Egypte

LE CAIRE: Onze militaires ont été tués samedi en Egypte en déjouant une attaque "terroriste" à proximité du canal de Suez dans le Sinaï, péninsule du nord-est du pays en proie à une insurrection jihadiste, a rapporté l'armée.

Ce bilan est l'un des plus élevés enregistré par les forces égyptiennes depuis des années en Egypte.

"Un groupe d'éléments takfiris a lancé une attaque contre une station de pompage hydraulique militaire", a indiqué un communiqué militaire. Les soldats "les ont repoussés et des combats s'en sont suivis dans lesquels onze militaires ont été tués et cinq blessés", selon le texte. Les soldats "continuent de poursuivre les terroristes" jusqu'à "une région isolée du Sinaï", d'après la même source.

Le terme "takfiris" est utilisé en général pour désigner les groupes jihadistes ou islamistes radicaux sunnites.

Le président Abdel Fattah al-Sissi a assuré sur Facebook que "ces opérations terroristes ne viendront pas à bout de la détermination du pays et de son armée à couper le mal du terrorisme à la racine". 

Washington a condamné de son côté une "attaque terroriste". "Depuis des décennies, les Etats-Unis ont été et restent un partenaire solide de l'Egypte dans la lutte contre le terrorisme dans la région", a déclaré le porte-parole du Département d'Etat Ned Price dans un communiqué. 

L'armée et la police ont lancé en février 2018 une vaste opération "antiterroriste" dans la péninsule du Sinaï où sévissent des cellules radicales dont certaines ayant fait allégeance au groupe jihadiste Etat islamique (EI). Elles combattent également des insurgés radicaux dans le désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye. 

Dans le Sinaï, les attaques se concentrent particulièrement sur un point: les oléoducs et gazoducs qui approvisionnent Israël et la Jordanie.

Régulièrement, l'armée annonce avoir tué des jihadistes dans cette zone. 

En tout, plus d'un millier de jihadistes et des dizaines de membres des forces de sécurité ont été tués, selon les chiffres officiels --mais aucun bilan de source indépendante n'est disponible et le Nord-Sinaï est interdit aux journalistes.

Le dernier attentat d'importance au Caire remonte à mai 2020, quand une attaque a visé les pyramides de Guizeh dans le sud-ouest de la capitale, faisant 17 blessés un mois avant que l'Egypte n'accueille la Coupe d'Afrique des Nations de football.

En août 2019, toujours au Caire, une vingtaine de personnes ont été tuées lorsqu'une voiture chargée d'explosifs avait percuté à grande vitesse trois autres véhicules, provoquant une énorme explosion.

Le mois suivant, un policier et sept membres d'une "cellule terroriste" ont été tués dans des échanges de tirs au Caire. Ces jihadistes s'apprêtaient, selon les autorités, à s'en prendre à des chrétiens pendant les célébrations de Pâques.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com