Le professeur décapité « a été respectueux », estime le recteur de la mosquée de Lyon

 Le recteur de la Grande Mosquée de Lyon Kamel Kebtane pose devant le nouvel Institut Français de Civilisation Musulmane. (AFP)
Le recteur de la Grande Mosquée de Lyon Kamel Kebtane pose devant le nouvel Institut Français de Civilisation Musulmane. (AFP)
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Publié le Lundi 19 octobre 2020

Le professeur décapité « a été respectueux », estime le recteur de la mosquée de Lyon

  • « Il était en droit d'élever le niveau intellectuel sur la tolérance et la liberté d'expression. Il a été respectueux et il a même proposé aux élèves qui pourraient se sentir choqués de sortir. Il a voulu parler sans vexer, sans blesser »
  • « Il y a une minorité et c'est elle qu'on écoute le plus alors qu'on n'écoute pas la majorité »

LYON : L'enseignant décapité à Conflans-Sainte-Honorine après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression a « fait son travail » et a été « respectueux », a estimé dimanche le recteur de la Grande mosquée de Lyon.

« Le professeur a fait son travail », a souligné Kamel Kabtane dans un entretien par téléphone avec l'AFP. 

« Il était en droit d'élever le niveau intellectuel sur la tolérance et la liberté d'expression. Il a été respectueux et il a même proposé aux élèves qui pourraient se sentir choqués de sortir. Il a voulu parler sans vexer, sans blesser », a insisté M. Kabtane. 

« En France, la liberté d'expression existe et il faut qu'elle existe », a ajouté le recteur, pour qui le ou les auteurs des faits ont prouvé par leurs actes qu'ils ne sont « pas religieux ». 

« Je n'incrimine pas l'islam, qui est une religion de la paix et de la tolérance. L'auteur des faits est un illuminé. Ces terroristes n'ont rien de religieux. Ils se réclament du prophète alors que le Coran dit : celui qui a tué un homme, c'est l'humanité toute entière qu'il a tuée. Le prophète n'a pas besoin de ces gens-là. La religion est indemne. Ces terroristes ne sont pas des religieux, mais utilisent la religion pour prendre le pouvoir », dit-il.

Pour le dignitaire musulman, les réseaux sociaux sont pour une grande part dans la polémique sur l'enseignement du professeur qui a précédé son meurtre. 

« Les réseaux sociaux grandissent à la loupe ce qui se passe et donnent une vision déformée. On a manipulé l'enseignement de ce professeur pour en faire quelque chose qui mériterait la mort. Cette situation a tendance à s'amplifier. Les gens ne se parlent que par réseaux sociaux, par invectives », a regretté le recteur, disant dorénavant craindre pour ses coreligionnaires.

« La communauté musulmane est en première ligne. L'ensemble des musulmans se regarde en disant : qu'a-t-on pu faire pour en arriver là? La communauté est inquiète, pour sa sécurité et pour l'image qu'elle renvoie. Quelle va être la suite? L'opinion va sûrement se saisir de cette situation pour la mettre à l'index et cela a déjà commencé », a-t-il déclaré.

« Il y a une minorité et c'est elle qu'on écoute le plus alors qu'on n'écoute pas la majorité », selon M. Kabtane, qui est également président du Conseil des mosquées du Rhône.

A la suite d'une réunion, dimanche, le Conseil a appelé ses imams à « profiter des prêches du vendredi pour rappeler aux fidèles que la France est notre communauté de destin et les appeler à s'engager encore plus dans la voie du vivre-ensemble, respectueux et fraternel ».

« Nous sommes engagés à renforcer l'étude des fondements idéologiques de la pensée extrémiste et le combat contre ceux qui l’alimentent, la nourrissent et la financent », a assuré le Conseil dans un communiqué. 


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.