Washington suspend pendant un an les droits de douane sur l'acier ukrainien

Le droit de douane de 25% sur l'acier a été imposé en mars 2018 pour protéger l'industrie nationale, bien qu'une poignée de pays en aient été exemptés (Photo, Fournie).
Le droit de douane de 25% sur l'acier a été imposé en mars 2018 pour protéger l'industrie nationale, bien qu'une poignée de pays en aient été exemptés (Photo, Fournie).
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Publié le Mardi 10 mai 2022

Washington suspend pendant un an les droits de douane sur l'acier ukrainien

  • «L'industrie sidérurgique ukrainienne est particulièrement importante pour la force économique du pays, employant 1 Ukrainien sur 13 avec des emplois bien rémunérés», a souligné le ministère
  • Le ministère souligne que de nombreuses aciéries ukrainiennes «ont continué à payer, nourrir et même abriter leurs employés pendant les combats»

WASHINGTON : Les Etats-Unis ont décidé de suspendre pendant un an les droits de douane sur l'acier en provenance d'Ukraine pour soutenir les exportations du pays ravagé par la guerre menée par la Russie depuis le 24 février, a annoncé lundi le département au Commerce.

"L'industrie sidérurgique ukrainienne est particulièrement importante pour la force économique du pays, employant 1 Ukrainien sur 13 avec des emplois bien rémunérés", a souligné le ministère dans un communiqué. 

"Certaines des plus grandes communautés sidérurgiques d'Ukraine ont été parmi les plus durement touchées par la barbarie de (Vladimir) Poutine, et l'aciérie de Marioupol est devenue un symbole de la détermination de l'Ukraine à résister à l'agression de la Russie", a-t-il ajouté. 

Le ministère souligne que de nombreuses aciéries ukrainiennes "ont continué à payer, nourrir et même abriter leurs employés pendant les combats". 

Alors que certaines usines ukrainiennes ont repris leur production, il est essentiel de soutenir leurs exportations afin de maintenir l'une des industries les plus importantes d'Ukraine, estime l'administration Biden. 

"Nous ne pouvons pas nous contenter d'admirer le courage et l'esprit du peuple ukrainien", a commenté la secrétaire américaine au commerce Gina Raimondo citée dans le communiqué.

"Nous devons le soutenir et soutenir l'une des industries les plus importantes pour le bien-être économique de l'Ukraine". 

"L'annonce d'aujourd'hui est un signal au peuple ukrainien que nous sommes déterminés à l'aider à prospérer face à l'agression de (Vladimir) Poutine", a-t-elle également déclaré.

Deux mois et demi après le début de la guerre en Ukraine, les forces russes poursuivaient lundi une offensive meurtrière dans l'est et le sud du pays.

A Marioupol, port du sud-est de l'Ukraine presque entièrement sous contrôle russe, les militaires ukrainiens résistaient toujours dans l'immense aciérie Azovstal, excluant de se rendre.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.