Macron douche les espoirs d'adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE

Le président français Emmanuel Macron jette une ombre sur les drapeaux alors que le soleil brille alors qu'il s'adresse à une conférence de presse avec la chancelière allemande à la Chancellerie à Berlin le 9 mai 2022 (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron jette une ombre sur les drapeaux alors que le soleil brille alors qu'il s'adresse à une conférence de presse avec la chancelière allemande à la Chancellerie à Berlin le 9 mai 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 10 mai 2022

Macron douche les espoirs d'adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE

  • Cette «communauté politique européenne» pourrait offrir une «autre forme de coopération»
  • Il a aussi jugé que la Grande-Bretagne, qui a quitté en 2020 l'UE, pourrait y avoir «toute sa place»

BERLIN: Emmanuel Macron a prévenu lundi qu'une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'UE prendrait "des décennies" et proposé en attendant l'entrée dans un nouvel ensemble, une "communauté politique européenne", susceptible aussi d'accueillir des pays comme le Royaume-Uni.

Cette idée, que le chancelier allemand Olaf Scholz a jugé "très intéressante" lors d'une rencontre entre les deux dirigeants à Berlin, est toutefois susceptible de créer craintes et frustrations parmi les candidats déjà déclarés ou potentiels à une adhésion européenne.

Le chef de l'Etat français l'a dévoilée lors de son premier discours sur l'Europe depuis a réélection, prononcé à Strasbourg.

Cette "communauté politique européenne", dont M. Macron a précisé les contours dans la foulée lors d'une conférence de presse commune à Berlin avec Olaf Scholz, pourrait offrir une "autre forme de coopération", a-t-il dit.

Cette organisation "permettrait aux nations européennes démocratiques adhérant à notre socle de valeurs de trouver un nouvel espace de coopération politique, de sécurité, de coopération", a-t-il expliqué.

L'Ukraine, mais aussi des pays peu avancés sur la voie de l'adhésion, comme la Bosnie-Herzégovine, pourraient en être membres, en attendant l'achèvement des très longues procédures  d'adhésion, qui prennent parfois plusieurs "décennies", selon M; Macron. 

Il a aussi jugé que la Grande-Bretagne, qui a quitté en 2020 l'UE, pourrait y avoir "toute sa place".

Il a aussi mentionné les pays "qui sont embarqués dans des questions d'adhésion (...) parfois depuis des décennies", dans une allusion apparente à la Turquie.

La proposition relance le débat, déjà ancien et controversé, sur l'éventualité d'une Union européenne organisée en plusieurs cercles concentriques avec des pays bénéficiant de niveaux d'intégration différents.

Traités 

A Strasbourg, le président français s'est également dit favorable à des changements des traités européens afin de rendre l'UE plus "efficace et indépendante", une proposition qui se heurte déjà à l'opposition de près de la moitié des Etats membres.

"Il faudra réformer nos textes, c'est évident. L'une des voies de cette réforme est la convocation d'une convention de révision des traités. C'est une proposition du Parlement européen et je l'approuve", a déclaré le président.

La France ayant la présidence tournante du conseil de l'UE jusqu'à la fin du premier semestre, Emmanuel Macron souhaite que cette question soit abordé "avec l'audace et la liberté nécessaires" avec les dirigeants des 27 Etats membres lors du sommet prévu les 23 et 24 juin.

D'ores et déjà, treize pays ont fait savoir lundi leur opposition à de tels changements, souvent compliqués à obtenir, pour donner plus de compétences à l'UE ou modifier son fonctionnement. 

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est elle dite prête à réformer l'UE y compris "en changeant les traités si nécessaire", pour notamment abandonner le vote à l'unanimité dans certains domaines, source fréquente de blocage comme actuellement sur la question de l'embargo du pétrole russe, ou donner "un rôle plus important" à l'Europe dans la santé ou la défense.

Conférence sur l'Europe 

De tels changements font partie des quelque 300 mesures proposées par la Conférence sur l'avenir de l'Europe, vaste consultation citoyenne née d'une idée du président français, dont le rapport final a été remis aux présidents des trois institutions européennes dans l'hémicycle du Parlement européen.

La Conférence sur l'avenir de l'Europe a été officiellement lancée, déjà à Strasbourg, le 9 mai 2021, et s'est terminée à la même date symbolique, un an plus tard, cette fois-ci en pleine guerre en Ukraine.

Cette journée de lundi a "donné deux visages très différents du 9 mai", a souligné Emmanuel Macron.

A Moscou, "il y avait une volonté de démonstration de force, d'intimidation et un discours résolument guerrier" du président Vladimir Poutine. Tandis qu'à Strasbourg, "il y avait l'association de citoyens, de parlementaires nationaux et européens" pour "penser l'avenir" du continent, a-t-il dit.

Emmanuel Macron et Olaf Scholz sont allés dans la soirée affirmer leur "plein soutien" à l'Ukraine en se rendant à pied ensemble sous la Porte de Brandebourg à Berlin, symbole de la Guerre Froide et illuminée aux couleurs du pays envahi par la Russie.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Short Url
  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Short Url
  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Short Url
  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.