Législatives: Les principales listes révélées

Les candidats aux législatives des principaux partis se dévoilent (Photo, AFP).
Les candidats aux législatives des principaux partis se dévoilent (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 11 mai 2022

Législatives: Les principales listes révélées

  • Le Parti socialiste a dévoilé mardi soir une première vague de 56 candidats
  • Marine Le Pen lance mercredi son parti dans la bataille des élections législatives

PARIS: Team building, conseils pratiques, photo de famille et discours du chef: les candidats de la majorité présidentielle pour les législatives de juin sont réunis mardi près de Paris, alors que la macronie est sur le point de boucler sa liste de prétendants. 

Ces candidats de la maison commune Ensemble! ont été conviés aux Docks d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) pour une journée de formation, que va clore Emmanuel Macron.

Les principales figures de la macronie doivent y passer une tête, de François Bayrou à Edouard Philippe en passant par une flopée de ministres, candidats ou non, comme Olivier Véran, Jean-Michel Blanquer, Barbara Pompili, Eric Dupond-Moretti ou Clément Beaune.

La journée a été ouverte par un discours du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, avant une photo de famille en rangs serrés. Au programme de cette session de retrouvailles: ateliers sur la stratégie de campagne ou la communication, avec à la clef des questions pratico-pratiques comme les professions de foi ou les attaques sur les réseaux sociaux. 

Les 505 à avoir été fixés sur leur sort, après la parution de plusieurs salves d'investitures, ne sont pas tous présents mais l'organisation se prévaut de plus de 400 présents.

Législatives: le Parti socialiste dévoile ses 56 premiers investis

Le Parti socialiste a dévoilé mardi soir une première vague de 56 candidats investis dans le cadre de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), dont son premier secrétaire Olivier Faure.

Au total, dans le cadre de la nouvelle alliance à gauche regroupant LFI, EELV, PS et PCF pour les législatives de juin , le PS aura 70 candidats investis. 

Dans la première vague de noms dévoilée mardi soir, se trouve notamment le Premier secrétaire du PS Olivier Faure dans la 11e circonscription de Seine-et-Marne, et la patronne des députés Valérie Rabault dans la 1ere circonscription du Tarn-et-Garonne.

Sur la ligne de départ pour la majorité: une très grosse majorité de sortants, répartis entre La République en marche, le MoDem et les partisans d'Edouard Philippe d'Horizons, alors que plus d'une trentaine de députés de la majorité élus en 2017 avaient indiqué ne pas vouloir rempiler. Quelques sortants non réinvestis pourraient cependant se présenter en dissidents.

C'est le cas du député des Hauts-de-Seine Jacques Maire, à qui la porte-parole de LREM Prisca Thévenot a finalement été préférée. "On ne comprend pas. (...) Thévenot est parachutée. Elle ne connaît personne", selon l'entourage du sortant à l'AFP. 

Depuis une semaine, la macronie s'est enorgueillie de prises parmi d'anciens adversaires LR à l'Assemblée: le rallié de l'hiver Eric Woerth (Oise) suivi après la réélection d'Emmanuel Macron par Constance Le Grip (Hauts-de-Seine), Robin Reda (Essonne) ou Marine Brenier (Alpes-Maritimes).

Cases vierges

De nouveaux ralliements pourraient-ils créer la surprise? S'il devrait rester logiquement quelque 70 candidats à investir pour pourvoir les 577 circonscriptions, c'est une liste de 50 à 65 noms que doit encore révéler la majorité présidentielle.

Et, paradoxalement, ce sont les circonscriptions non pourvues qui seront les plus scrutées car la macronie entend favoriser plusieurs candidats en ne leur opposant aucun adversaire.

Aux législatives, Le Pen entend conforter sa place de première opposante

Marine Le Pen lance mercredi son parti dans la bataille des élections législatives où la finaliste de la présidentielle entend conforter sa place de première opposante à Emmanuel Macron, revendiquée aussi par Jean-Luc Mélenchon et son union des gauches.

La députée du Pas-de-Calais se représente elle-même à Hénin-Beaumont, où elle a ciblé dimanche Jean-Luc Mélenchon, qualifié de "fou du roi", pour avoir, selon elle, favorisé la réélection du président sortant.

Elle a fait sa rentrée médiatique mardi soir, à la veille d'une conférence de presse du Rassemblement national où Jordan Bardella, qui la remplace à la tête du parti jusqu'en septembre, présente la stratégie du RN et les 577 candidats investis ou soutenus par le parti.

Qui pourrait être visé par ces mains tendues? Pour l'instant, les LR Damien Abad dans la cinquième circonscription de l'Ain, François Cornut-Gentille (Haute-Marne), Jean-Louis Thiériot (Seine-et-Marne), Nicolas Forissier (Indre), l'apparenté LR Jean-Carles Grolier (Sarthe) ou l'UDI Béatrice Descamps (Nord) ne connaissent pas leur adversaire de la majorité.

De même, dans la circonscription du Touquet (Pas-de-Calais) où le couple Macron possède une maison, le sortant Robert Therry devra-t-il souffrir une concurrence de la majorité présidentielle, alors que son mentor et maire de la cité balnéaire, le LR Daniel Fasquelle, a multiplié les signes de rapprochement avec le président?

A gauche, ce sont les candidats sortants socialistes David Habib (Pyrénées-Atlantiques) ou Dominique Potier (Meurthe-et-Moselle) qui pourraient faire l'objet de la mansuétude macroniste.

Législatives: LFI dévoile ses 324 premiers investis, suspens sur la circonscription de Mélenchon à Marseille

La France insoumise a publié mardi soir une liste de 324 premiers candidats investis pour les législatives au sein de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), laissant le suspens sur la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, celle de Jean-Luc Mélenchon, qui doit prochainement dire s'il se représente.

Jean-Luc Mélenchon, qui a souligné dimanche qu'il se préparait "plutôt à l'idée d'être Premier ministre qu'à l'idée d'être de nouveau député", sera présent jeudi soir à un "apéro" de l'Union populaire à Marseille. 

Au total, au sein de la Nupes, la nouvelle alliance à gauche regroupant LFI, EELV, PS et PCF pour les législatives de juin, LFI aura 360 circonscriptions. Le reste des noms devrait être dévoilé dans les prochains jours. 

Idem dans la Sarthe, où Sylvie Tolmont, successeure de la figure du PS Stéphane Le Foll - aujourd'hui pourfendeur de l'accord entre son parti et les mélenchonistes - pourrait recevoir un soutien tacite.

La majorité présidentielle doit par ailleurs encore trancher des situations pudiquement reconnues comme "délicates", avec certains de ses sortants à l'image écornée: entre autres, Stéphane Trompille (Ain) condamné pour harcèlement sexuel, le MoDem Michel Fanget (Puy-de-Dôme) condamné en première instance pour complicité d'escroquerie, la MoDem Sandrine Josso (Pays-de-Loire), poursuivie par une ancienne collaboratrice, ou l'ancienne secrétaire d'Etat MoDem Nathalie Elimas (Val-d'Oise), visée par une enquête pour harcèlement moral.

Tous ont pourtant annoncé qu'ils entendaient se présenter à leur propre succession.

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, pourrait par ailleurs être la dernière membre du gouvernement à être investie, alors qu'elle avait indiqué la semaine dernière toujours hésiter à se représenter dans la Somme.

Avant elle, dix-huit membres du gouvernement ont déjà été adoubés.

(Avec AFP). 


Macron ouvre à Damas une nouvelle page, mais campe sur ses exigences pour le peuple syrien et le Liban

Quinze années après le début de la révolution syrienne et un peu plus de deux ans après la chute du régime de Bachar al-Assad, la visite qu’effectue le président français Emmanuel Macron à Damas, les 6 et 7 juillet, marque un tournant diplomatique majeur. (AFP)
Quinze années après le début de la révolution syrienne et un peu plus de deux ans après la chute du régime de Bachar al-Assad, la visite qu’effectue le président français Emmanuel Macron à Damas, les 6 et 7 juillet, marque un tournant diplomatique majeur. (AFP)
  • Jamais, depuis l’effondrement de l’ancien pouvoir, un chef d’État européen ne s’était rendu en Syrie
  • Aux yeux des autorités françaises, cette visite ouvre une nouvelle page dans les relations franco-syriennes, bâtie sur un principe simple : accompagner la reconstruction d’une Syrie nouvelle sans renoncer aux valeurs qui ont guidé la diplomatie française

PARIS: Quinze années après le début de la révolution syrienne et un peu plus de deux ans après la chute du régime de Bachar al-Assad, la visite qu’effectue le président français Emmanuel Macron à Damas, les 6 et 7 juillet, marque un tournant diplomatique majeur.

Jamais, depuis l’effondrement de l’ancien pouvoir, un chef d’État européen ne s’était rendu en Syrie. Pour la France, il s’agit du premier déplacement présidentiel depuis celui de Nicolas Sarkozy, en 2009, avant que la répression sanglante du soulèvement populaire ne conduise à la rupture des relations diplomatiques.

Aux yeux des autorités françaises, cette visite ouvre une nouvelle page dans les relations franco-syriennes, bâtie sur un principe simple : accompagner la reconstruction d’une Syrie nouvelle sans renoncer aux valeurs qui ont guidé la diplomatie française depuis le début du conflit.

Alors que de nombreux partenaires avaient progressivement renoncé à soutenir les aspirations nées du printemps syrien, la France a maintenu, malgré les difficultés et les rapports de force internationaux, une ligne constante de soutien au peuple syrien plutôt qu’au régime.

Cette constance demeure aujourd’hui le fondement de la relation de confiance que la France entend désormais construire avec les nouvelles autorités de Damas.

Pour Paris, cette visite vient clore une séquence tragique qui aura profondément marqué la Syrie, mais aussi toute la région et l’Europe.

Le constat est amer : quinze années de guerre ont laissé un pays dévasté, déplacé des millions de personnes, durablement fragilisé le Liban voisin et favorisé l’essor du terrorisme.

Dans cette perspective, soutenir aujourd’hui la stabilisation de la Syrie relève autant du réalisme que de la fidélité à des principes. C’est dans cet esprit qu’Emmanuel Macron avait été le premier dirigeant occidental à recevoir, à Paris, le président de la transition syrienne, Ahmad al-Chareh.

Cependant, la visite de Macron n’a rien d’un blanc-seing accordé aux nouvelles autorités. La France tient à souligner qu’il ne s’agit ni d’un acte de naïveté ni d’une approbation inconditionnelle. Elle entend accompagner la transition syrienne tout en maintenant un dialogue exigeant.

Les nouvelles autorités syriennes sont attendues sur leur capacité à transformer les aspirations de la révolution de 2011 en institutions durables. La France considère que la légitimité de la nouvelle Syrie reposera sur sa capacité à rassembler une société profondément meurtrie par des décennies de dictature, de divisions communautaires et de guerre civile.

C’est pourquoi Emmanuel Macron n’entend pas limiter son déplacement, malgré sa courte durée, à une série d’entretiens officiels. Son programme prévoit également des rencontres avec des représentants de la société syrienne dans toute sa diversité politique, confessionnelle et culturelle.

La France fait du pluralisme politique, du respect des minorités religieuses et ethniques, de l’État de droit et de la justice transitionnelle les conditions indispensables d’un partenariat durable.

Elle estime surtout que la transition ne pourra réussir que si elle parvient à réconcilier les Syriens et à garantir à chacun sa place dans la future architecture institutionnelle.

Au-delà des enjeux intérieurs, Paris accorde également une importance particulière au rééquilibrage des relations entre la Syrie et le Liban, longtemps marquées par des rapports de domination et d’ingérence.

Cette relation devra désormais reposer sur des bases entièrement nouvelles. La France défend une vision fondée sur le respect mutuel de la souveraineté des deux États, leur indépendance réciproque et le principe de non-ingérence.

Reconstruction de la Syrie et redressement du Liban

Vue de Paris, la reconstruction de la Syrie et le redressement du Liban sont étroitement liés. Aucun des deux pays ne pourra retrouver durablement la prospérité sans une relation apaisée avec son voisin.

La visite présidentielle comporte aussi un important volet économique, avec la participation d’une délégation de dirigeants de grandes entreprises françaises, parmi lesquelles CMA CGM, TotalEnergies, mais aussi plusieurs entreprises de taille intermédiaire spécialisées dans les infrastructures, les documents sécurisés ou encore les équipements essentiels à la reconstruction.

Mais l’engagement économique français reste conditionné aux réformes entreprises par Damas, notamment la modernisation du système bancaire, la sécurisation des investissements et l’amélioration du climat des affaires.

Au fond, cette visite présidentielle apparaît comme un pari sur la capacité de la Syrie à sortir définitivement de quinze années de guerre et à renouer avec son histoire.

C’est aussi un pari sur la possibilité de bâtir une relation nouvelle entre Paris et Damas, fondée non plus sur les rancunes du passé, mais sur une coopération lucide, exigeante et tournée vers l’avenir.

Paris n’ignore ni les fragilités ni les incertitudes qui entourent cette transition et estime que rien n’est encore acquis. Mais, après avoir accompagné le peuple syrien pendant les années les plus sombres, la France considère qu’il faut désormais l’accompagner dans sa reconstruction.


Budget: le gouvernement ne va pas «annoncer de mesures» mardi mais «un cap»

 Le gouvernement ne va pas "annoncer de mesures" mardi lors d'une nouvelle réunion du comité d'alerte des finances publiques, mais "un cap", a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics David Amiel. (AFP)
Le gouvernement ne va pas "annoncer de mesures" mardi lors d'une nouvelle réunion du comité d'alerte des finances publiques, mais "un cap", a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics David Amiel. (AFP)
  • "On actualisera évidemment nos prévisions", en prenant en compte les effets de l'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran en juin et les négociations actuelles autour du stratégique détroit d'Ormuz
  • Le gouvernement reviendra également sur le niveau des "dépenses de l'Etat", de la "Sécurité sociale" et des "collectivités"

PARIS: Le gouvernement ne va pas "annoncer de mesures" mardi lors d'une nouvelle réunion du comité d'alerte des finances publiques, mais "un cap", a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics David Amiel.

"Où en sommes-nous sur la croissance" et sur "l'inflation" du fait de la guerre au Moyen-Orient?, sera la question sur laquelle reviendra le gouvernement, a détaillé David Amiel sur RTL.

"On actualisera évidemment nos prévisions", en prenant en compte les effets de l'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran en juin et les négociations actuelles autour du stratégique détroit d'Ormuz.

Le gouvernement reviendra également sur le niveau des "dépenses de l'Etat", de la "Sécurité sociale" et des "collectivités".

Sur ce sujet, David Amiel a indiqué que "les aides qui ont été apportées aux entreprises et aux ménages" pour faire face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient se sont élevées à 1,4 milliard d'euros.

"C'est 50 fois moins que ce qui avait été fait" par le gouvernement "en 2022-2023" après le début de la guerre en Ukraine et l'envolée des prix de l'énergie, a-t-il rappelé. Il s'est réjoui d'un "changement de doctrine" sur les dépenses publiques.

Le gouvernement avait alors décidé de largement diminuer les taxes sur l'électricité et le gaz pour contenir l'envolée des prix, ce qui avait coûté plusieurs dizaines de milliards d'euros à l'Etat.

"Heureusement, le gouvernement n'a pas (...) écouté ceux qui nous appelaient à déverser des milliards et des milliards d'euros", a-t-il affirmé.

Car "il n'y a pas eu de cagnotte" fiscale, a poursuivi le ministre des Comptes publics, qui a mis en avant le fait que les recettes fiscales liées aux carburants avaient diminué de plus de 80 millions d'euros sur les six premiers mois de 2026 par rapport à la même période en 2025, la baisse des volumes consommés ayant pris le pas sur la hausse des prix.

Dans ses dernières prévisions, le gouvernement tablait toujours sur 0,9% de croissance pour 2026.

La Banque de France a déjà abaissé les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% escomptés avant), et l'Insee table sur 0,7%. Ces prévisions, publiées en juin, ne prenaient pas en compte l'évolution actuelle autour du conflit au Moyen-Orient.

 


La «lutte acharnée» se poursuit contre un incendie dans le sud, 4.600 hectares brûlés

Des centaines de pompiers français poursuivent lundi matin leur "lutte acharnée" contre un incendie qui a déjà parcouru 4.600 hectares depuis samedi dans le sud du pays, entraînant l'évacuation de 10.000 personnes et perturbant le Tour de France, selon les autorités. (AFP)
Des centaines de pompiers français poursuivent lundi matin leur "lutte acharnée" contre un incendie qui a déjà parcouru 4.600 hectares depuis samedi dans le sud du pays, entraînant l'évacuation de 10.000 personnes et perturbant le Tour de France, selon les autorités. (AFP)
  • Le sinistre a connu une progression fulgurante depuis qu'il s'est déclaré près du village de Trévillach samedi soir, et 700 pompiers sont à l'oeuvre pour tenter de le contenir en dépit des conditions météo défavorables, vent, air sec et fortes chaleurs
  • "Les habitants de 26 communes ont été invités à évacuer", précisent les services de l'Etat français dans un communiqué, soit environ 10.000 personnes

ILLE-SUR-TET: Des centaines de pompiers français poursuivent lundi matin leur "lutte acharnée" contre un incendie qui a déjà parcouru 4.600 hectares depuis samedi dans le sud du pays, entraînant l'évacuation de 10.000 personnes et perturbant le Tour de France, selon les autorités.

Le feu "a parcouru à cette heure 4.600 hectares (...) Notre priorité de la journée est évidemment de reprendre cette lutte acharnée pour contenir sa propagation sur sa tête et sur ses flancs", a indiqué lors d'un point presse Pierre Regnault de la Mothe, le préfet du département des Pyrénées-Orientales, frontalier de l'Espagne.

Le sinistre a connu une progression fulgurante depuis qu'il s'est déclaré près du village de Trévillach samedi soir, et 700 pompiers sont à l'oeuvre pour tenter de le contenir en dépit des conditions météo défavorables, vent, air sec et fortes chaleurs.

"Les habitants de 26 communes ont été invités à évacuer", précisent les services de l'Etat français dans un communiqué, soit environ 10.000 personnes.

Cet incendie, qui s'est propagé au massif des Aspres, aride et difficile d'accès, a par ailleurs blessé cinq personnes, dont deux sapeurs-pompiers. Le préfet a également fait état d'un bilan provisoire de "50 bâtiments impactés (...) à des degrés divers".

Face à une "situation très difficile", le représentant de l'Etat a annoncé dimanche soir que la troisième étape du Tour de France, reliant Granollers en Espagne aux Angles dans les Pyrénées-Orientales, aurait bien lieu lundi, mais "sans public" dans sa partie française, notamment à l'arrivée, en raison de la mobilisation des secours.

"Ma priorité du jour, c'est de venir en aide à la population qui a été évacuée. Donc j'ai décidé qu'il n'y aurait pas un seul sapeur-pompier qui serait mobilisé sur le Tour de France. Ce qui n'empêche pas que l'étape puisse avoir lieu", a-t-il dit lundi matin.

Les pompiers français luttent également contre de multiples feux ailleurs dans le sud du pays.

Les Pyrénées-Orientales continuent d'être, comme 15 autres départements français lundi, en vigilance orange canicule avec des températures qui pourraient monter à certains endroits jusqu'à 40°C, quelques jours après un premier épisode caniculaire historique.

Même si la plupart des départs de feu sont d'origine humaine, selon les pompiers, leur développement est favorisé par la multiplication des vagues de chaleur et de sécheresse sous l'effet du changement climatique.