BAC 2022: Gare à la triche!

Les lycéens passent l'examen de français, la première session d'épreuves du baccalauréat 2021 (examen de fin d'études secondaires) le 17 juin 2021 au lycée Pasteur de Strasbourg, dans l'est de la France. (Photo, AFP)
Les lycéens passent l'examen de français, la première session d'épreuves du baccalauréat 2021 (examen de fin d'études secondaires) le 17 juin 2021 au lycée Pasteur de Strasbourg, dans l'est de la France. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 10 mai 2022

BAC 2022: Gare à la triche!

Les lycéens passent l'examen de français, la première session d'épreuves du baccalauréat 2021 (examen de fin d'études secondaires) le 17 juin 2021 au lycée Pasteur de Strasbourg, dans l'est de la France. (Photo, AFP)
  • Si un surveillant remarque une fraude ou une tentative de fraude, il intervient immédiatement et saisit les pièces ou matériels qui permettront de prouver la triche, mais il n'empêche pas le candidat de poursuivre l'épreuve
  • Plusieurs outils sont mis en place comme la vérification de l'identité du candidat, les brouillons de couleurs différentes, la séparation des tables

MONTRÉAL: Reporté de mars à mai en raison de la Covid-19, l'examen du bac 2022 débute en France ce mercredi 11 mai. Le grand jour arrive pour 523 199 lycéens pour qui les épreuves écrites de spécialité vont compter pour un tiers de la note finale. Si pour une majorité de lycéens, l’idée même de tricher pendant l’examen ne leur viendrait jamais à l’esprit, pour d’autres, c’est une solution pour décrocher le fameux sésame…Mais attention, pour celles et ceux qui prendraient ce risque… et bien ça peut coûter très cher!

EN BREF

Une fraude est reconnue lorsque l'élève se fait remplacer par une autre personne lors d'une épreuve, utilise un appareil permettant d'échanger ou de consulter des informations comme un smartphone ou une montre connectée, communique avec d'autres candidats ou copie sur eux pendant l'épreuve, utilise une calculatrice sans qu'elle ne soit autorisée, utilise du papier ou des documents autres que ceux fournis par l'administration, ou lorsqu'il commet un plagiat, précise le site du service public.

Si un surveillant remarque une fraude ou une tentative de fraude, il intervient immédiatement et saisit les pièces ou matériels qui permettront de prouver la triche, mais il n'empêche pas le candidat de poursuivre l'épreuve. Il rédige ensuite un procès-verbal décrivant les comportements constatés, l'envoie au recteur qui choisit soit d'abandonner les poursuites, soit de saisir la commission de discipline du bac. 

Le candidat est convoqué par lettre recommandée à une réunion de commission de discipline qui statue sur son cas. L’élève ayant triché peut être assisté d'un avocat. Les sanctions peuvent aller du blâme, avec zéro dans la matière incriminée ou dans toutes les matières passées, à l’interdiction de passer le bac et de s’inscrire dans un établissement d’enseignement public pendant cinq ans, voire définitivement. 

En plus de la sanction, l'épreuve à laquelle le candidat a triché sera nulle (ce qui vaut un zéro pour la matière concernée), mais la commission peut également prononcer la nullité de la totalité de l'examen. 

La fraude au bac est également un délit qui peut entraîner des sanctions pénales allant jusqu'à 9 000 euros d'amende et trois ans de prison. 

Le candidat peut faire appel de la décision en saisissant le tribunal administratif dans un délai de deux mois suivant la décision de la commission académique.

EN BREF

Ce qui est autorisé

  1. Aller aux toilettes
  2. Manger et boire
  3. Utiliser une calculatrice (si nécessaire pour l’épreuve)
  4. Apporter un dictionnaire

Ce qui est interdit

  1. Sortir dès le début de l’épreuve
  2. Choisir sa place
  3. Arriver en retard. Une fois la première heure passée, plus personne n’entre dans la salle!
  4. Garder sa trousse et son sac
  5. Le téléphone portable
  6. Apporter ses propres feuilles
  7. Prêter du matériel
  8. Tricher… bien évidemment!

Quels outils pour limiter la fraude?

Plusieurs outils sont mis en place comme la vérification de l'identité du candidat, les brouillons de couleurs différentes, la séparation des tables, l'interdiction d'avoir une trousse sur sa table, les sacs devant ou dans le fond de la salle, éteindre son téléphone ou le mettre en mode avion, ou encore les détecteurs d'ondes en place depuis 2013. Ces petits boîtiers émettent un signal quand ils détectent des ondes, c'est-à-dire un message envoyé ou reçu, un appel ou une recherche sur internet.

 


Immigration clandestine: Londres et Paris prolongent un accord, le temps de finaliser leurs négociations

Londres et Paris vont prolonger de deux mois leur accord de coopération sur les contrôles de traversées de migrants par la Manche vers le Royaume-Uni, a annoncé mardi le Home Office britannique, en attendant de finaliser des négociations difficiles sur un nouveau partenariat. (AFP)
Londres et Paris vont prolonger de deux mois leur accord de coopération sur les contrôles de traversées de migrants par la Manche vers le Royaume-Uni, a annoncé mardi le Home Office britannique, en attendant de finaliser des négociations difficiles sur un nouveau partenariat. (AFP)
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  • "Alors que les négociations en vue de la finalisation d'un accord franco-britannique amélioré se poursuivent, les contrats opérationnels ont été prolongés de deux mois afin de fournir des capacités françaises en matière de maintien de l'ordre"
  • Pour cela, Londres va fournir un financement de 16,2 millions de livres (18,5 millions d'euros)

LONDRES: Londres et Paris vont prolonger de deux mois leur accord de coopération sur les contrôles de traversées de migrants par la Manche vers le Royaume-Uni, a annoncé mardi le Home Office britannique, en attendant de finaliser des négociations difficiles sur un nouveau partenariat.

Le traité de Sandhurst, signé en 2018 entre Londres et Paris, prévoit que le Royaume-Uni finance une partie des actions menées par la France pour sécuriser la frontière, car c'est sur le sol français que se déroulent les contrôles des personnes en partance pour le Royaume-Uni.

Il avait été prolongé de trois ans en 2023, et devait expirer ce mardi à minuit.

Depuis des mois, les deux gouvernements négocient âprement une nouvelle prolongation, mais sont en désaccord sur les objectifs la future contribution financière du Royaume-Uni.

"Alors que les négociations en vue de la finalisation d'un accord franco-britannique amélioré se poursuivent, les contrats opérationnels ont été prolongés de deux mois afin de fournir des capacités françaises essentielles en matière de maintien de l'ordre et de surveillance", a indiqué mardi le ministère britannique de l'Intérieur dans un communiqué.

Pour cela, Londres va fournir un financement de 16,2 millions de livres (18,5 millions d'euros), a-t-il précisé.

Depuis 2023, le Royaume-Uni a versé 540 millions d'euros à la France dans le cadre du traité, selon Paris.

L'an passé, 41.472 migrants ont entrepris la traversée périlleuse de la Manche depuis la France, soit le deuxième nombre le plus élevé après le record de 45.774 enregistré en 2022, selon les données du Home Office. Au moins 29 migrants ont péri en mer en 2025, selon un comptage effectué par l'AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques.

Le gouvernement travailliste de Keir Starmer est sous pression pour réduire ces traversées, dans un contexte de montée du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage.

"Notre collaboration avec la France a permis d'empêcher 42.000 tentatives de traversées de la Manche par des migrants illégaux", a rappelé mardi la ministre britannique de l'Intérieur Shabana Mahmood, citée dans le communiqué.

Selon plusieurs médias britanniques, Londres souhaiterait conditionner le versement d'une contribution financière à l'atteinte d'un objectif d'interception d'embarcations supérieur à celui constaté actuellement.

La France s'y oppose, mettant en avant le droit international de la mer qui donne la priorité à la sécurité des embarcations et de leurs passagers.

 


Moyen-Orient : la France «s'étonne» des reproches de Trump sur l'interdiction de survol de son territoire

La France a dit mardi "s'étonner" des reproches de Donald Trump, qui l'a accusée de se montrer "très peu coopérative" dans la guerre contre l'Iran en interdisant le survol de son territoire par "des avions à destination d'Israël chargés d'équipement militaire". (AFP)
La France a dit mardi "s'étonner" des reproches de Donald Trump, qui l'a accusée de se montrer "très peu coopérative" dans la guerre contre l'Iran en interdisant le survol de son territoire par "des avions à destination d'Israël chargés d'équipement militaire". (AFP)
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  • "Nous confirmons cette décision qui est conforme à la position française depuis le début de ce conflit", a dit l'Elysée à la presse en réponse à un message du président sur les réseaux sociaux.
  • "La France n'a pas changé de position depuis le premier jour", a ajouté la présidence française

PARIS: La France a dit mardi "s'étonner" des reproches de Donald Trump, qui l'a accusée de se montrer "très peu coopérative" dans la guerre contre l'Iran en interdisant le survol de son territoire par "des avions à destination d'Israël chargés d'équipement militaire".

"Nous confirmons cette décision qui est conforme à la position française depuis le début de ce conflit", a dit l'Elysée à la presse en réponse à un message du président sur les réseaux sociaux. "La France n'a pas changé de position depuis le premier jour", a ajouté la présidence française.

"Nous nous étonnons de ce tweet" de Donald Trump, a-t-elle encore affirmé.

Paris n'avait pas annoncé officiellement ou publiquement d'interdiction de survol de son territoire pour les appareils américains impliqués dans le conflit, comme l'a en revanche fait l'Espagne.

La France avait autorisé les Etats-Unis à poser des avions ravitailleurs sur sa base méridionale d'Istres début mars après avoir obtenu la garantie qu'ils ne participaient aux opérations menées en Iran.

"La France n'a pas laissé des avions à destination d'Israël, chargés d'équipement militaire, survoler le territoire français. La France a été TRES PEU COOPERATIVE en ce qui concerne le +boucher iranien+ qui a été éliminé avec succès", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

 


Macron attendu à Tokyo, le conflit au Moyen-Orient en toile de fond

Le président français Emmanuel Macron à l’Élysée, à Paris, le 24 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron à l’Élysée, à Paris, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron entame une visite au Japon pour renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil, l’innovation technologique et spatiale, et discuter de la crise au Moyen-Orient
  • Le président Emmanuel Macron entame une visite au Japon pour renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil, l’innovation technologique et spatiale, et discuter de la crise au Moyen-Orient

TOKYO: Emmanuel Macron doit entamer mardi une visite au Japon qui vise a renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil ou l'innovation technologique et spatiale, mais qui est aussi percutée par la guerre au Moyen-Orient.

Le président français est attendu à 17H30 locales (08H30 GMT) à Tokyo, avant une soirée dédiée à la culture populaire nippone et une rencontre prévue avec Kunihiko Moriguchi, peintre réputé de kimonos.

Les échanges économiques et politiques auront lieu mercredi tandis que le couple présidentiel déjeunera avec l'Empereur Naruhito et l'Impératrice jeudi.

S'il s'agit de son quatrième déplacement dans l'archipel, c'est la première fois qu'Emmanuel Macron s'y rend pour une visite pleinement consacrée aux relations avec le Japon. Et ce sera mercredi son "premier entretien à part entière" avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, après un échange en marge du G20 à l'automne, relève un responsable de la diplomatie japonaise.

Ce responsable a évoqué, parmi les attentes, "la poursuite des communications en vue d'un apaisement rapide de la situation en Iran".

"La crise au Moyen-Orient sera au cœur de nos échanges", a confirmé la présidence française avant le voyage. Les deux dirigeants discuteront de la "façon dont on peut essayer de trouver des solutions communes", a-t-elle ajouté, insistant sur une possible coopération autour d'une initiative française pour rallier une coalition de "volontaires" sur le sujet du détroit d'Ormuz.

Le conflit déclenché il y a un mois par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, et la riposte de Téhéran, ont provoqué le blocage de facto de cet étroit passage maritime dans le Golfe par lequel transite, en temps normal, une grande part des importations de pétrole du Japon mais aussi de la Corée du Sud, où Emmanuel Macron doit se rendre ensuite jeudi et vendredi.

- "Attractivité" -

Ces deux pays asiatiques ont signé avec une vingtaine d'autres, dont la France, une déclaration d'Etats se disant "prêts à contribuer aux efforts" pour accompagner la réouverture du détroit, mais quand les armes se seront tues.

Le G7, présidé cette année par la France qui organisera un sommet en juin, et dont est également membre le Japon, multiplie aussi les messages communs, dont une déclaration lundi pour se dire déterminé à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour stabiliser le marché de l'énergie face à la flambée des cours du brut.

Emmanuel Macron, qui a longtemps mis en avant sa capacité à discuter avec son homologue américain Donald Trump avec lequel les relations semblent toutefois s'être tendues dernièrement, pourra échanger à cet égard avec Sanae Takaichi.

La dirigeante japonaise, devenue en octobre la première femme à la tête de l'archipel, s'est imposée avec des positions ultranationalistes et conservatrices et n'a pas ménagé ses efforts pour afficher ses affinités avec le milliardaire républicain.

Au-delà de la crise géopolitique, le président français compte sur cette visite pour mettre l'accent sur "l'attractivité de la France", selon son entourage. Accompagné de nombreux chefs d'entreprises françaises, il doit rencontrer mercredi, en marge d'un forum économique, les dirigeants de Softbank, champion des investissements dans l'intelligence artificielle, de Iwatani, l'entreprise japonaise qui a investi dans la start-up lyonnaise Carester, ou encore du fabricant d'équipements pour la recherche Horiba.

Les deux pays entendent aussi signer une feuille de route en matière de nucléaire civil au Japon, dans la lignée d'une coopération déjà bien établie. Et renforcer les partenariats dans le domaine spatial, la recherche et les "technologies de rupture".

En présence de plusieurs ministres français, dont ceux de la Défense et des Affaires étrangères Catherine Vautrin et Jean-Noël Barrot, un volet consacré à la sécurité est aussi prévu.

Emmanuel Macron arrive à Tokyo en plein pic de floraison des emblématiques cerisiers du Japon, moment fort de l'année. Mais l'instant espéré de "hanami", ou observation des fleurs, pourrait être gâché par la pluie attendue trois jours durant dans la capitale japonaise.