Le chanteur franco-congolais Dadju, entre parole vive et cœur tendre

Le chanteur, musicien et acteur franco-congolais Dadju à Paris, le 5 mai 2022. (Photo, AFP)
Le chanteur, musicien et acteur franco-congolais Dadju à Paris, le 5 mai 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 11 mai 2022

Le chanteur franco-congolais Dadju, entre parole vive et cœur tendre

Le chanteur, musicien et acteur franco-congolais Dadju à Paris, le 5 mai 2022. (Photo, AFP)Le chanteur, musicien et acteur franco-congolais Dadju à Paris, le 5 mai 2022. (Photo, AFP)
  • Dadju vient d'avoir 31 ans et  «essaie de dormir quand il peut». Son petit dernier né en février ne le ménage pas, son agenda surchargé d'artiste non plus
  • Un premier film d'abord, «Ima», sort mercredi dans les salles de cinéma françaises

PARIS: Romantique et engagé, souvent les deux en même temps: le chanteur franco-congolais Dadju a connu une ascension fulgurante ces cinq dernières années, en prêchant l'amour vrai et l'émancipation de la femme en musique ou à l'écran.   

Dadju vient d'avoir 31 ans et  « essaie de dormir quand il peut ». Son petit dernier né en février ne le ménage pas, son agenda surchargé d'artiste non plus.  

Un premier film d'abord, « Ima », sort mercredi dans les salles de cinéma françaises. Puis un troisième album, « Cullinan », est attendu deux jours plus tard par des millions de fans. 

« C'est pas tout le temps évident! Mais je fais ce que j'aime », s'amuse Dadju, voix posée et rire facile, lors d'une rencontre avec l'AFP début mai.  

Comme son grand frère Gims, d'abord star du groupe Sexion d'Assaut puis star tout court, Dadju Djuna Nsungula de son nom complet, débute sous le label Wati-B. Son titre « Rêver », en duo avec le rappeur Abou Tall, le révèle au grand public dès 2013. 

« Prince Dadj » se lance en solo en 2017, et passe d'un rap positif à un style plus R'n'B. « De miel » mais pas mielleuse, sa musique fait résonner aussi bien des textes romantiques que des appels à l'émancipation de la femme, parfois les deux en même temps.  

Des mots qu'il traduit en actes: son association « Give back Charity » vient en aide aux victimes de violences conjugales au Congo depuis 2019. 

« C'est toujours un peu délicat de parler de ces tragédies, j'essaie la plupart du temps d'en parler avec mes armes à moi, mes réseaux sociaux, car j'ai énormément de gens qui me suivent, j'essaie de mettre ça dans ma musique (...), je préfère t'expliquer les choses en passant par ce que tu aimes », développe l'artiste. 

« Gentleman »  

Dans son premier album sorti en 2017 et certifié disque de diamant un an après (500 000 ventes, physiques, streaming et téléchargement), Dadju est le « Gentleman 2.0 ». « Reine » est une ballade célébrant une femme forte et libre, « Bob Marley » étrille celles qui font la courses aux « likes » sur les réseaux sociaux. Les deux titres, parmi ses plus gros hits, ont été joués plusieurs centaines de millions de fois sur YouTube. 

« J'aime beaucoup mettre un univers dans chaque album, avoir un monde propre à ce projet », expose le chanteur. Deux ans plus tard, « Poison ou Antidote », également certifié diamant, voit le jour: un double disque empreint de dualité, entre amour perdu et désir de retrouvailles. 

Toujours en quête de défis, ce bourreau de travail a vu les choses en grand pour son retour en 2022. Alors qu'il planche sur son prochain album, pensé comme une succession d'histoires courtes, « une idée, plus une idée, plus une idée, qui devenaient un scénario... je me suis dit: ‘pourquoi pas faire une folie et tenter le long-métrage?’ », se remémore Dadju. 

« Ima », autant romance que tribune en faveur des droits de la femme en Afrique, naît d'une collaboration avec le réalisateur Nils Tavernier. L'histoire se déroule à Kinshasa en RDCongo, autre pays de cœur de Dadju, et suit Ima, une jeune femme harcelée (Karidja Touré, révélée dans « Bande de filles ») par un entrepreneur véreux.  

« Même si je fais passer ça pour du divertissement, c'est vraiment pour que les gens prennent l'habitude d'être sensibilisés » à ces questions. 

Son nouvel album, « Cullinan », s'inscrit dans la continuité de ces combats. Sans oublier les rythmes endiablés aux sonorités africaines qu'il apprécie tant, à l'image du titre « Toko toko ». 

Le chanteur, parmi les artistes français les plus écoutés sur Spotify (4 millions d'auditeurs par mois) et YouTube (2,6 milliards de vues), enchaînera avec une tournée américaine, et un grand concert au Parc des Princes à Paris le 18 juin.  

Comment fait-il pour tenir la distance ? « Je reste concentré », sourit-il. « Il faut faire ce qu'on a à faire tant qu'on peut (...) et moi, je n'aime pas regretter. » 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.