Le G7 doit protéger les pays pauvres des effets de la guerre en Ukraine

Les pays les plus défavorisés doivent être protégés des répercussions de la guerre en Ukraine, estime la ministre allemande des Affaires étrangères à l'ouverture d'une réunion avec ses homologues du G7 dans le nord de l'Allemagne. (Photo, AFP)
Les pays les plus défavorisés doivent être protégés des répercussions de la guerre en Ukraine, estime la ministre allemande des Affaires étrangères à l'ouverture d'une réunion avec ses homologues du G7 dans le nord de l'Allemagne. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 12 mai 2022

Le G7 doit protéger les pays pauvres des effets de la guerre en Ukraine

Les pays les plus défavorisés doivent être protégés des répercussions de la guerre en Ukraine, estime la ministre allemande des Affaires étrangères à l'ouverture d'une réunion avec ses homologues du G7 dans le nord de l'Allemagne. (Photo, AFP)
  • «En tant que pays les plus industrialisés, nous avons une responsabilité particulière», a estimé Annalena Baerbock
  • Les ministres vont discuter des moyens de «débloquer le blocus des céréales» provoqué par la Russie

WANGELS: Les pays les plus défavorisés doivent être protégés des répercussions de la guerre en Ukraine, a estimé jeudi la ministre allemande des Affaires étrangères à l'ouverture d'une réunion avec ses homologues du G7 dans le nord de l'Allemagne. 

« En tant que pays les plus industrialisés, nous avons une responsabilité particulière », a estimé Annalena Baerbock dans une déclaration à Wangels, sur les bords de la Baltique, marquant le coup d'envoi d'une réunion qui dure jusqu'à samedi. 

Les ministres vont notamment discuter des moyens de « débloquer le blocus des céréales » provoqué par la Russie. 

« 25 millions de tonnes de céréales sont actuellement bloquées en particulier dans le port ukrainien d'Odessa qui correspondent à des denrées alimentaires pour des millions de personnes dans le monde », a déclaré la cheffe de la diplomatie dont le pays préside le G7 cette année.  

« Les pays africains et du Moyen-Orient en ont besoin en urgence », a-t-elle ajouté et « cette crise alimentaire qui commence à gronder est encore aggravée par les effets du climat au niveau mondial ». 

« Bien sûr nous allons discuter de la poursuite de notre soutien à l'Ukraine, mais aussi comment nous pouvons venir en aide aux plus pauvres dans cette situation », a-t-elle dit. 

L'invasion de l'Ukraine lancée le 24 février puis les sanctions imposées dans la foulée à Moscou ont particulièrement durement touché les pays africains, déjà aux prises avec la pandémie de Covid-19 et de l'urgence climatique. 

D'autant que de nombreux pays africains dépendaient pour se nourrir de la Russie et l'Ukraine, deux exportateurs majeurs de blé, maïs, colza et huile de tournesol. 

Les moyens de soutenir Kiev contre l'invasion russe restera au cœur des discussions lors de cette réunion à laquelle participeront aussi vendredi les chefs de la diplomatie ukrainien Dmytro Kouleba et moldave Nicu Popescu.  

La ministre indonésienne des Affaires étrangères Retno Lestari Marsudi participera aussi en visioconférence, en tant que pays présidant le G20. 

Le G7 rassemble les sept puissances les plus riches de la planète: Allemagne, France, Italie, Canada, Etats-Unis et Japon et le Royaume-Uni. 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
Short Url
  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.