Législatives: Le PCF investit ses 50 candidats, dont Fabien Roussel

L'ancien candidat présidentiel du Parti communiste français (PCF) Fabien Roussel fait des gestes alors qu'il prononce un discours lors d'une conférence de presse consacrée aux élections législatives, au siège du Parti communiste à Paris, le 28 avril 2022 (Photo, AFP).
L'ancien candidat présidentiel du Parti communiste français (PCF) Fabien Roussel fait des gestes alors qu'il prononce un discours lors d'une conférence de presse consacrée aux élections législatives, au siège du Parti communiste à Paris, le 28 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 14 mai 2022

Législatives: Le PCF investit ses 50 candidats, dont Fabien Roussel

  • Après ses 2,28% au premier tour de la présidentielle, Fabien Roussel vise une réélection
  • Le député ex-LREM M'jid El Guerrab a annoncé samedi ne pas se représenter et soutenir la ministre Elisabeth Moreno

PARIS: Le parti communiste a investi 50 candidats aux législatives des 12 et 19 juin, dont son chef de file et ex-candidat à la présidentielle Fabien Roussel (Nord), après l'accord conclu avec les insoumis dans la nouvelle alliance à gauche.

Après ses 2,28% au premier tour de la présidentielle, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député sortant, vise une réélection dans la 20e circonscription du Nord, à Saint-Amand-les-Eaux.

De nombreux sortants sont réinvestis, dont l'actuel président du groupe communiste à l'Assemblée André Chassaigne (Puy-de-Dôme), Elsa Faucillon (Hauts-de-Seine), Sébastien Jumel, Jean-Paul Lecoq et Hubert Wulfranc (Seine-Maritime), Stéphane Peu (Seine-Saint-Denis), Alain Bruneel (Nord) et Pierre Dharréville (Bouches-du-Rhône).

Législatives: après sa condamnation, le député El Guerrab ne se représente pas

Le député ex-LREM M'jid El Guerrab, récemment condamné pour une agression, a annoncé samedi ne pas se représenter et soutenir la ministre Elisabeth Moreno, investie par la majorité dans la circonscription des Français du Maghreb et Afrique de l'Ouest.

M'jid El Guerrab "a pris acte du jugement rendu dans le cadre d'une affaire sans lien avec son mandat" et "compte désormais consacrer toutes ses forces dans sa défense judiciaire en interjetant appel de cette décision", écrit-il dans un communiqué de presse.

Agé de 39 ans, cet élu ex-LREM a été condamné jeudi à un an d'emprisonnement ferme et deux ans d'inéligibilité pour l'agression à coups de casque d'un ancien responsable socialiste, Boris Faure, en 2017.

"En se retirant de la campagne électorale qui a déjà commencé, M'jid El Guerrab appelle tous ses concitoyens, qui ont la France au coeur, à voter massivement pour la candidate officielle de la majorité, Madame Elisabeth Moreno", ministre déléguée à l'Egalité femmes-hommes, peut-on lire dans son communiqué.

Cette très convoitée 9e circonscription des Français de l'étranger fait l'objet d'un imbroglio dans la majorité. Un entrepreneur réputé proche du couple Macron, Ahmed Eddarraz, a annoncé maintenir sa candidature malgré l'investiture de la ministre Elisabeth Moreno, qu'il ne juge "pas prête".

Le nom de l'ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui avait également "circulé" pour cette circonscription et suscité des "discussions" au sein de la majorité, selon une source LREM. Avant l'investiture d'Elisabeth Moreno jeudi soir.

L'ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet a décidé de laisser sa place dans la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis où elle sera suppléante de Soumya Bourouaha. 

"Je viens de fêter mes 73 ans, ça me semble nécessaire et logique de passer la main", explique à l'AFP cette figure du PCF, candidate à la présidentielle en 2007.

Même configuration pour le sortant Jean-Paul Dufrègne, simple suppléant dans l'Allier, au profit de Yannick Monnet.

Céline Malaisé, conseillère régionale d'Ile-de-France, se présente dans la très difficile 12e circonscription de Paris (7e et 15e arrondissements de Paris). 

L'accord avec LFI au sein de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) a suscité quelques accrocs notamment dans la circonscription de Vénissieux (Rhône) où le PCF espérait l'investiture de la maire communiste Michèle Picard.

Mais LFI a investi un nouveau candidat insoumis, Idir Boumertit, malgré le retrait du journaliste Taha Bouhafs, objet d'une enquête interne.

Les candidats en Outre-mer ne figurent pas dans cette liste.

De son côté, le parti socialiste a complété la liste de ses quelque 70 investitures, par une nouvelle série de 17 noms. Parmi eux, c'est Marie-Pierre Noël qui se présentera dans la 3e circonscription de Charente, confirmant l'éviction du député sortant Jérôme Lambert, contesté par EELV et LFI notamment pour son vote contre le mariage pour tous.


Incendie dans le Cher: risque «écarté» concernant le site d'armement Seveso 

Cette photographie aérienne montre une zone brûlée alors qu'un incendie de forêt fait rage dans le département des Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France, près de la commune de Montalba-le-Château, aux alentours de Perpignan, le 7 juillet 2026. Photo d'illustration. (AFP)
Cette photographie aérienne montre une zone brûlée alors qu'un incendie de forêt fait rage dans le département des Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France, près de la commune de Montalba-le-Château, aux alentours de Perpignan, le 7 juillet 2026. Photo d'illustration. (AFP)
  • "Il y a eu des hélicoptères bombardiers qui ont permis de cesser son évolution", a précisé la préfecture
  • A 15h45, un feu s'est déclaré sur la commune de Morthomiers, située à une dizaine de km de Bourges et "s'est propagé sur 60 hectares de bois résineux"

RENNES:  Le feu de forêt qui s'est propagé sur un site d'armement KNDS, classé Seveso seuil haut, près de Bourges (Cher), ne menace plus directement les lieux sensibles de l'usine et le risque est ainsi "écarté", a indiqué mercredi soir la préfecture à l'AFP.

"L'incendie n'est pas tout à fait fixé sur le flanc avant droit, mais, par contre, le flanc gauche qui lui était vraiment un danger pour le site dans lequel il y avait les munitions, est fixé", a déclaré à l'AFP la préfecture du Cher, précisant que le confinement de la centaine d'habitants dans la proche commune de Morthomiers était "levé".

"Il y a eu des hélicoptères bombardiers qui ont permis de cesser son évolution", a précisé la préfecture.

A 15h45, un feu s'est déclaré sur la commune de Morthomiers, située à une dizaine de km de Bourges et "s'est propagé sur 60 hectares de bois résineux".

L'incendie a ensuite gagné le site d'armement de KNDS d'une superficie d'environ 170 hectares, d'après la préfecture.

Le plan communal de sauvegarde a été mis en oeuvre et le centre opérationnel départemental a également été activé en préfecture.

Les 500 personnes qui travaillent régulièrement sur ce site d’armement avaient toutes été évacuées et une équipe interne de lutte contre les incendies avait été déployée, a indiqué à l'AFP une porte-parole de KNDS.

Environ 70 personnes de la commune de Morthomiers avaient elles été confinées dans la salle des fêtes du village, qui compte environ 850 habitants, d'après le maire M. Guillaume Porcher.


L'incendie dans la Drôme toujours très actif, météo «défavorable»

Un pompier dans la Drôme, photo d'archives. (AFP)
Un pompier dans la Drôme, photo d'archives. (AFP)
  • L'incendie, qui a éclaté le 2 juillet, n'est "toujours pas fixé", selon l'officier, "il reste très actif sur tous les flancs"
  • Les flammes sont loin de toute zone habitée mais, dès lundi, les 250 habitants de deux villages --Barsac et Montmaur-en-Diois-- avaient été évacués par précaution, puis plus de 450 enfants de deux colonies de vacances mardi

DIE: Plus de 430 pompiers tentaient toujours mercredi de ralentir un important incendie qui brûle depuis six jours la forêt d'une zone montagneuse inhabitée du sud de la Drôme, attisé par la chaleur, la sécheresse et des vents forts.

Le feu progresse peu avec une surface parcourue qui reste autour de 2.500 hectares, selon un bilan établi en milieu d'après-midi, mais "les conditions météorologiques défavorables complexifient encore nos manoeuvres et confirment nos inquiétudes", a expliqué sur place le lieutenant-colonel des pompiers Nicolas Héritier.

Les moyens aériens sur cette zone très escarpée et difficile d'accès au sol, sur la commune de Die, se limitaient vendredi à un hélicoptère lourd bombardier d'eau et un autre de reconnaissance, les deux Canadair attendus depuis plusieurs jours ayant été "priorisés" sur d'autres incendies dans le sud du pays où des habitations sont menacées.

L'effectif des pompiers va toutefois monter à 430 personnels en soirée avec des effectifs venant du Gard et du Vaucluse et sera renforcé, jeudi, avec 120 militaires de l'armée de terre spécialisés dans la lutte au sol contre les feux de forêts, a précisé le lieutenant-colonel Héritier.

L'incendie, qui a éclaté le 2 juillet, n'est "toujours pas fixé", selon l'officier, "il reste très actif sur tous les flancs".

Les flammes sont loin de toute zone habitée mais, dès lundi, les 250 habitants de deux villages --Barsac et Montmaur-en-Diois-- avaient été évacués par précaution, puis plus de 450 enfants de deux colonies de vacances mardi.

Mercredi, les habitants d'autres villages ont été appelés à se tenir prêts à quitter les lieux mais, en fin d'après-midi, la préfecture de la Drôme a indiqué qu'"aucune évacuation n'était nécessaire dans le secteur".

Habitant de Die, Yvan Bringard, 56 ans, voit les flammes depuis sa maison, sans se sentir en danger. "Les pompiers sont sereins, rassurés, et ça nous rassure aussi", a expliqué à l'AFP le retraité qui a accueilli pour la nuit plusieurs soldats du feu chez lui.

Des températures élevées, "jusqu'à 35°C", ainsi que "du vent du Nord de 20 km/h avec des rafales de 45", couplées à une sécheresse persistante et un terrain extrêmement difficile d'accès au sol expliquent que les pompiers n'arrivent toujours pas à arrêter la progression du feu, selon le lieutenant-colonel Héritier.

L'origine de cet incendie remonte à un premier feu provoqué par la foudre le 24 juin, déclaré éteint le lendemain. Malgré la surveillance des pompiers, un des foyers s'était réveillé une semaine plus tard, à la faveur d'un vent très fort et d'une chaleur persistante.

Dans le département voisin de l'Ardèche, 276 sapeurs-pompiers restent également mobilisés contre un autre incendie de végétation, qui a parcouru 90 hectares. Quatre d'entre eux ont été victimes de malaise, dont l'un transporté à l'hôpital.


La Cour de cassation n'a pas à se prononcer «plus rapidement», estime l'avocat de Le Pen

L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle. (AFP)
L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle. (AFP)
  • En janvier, le premier président de la Cour de cassation avait évoqué la possibilité que la plus haute instance judiciaire se prononce autour de la fin de l'année 2026 en cas de pourvoi, vu l'imminence de la présidentielle 2027 au printemps
  • Les délais de la Cour de cassation pour se prononcer sur un pourvoi contre une condamnation pénale sont normalement de huit mois à un an

PARIS: L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle.

La cour d'appel de Paris a condamné mardi Marine Le Pen à trois ans de prison, dont un an ferme sous surveillance électronique, dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national.

Son inéligibilité ayant été réduite à 15 mois ferme, déjà purgés, la patronne du Rassemblement national a annoncé mardi sa candidature à l'élection présidentielle mais également déposé un pourvoi en cassation, qui suspend l'exécution de sa peine.

"Il avait été évoqué une accélération du calendrier de la Cour de cassation, pourquoi ? Parce qu'au moment où le président de la Cour de cassation l'avait évoqué, il y avait l'exécution provisoire (application immédiate de la peine d'inéligibilité prononcée en première instance, ndlr). L'exécution provisoire n'est plus du tout d'actualité", a déclaré mercredi sur France Inter son avocat Rodolphe Bosselut.

En janvier, le premier président de la Cour de cassation avait évoqué la possibilité que la plus haute instance judiciaire se prononce autour de la fin de l'année 2026 en cas de pourvoi, vu l'imminence de la présidentielle 2027 au printemps.

Les délais de la Cour de cassation pour se prononcer sur un pourvoi contre une condamnation pénale sont normalement de huit mois à un an.

"Quelle est en l'occurrence la situation qui justifierait que la Cour de cassation tranche plus rapidement que d'habitude ?", a interrogé Me Bosselut.

"Ce n'est pas moi qui ai accéléré la cour d'appel (...) Ce n'est pas moi qui ralentirai la Cour de cassation", a-t-il assuré, en référence au traitement de faveur judiciaire pour la tenue rapide d'un procès en appel dont a bénéficié Marine Le Pen.

"Je voudrais que le cours de la justice soit un cours identique à tous les justiciables", a-t-il conclu.

"A partir du moment où Marine Le Pen peut se présenter grâce à cet arrêt de la cour d'appel, il n'y a plus d'urgence à ce que la Cour de cassation se prononce", a abondé sur RMC-BFMTV le maire de Perpignan Louis Aliot, très proche de Marine Le Pen et également condamné dans ce dossier.

"Faites comme pour tout Français", a enjoint le directeur de campagne du RN Julien Sanchez sur RTL, rappelant que "le délai classique pour aller en cassation, en général, c'est douze, quinze mois".

La cour d'appel a déclaré mardi Marine Le Pen, le Rassemblement national et dix autres personnes coupables de la mise en place d'une "organisation" pour salarier au titre d'assistants parlementaires d'eurodéputés des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti, "une rupture d'égalité" avec les autres formations politiques.

Sur les contrats litigieux d'assistants parlementaires dont elle était saisie, la cour d'appel a chiffré le préjudice total du Parlement européen à 2,8 millions d'euros entre 2004 et 2016.