Décès en plein tournage du cinéaste brésilien Breno Silveira

Un plateau de tournage du centre national d'enseignement à distance, le 02 septembre 2009 à Chasseneuil-du-Poitou (Photo, AFP).
Un plateau de tournage du centre national d'enseignement à distance, le 02 septembre 2009 à Chasseneuil-du-Poitou (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 15 mai 2022

Décès en plein tournage du cinéaste brésilien Breno Silveira

  • Breno Silveira, 58 ans, auteur notamment du film «Les deux fils de Francisco», il avait été formé à l'Ecole Louis Lumière en France
  • Selon les médias brésiliens, le cinéaste a été victime d'une crise cardiaque alors qu'il tournait un nouveau film

RIO DE JANEIRO: Le réalisateur brésilien Breno Silveira, un habitué des festivals internationaux, est décédé samedi d'une crise cardiaque en plein tournage de son dernier film, ont annoncé sa maison de production et des médias locaux. 

Breno Silveira, 58 ans, auteur notamment du film "Les deux fils de Francisco" (2005) et de "Gonzagua: du père au fils" (2012), a été un "symbole de la culture et de l'art", a salué dans un communiqué sa maison de production Conspiracao Filmes. 

Selon les médias brésiliens, le cinéaste a été victime d'une crise cardiaque alors qu'il tournait un nouveau film "Dona Vitoria", avec l'actrice Fernanda Montenegro, rendue célèbre à l'étranger pour son rôle dans le film "Central do Brasil" de Walter Salles.

"Dona Vitoria", basé sur une histoire vraie, raconte l'histoire d'une vieille dame qui commence à filmer des trafiquants de drogue par la fenêtre de sa maison et met au jour un vaste scandale de corruption. Le tournage était en cours dans le nord-est du Brésil, dans l'Etat du Pernambouc. 

Breno Silveira avait été formé à l'Ecole Louis Lumière en France. Il avait débuté comme directeur de la photographie, notamment sur le film "Eu, tu, eles" (2000) présenté au Festival de Cannes dans la catégorie Un certain regard. 

Il avait commencé la réalisation en 2005 avec "Les deux fils de Francisco", qui avait remporté un très vif succès au Brésil où il avait gagné quatre prix. Le film avait été nominé aux Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère. 

Ses oeuvres ont été également présentées dans des festivals à Toronto, La Havane et Monte-Carlo. Breno Silveira était aussi connu pour ses réalisations pour la télévision. 


Carton plein pour «Salam», le documentaire de Diam’s

Présenté tout d’abord au festival de Cannes, hors compétition, son documentaire, Salam, «paix» en arabe, a attiré plus de 90 000 spectateurs en France en deux jours seulement. (Twitter: @melanie_diams)
Présenté tout d’abord au festival de Cannes, hors compétition, son documentaire, Salam, «paix» en arabe, a attiré plus de 90 000 spectateurs en France en deux jours seulement. (Twitter: @melanie_diams)
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  • Salam a attiré plus de 90 000 spectateurs en France à l’occasion d’une sortie en salle exceptionnelle les 1er et 2 juillet
  • Le documentaire sera à découvrir à la rentrée sur la plate-forme BrutX

LYON: Carton plein! Le film de Mélanie Georgiades, alias Diam’s, a fait salle comble.

Présenté tout d’abord au festival de Cannes, hors compétition, son documentaire, Salam, «paix» en arabe, a attiré plus de 90 000 spectateurs en France en deux jours seulement, à l’occasion d’une sortie en salle exceptionnelle le 1er et le 2 juillet.

Selon la plate-forme Brut, qui produit le long métrage, Salam a même été le film le plus vu en salles le 1er juillet, figurant à la première place du box-office. Le documentaire, coréalisé par Diam’s, Houda Benyamina et Anne Cissé, revient sur le parcours de l’ex-rappeuse, qui a mis un frein à sa carrière en 2012.

Après des années de silence, l’interprète de La Boulette sort de sa bulle et livre sa vérité, sans filtre, dans un film autobiographique, d'une durée d’une heure vingt. Elle raconte comment elle est passée de l’ombre à lumière, ses multiples tentatives de suicide, son internement en hôpital psychiatrique, sa quête de la paix, sa conversation salvatrice à l’islam et sa Fondation dédiée à des orphelins au Mali.

Le film propose aussi une succession de témoignages poignants de ses proches et amis intimes qui décrivent notamment la descente aux enfers de l’ex-star. On y retrouve la chanteuse Vitaa, l’auteure Faïza Guène, le footballeur Nicolas Anelka mais aussi sa mère qui se confie pour la première fois devant la caméra.

Dans son documentaire, Mélanie «Diam's» fait voyager le spectateur dans le temps et dans l’espace, au Mali, en Tanzanie et à l’île Maurice, avec des images de paysages à couper le souffle. Elle fait à nouveau don au public de son talent, de sa maîtrise du verbe: avec sa voix singulière, que l’on reconnaît entre mille, Diam’s nous offre un slam, écrit spécialement pour le film.

Pour Sara, qui a vu le film dans un cinéma de Torcy, en banlieue parisienne, le documentaire est un vrai cadeau, un bonheur qui lui a permis de pouvoir réécouter Diam's. «Elle nous livre un commentaire sur image magnifique. Ce film est vraiment touchant, on y retrouve beaucoup de simplicité et de profondeur. Ça nous rappelle l’importance de revenir à l’essentiel dans notre vie de tous les jours», raconte-t-elle.

La salle du Mégarama de Nice fait partie des 186 salles en France à avoir diffusé le film. À la sortie du documentaire, Nathalie a les larmes aux yeux. «Ce film est bouleversant, c’est un vrai message d’amour, de tolérance et de vivre-ensemble.»

Celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion de voir Salam lors de ces séances spéciales pourront découvrir le documentaire à la rentrée sur la plate-forme BrutX.  Dans un dernier message sur Instagram, Mélanie «Diam’s» a tenu a remercier son public: «J’aurais aimé trouver les mots justes pour vous dire ce que je ressens, mais je pense que je ne les trouverais jamais. Vous ne pouvez pas savoir combien j’ai pleuré, combien mon cœur a été touché, combien j’ai souri, combien j’ai remercié le Très-Haut de recevoir tant d’amour. Vos messages, vos retours m’ont bouleversée et je pèse mes mots. C’est si beau ce qu’il s’est passé avec Salam… si beau de constater que l’on peut encore partager de si beaux moments et de si profonds sujets.»

Si Mélanie Diam's indique qu’elle se «coupe des réseaux sociaux» elle assure néanmoins «ne pas pour autant se couper de son public». Elle a d'ailleurs partagé ce lien pour que ses fans puissent lui écrire. 

C'est un fait, la quadragénaire a bel et bien tiré un trait sur le monde de la musique mais nul doute qu'elle continuera à prendre la plume...peut-être même pour un prochain ouvrage...


En deuil de Peter Brook, Akram Khan danse pour la dernière fois à Paris

Le danseur et chorégraphe anglais Akram Khan, pose lors d'une séance photo au Théâtre des Champs Elysées à Paris, le 4 juillet 2022. (Photo, AFP)
Le danseur et chorégraphe anglais Akram Khan, pose lors d'une séance photo au Théâtre des Champs Elysées à Paris, le 4 juillet 2022. (Photo, AFP)
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  • Né à Londres de parents bangladais, Akram Khan dit avoir choisi Paris pour ses adieux car cette ville est «comme son deuxième chez soi»
  • Il est entré dans le monde du spectacle grâce à son compatriote Peter Brook, décédé samedi

PARIS: Le Britannique Akram Khan fait cette semaine ses adieux à la scène en Europe, peu après le décès de la légende du théâtre Peter Brook qui l'avait lancé, et entend désormais se concentrer sur « le corps des autres » pour ses projets futurs, confie-t-il lors d'un entretien.  

A 48 ans, il danse pour la dernière fois dans son spectacle solo « Xenos » (« Etranger » en grec) au théâtre des Champs-Elysées, de mercredi à vendredi. Il fera ensuite une ultime apparition sur scène en Inde en décembre, dans le même spectacle qui évoque les soldats indiens enrôlés de force dans les armées britanniques pendant la Première Guerre mondiale. 

Né à Londres de parents bangladais, Akram Khan dit avoir choisi Paris pour ses adieux car cette ville est « comme son deuxième chez soi ». 

« J'adore la façon dont la culture embrasse les arts comme si c'était une religion en France, affirme-t-il. C'est le cas nulle part ailleurs, sauf peut-être en Inde ». 

S'il avoue qu'être sur scène va lui manquer, il ne ressent pas de tristesse. 

« Si j'étais parmi le public, je ne voudrais pas me voir maintenant », confie-t-il. Désormais, il se concentre « sur ses chorégraphies et les possibilités des corps des autres ». « Et cela m'enthousiasme plus que de danser avec mon propre corps », ajoute-t-il. 

Depuis la création de sa compagnie en 2000, cette figure majeure de la danse contemporaine a été maintes fois distinguée. L'un des temps forts de sa carrière a été la création d'une chorégraphie pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres en 2012. 

Macbeth et Sherlock Holmes 

Il est entré dans le monde du spectacle grâce à son compatriote Peter Brook, décédé samedi. A 13 ans, Akram Khan avait été choisi par le légendaire metteur en scène pour jouer dans Le Mahâbhârata (1985), monumentale fresque de neuf heures. 

Quelques jours après la mort de Peter Brook, il dit à être « toujours sous le choc ». « C'est d'autant plus difficile pour moi que mon propre père ne va pas bien du tout en ce moment », ajoute-t-il. 

« Peter Brook était mon père dans le monde du théâtre. Il était une immense source d'inspiration », commente-t-il. 

Il lui a appris à « voir le monde à travers l'objectif de la danse et du théâtre ». « Le monde était pour lui une scène. (...) Il pouvait s'installer dans un endroit comme en Afrique, au milieu du désert, délimiter l'espace et utiliser cet espace pour fabriquer de la magie et raconter des histoires », se souvient-il. 

Actuellement, Akram Khan, qui a notamment collaboré avec l'actrice française Juliette Binoche et la chanteuse australo-britannique Kylie Minogue, travaille sur différents projets. 

Il évoque ainsi « plusieurs films, dont un sera une sorte de comédie musicale » sans vouloir encore entrer dans le détail pour le moment. Il prépare également une chorégraphie, inspirée de Macbeth, qui sera présentée aux Etats-Unis, et participera en tant que chorégraphe à une nouvelle production sur « Sherlock Holmes » du metteur en scène américain Rob Ashford à Londres. 

Akram Khan dit avoir particulièrement à coeur de raconter des histoires à travers la perspective des femmes. « C'est si déséquilibré actuellement », constate-t-il. 

Il promet de s'inspirer de son épouse, sa fille et de sa « mère surtout, car c'est une féministe convaincue ». 


L'Ithra, en Arabie saoudite, accueille l'exposition Amakin, en provenance de Djeddah

L’événement vise à faire de Djeddah la principale destination de la scène artistique contemporaine du Royaume. (Photo fournie)
L’événement vise à faire de Djeddah la principale destination de la scène artistique contemporaine du Royaume. (Photo fournie)
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  • Les œuvres seront exposées au Centre du roi Abdelaziz pour la connaissance et la culture, ou Ithra, pendant trois mois
  • Amakin présente les œuvres de vingt-sept artistes précédemment exposés à Djeddah.

DHAHRAN: Une célèbre chanson arabe d’un artiste saoudien légendaire est devenue par inadvertance une source d’inspiration pour toute une exposition créée l’année dernière à Djeddah. Pour la première fois, cette exposition se tient à Dhahran, où des œuvres d’art originales servent de portails personnalisés de nostalgie qui permettent aux spectateurs de faire un voyage dans le passé vers des destinations réelles ou imaginaires. Les œuvres seront exposées au Centre du roi Abdelaziz pour la connaissance et la culture, ou Ithra, pendant trois mois, où l’exposition a ouvert ses portes le 30 juin.