Fusillade en Californie: 1 mort, 4 blessés graves, les victimes d'origine taïwanaise

Une bande jaune de la police est vue après une fusillade à l'intérieur de l'église presbytérienne de Genève à Laguna Woods, Californie, le 15 mai 2022 (Photo, AFP).
Une bande jaune de la police est vue après une fusillade à l'intérieur de l'église presbytérienne de Genève à Laguna Woods, Californie, le 15 mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 16 mai 2022

Fusillade en Californie: 1 mort, 4 blessés graves, les victimes d'origine taïwanaise

  • «Quatre personnes sont gravement blessées», a écrit la police sur son compte Twitter, ajoutant qu'une «victime est morte sur les lieux» de l'incident
  • Les enquêteurs sont toujours à la recherche d'un mobile, dit le sous-chef du comté d'Orange, précisant que le tireur présumé serait un homme adulte d'origine asiatique d'une soixantaine d'années

LOS ANGELES : Une personne d'origine taïwanaise est morte et quatre autres ont été grièvement blessées dans une fusillade dans une église en Californie dimanche, selon la police et les autorités de Taipei, au lendemain d'une tuerie dans l'Etat de New York qui a fait dix morts.

Les paroissiens participaient à un banquet après le service religieux du matin lorsque le tireur a ouvert le feu, ont indiqué les autorités.

Ils ont ensuite arrêté le tireur et "lui ont attaché les jambes avec une rallonge électrique et ont confisqué au moins deux armes", avant que la police n'arrive sur les lieux pour le neutraliser, a déclaré le sous-chef du comté d'Orange, Jeff Hallock, lors d'une conférence de presse.

"Ce groupe de fidèles a fait preuve d'un (...) héroïsme et une bravoure exceptionnels", a déclaré M. Hallock. "Ils ont sans aucun doute évité des blessures et des décès supplémentaires".

Les enquêteurs sont toujours à la recherche d'un mobile, a-t-il ajouté, précisant que le tireur présumé, qui n'a pas été blessé au cours de l'incident, serait un homme adulte d'origine asiatique d'une soixantaine d'années.

"Quatre personnes sont gravement blessées", a écrit la police sur son compte Twitter, ajoutant qu'une "victime est morte sur les lieux" de l'incident.

A Taipei, le ministère des Affaires étrangères a fait état de cinq blessés, et indiqué que les victimes étaient d'origine taïwanaise.

"Notre bureau de représentation à Los Angeles a immédiatement vérifié auprès de la police locale et d'autres autorités qu'un mort et cinq blessés sont tous d'origine taïwanaise", a fait savoir le ministère dans un communiqué.

Un appel d'urgence a été reçu à 13H26 (20H26 GMT) depuis l'Eglise presbytérienne de Geneva dimanche après-midi, selon les forces de l'ordre.

"Nous avons arrêté une personne et récupéré une arme qui pourrait être impliquée" dans le crime, avait indiqué le département du shérif dans un tweet.

La police cherchait à faire la lumière sur cette nouvelle fusillade auprès des 30 à 40 témoins présents dans l'église, a-t-elle également indiqué.

Le bureau du gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a assuré de son côté travailler avec les responsables locaux et surveiller la situation.

"Personne ne devrait avoir à craindre de se rendre dans son lieu de culte. Nos pensées vont aux victimes", a tweeté son bureau. 

"C'est une nouvelle bouleversante et inquiétante, surtout moins d'un jour après une fusillade de masse à Buffalo", a tweeté la députée démocrate Katie Porter, qui représente le comté d'Orange à Washington. 

"Cela ne devrait pas être notre nouvelle normalité". 

Selon le département du shérif, l'église est située dans la ville de Laguna Woods, à 70 kilomètres au sud-ouest de Los Angeles. 


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.